Pour une politique migratoire de survie, pour une droite réunie

Pour une politique de redressement démographique

La France est en guerre, une guerre démographique bien sûr, une guerre que nous sommes en train de perdre, par aveuglement, par sottise, par idéologie, par lâcheté surtout. En telle enseigne que dans 20 ou 30 ans, la France, telle que nous la connaissons, n’existera plus. C’est dire à quel point ces problèmes d’immigration sont d’une importance vitale pour la survie même de notre pays. Et tout le reste est littérature.

Dans ce contexte, quelle pourrait être une politique d’immigration de survie ?

Immigration et politique migratoire de nos jours.

C’est le phénomène par lequel des populations étrangères, ou d’origine étrangère, envahissent progressivement, pacifiquement, mais en masse, de l’intérieur ou de l’extérieur, un territoire pour être en mesure de s’en assurer, à terme, le contrôle. Il suffit de lire les diverses déclarations des responsables de ces communautés pour en prendre conscience. Le message est clair.

En corollaire, une politique d’immigration est celle qui permet à un parti politique, en l’occurrence le parti socialiste, de s’emparer du pouvoir de façon parfaitement légale par le biais du processus électoral, pour être en position de le garder à perpétuité. Quitte à jouer le rôle de l’apprenti sorcier.

En matière d’immigration, pour faire simple, deux démarches sont concevables C’est plus ou moins le laisser faire, le laisser aller, la politique du « chien crevé au fil de l’eau ». On a déjà reconnu la politique de Nicolas Sarkosy : on expulse à grand coups de trompe deux malheureux Afghans (à un coût de 10 000 euros par tête), mais on laisse rentrer quasiment sans contrôle environ 250 000 personnes par an, clandestins compris.

Ou alors, on institue des mécanismes de contrôle à fois quantitatifs et qualitatifs qui permettent de réguler plus ou moins bien le volume et la qualité culturelle de la population étrangère admise sur le territoire en fonction des besoins de l’économie et du maintien d’un équilibre démographique relatif. C’est la politique du Canada, de la Nouvelle Zélande, de l’Australie.

En France, on ne sera pas surpris de savoir que nous avons fabriqué, -le génie français pour la fabrication d’usines à gaz -, un système bâtard qui mélange à la fois certains contrôles administratifs largement inefficaces d’ailleurs, pour le droit d’asile par exemple, mais surtout des droits automatiques à caractère légal, ou institutionnels, désormais coulés dans le bronze, le regroupement familial, l’immigration nuptiale, catégories pour lesquelles il n’existe véritablement aucuns contrôles quantitatifs. Si demain il venait fantaisie à un grand nombre d’Algériens français nouvellement naturalisés d’aller « se marier au bled », rien ne pourrait les empêcher le plus légalement du monde de ramener en France leurs nouvelles épousées qui auraient, bien sûr, vocation, à devenir françaises, et donc électrices, quelques années après. Et l’on peut aisément deviner dans quel sens elles vont alors voter. Il suffit d’analyser les résultats des dernières élections présidentielles, et législatives, où les populations d’origine immigrée, souvent à majorité musulmane, ont massivement voté à gauche, à plus de 80 %.

Ce qui amène à affirmer avec force que l’immigration n’est nullement une démarche humanitaire, comme on s’acharne sottement à le proclamer, ni une démarche économique, avec plus de 3 millions de chômeurs, c’est une évidence. Il s’agit bel et bien d’une démarche politique délibérée qui vise à chasser durablement la Droite du pouvoir et de permettre à la gauche de se constituer, aux frais du contribuable, une forteresse électorale quasi inexpugnable, c’est-à-dire d’assurer à la Gauche la capacité de s’emparer du pouvoir et le conserver pour longtemps, très longtemps. Avec, au passage, le mort de notre pays. Mais quel homme politique s’en soucie vraiment?

Dès lors, il reste aux droites, le choix difficile, mais vital, de s’unir pour survivre ensemble ou de mourir chacune de son côté.
Dans ce contexte, quelle politique pourrait permettre de rassembler ces droites diverses, aux contours fuyants, autour d’une politique d’immigration de survie démographique et politique?

D’abord les chiffres

En matière d’immigration, quelles sont les grandes masses, celles qui font véritablement problème ?

– l’immigration familiale : 82 235 titres de séjour mais 98 646 en 2006.En fait, au cours des cinq années sarkoziennes, l’immigration familiale a oscillé d’année en année entre 85 000 et 87 000 titres de séjour

– l’immigration nuptiale. Tout de suite après, le deuxième poste migratoire le plus important est l’immigration nuptiale avec 46 661 personnes en 2010 mais 50 350 en 2006. Là encore, cette catégorie a varié entre 47000 / 48 000 personnes par an.

Ces deux masses, à elles seules, représentent près des deux tiers des flux migratoires annuels.

Le reste, en comparaison, fait pâle figure. Les demandes d’aile certes s’élèvent à 41 619 en 2010 mais sur ce total 10 377 seulement sont agrées. Mais là attention. Car il est bien connu qu’en majorité, les demandeurs non acceptés disparaissent instantanément dans la nature et gonflent d’autant le nombre des « sans papiers ». D’autant plus que la République, bonne mère, accorde sans discrimination la gratuité des soins de santé, grâce à la CMUC, plus de 220 000 de bénéficiaires par an, sans compter la scolarité gratuite pour les enfants et des allocations de séjour pour les parents par l’ATA, l’allocation temporaire d’attente (un beau pléonasme administratif au passage). Qui voudrait s’en retourner au pays, avec ou sans papiers, dans de telles conditions ?

C’est une des formes de l’immigration clandestine et non des moindres. Car, pour 2010, 52 000 moins 10 000 donne environ 40 000. Ce qui explique pourquoi l’Etat chaque année régularise plus ou moins discrètement environ 30 000 clandestins. De toute façon, plus de 80 % des arrêtés de reconduite à la frontière ne sont pas exécutés.

Pour être complet, il faudrait ajouter :

– l’immigration dite humanitaire, qui tourne autour de 20 000 par an et les titres de séjour des étudiants étrangers, proche de 60 000

– et, ce que l’on oublie toujours, l’immigration Outre-mer, antichambre de l’immigration en métropole, qui nourrit une population illégale estimée à 110 00 personnes

– à ce total il faut ajouter l’immigration de travail qui varie de 10 à18 000 par an, laquelle va bientôt s’enrichir de quelques dizaines de milliers de « Gens du Voyage » qu’il importe d’insérer sur le marché du travail.

Nous arrivons bien au total à un chiffre égal ou supérieur à 250 000 immigrés.

Mais ce torrent migratoire nourrit directement, ne l’oublions pas, les naturalisations, celles qui augmentent le volume des nouveaux électeurs, de gauche en majorité.

Là encore, rappelons les chiffres. Ils sont éloquents. ils concernent trois catégories :

– les naturalisations par décrets, soit 94 573 en 2010,

– les naturalisations par déclaration auprès du ministère de l’Intérieur, soit 21 923 en majorité par mariage comme on l’a vu,

– les acquisition par déclaration auprès du ministère de la Justice, soit 26 779. Il s’agit pour l’essentiel d’étrangers nés en France

Nous arrivons ainsi à un total de 143 275 de nouveaux électeurs effectifs ou potentiels qui vont peser sur la balance des élections. Mais les décisions annoncées par la ministre de l’Intérieur laissent entrevoir que ce total sera prochainement porté à un niveau supérieur.

Un calcul rapide montre ainsi montre ainsi que, sur 5 ans, le temps d’un mandat présidentiel, en additionnant le croît naturel des populations immigrées et l’arrivée des nouveaux venus, l’heureux élu socialiste peut espérer accroître son capital électoral d’environ 12 %, et cela sans rien faire d’autre que d’ouvrir un peu plus largement les frontières de la France.

Il n’est guère surprenant dans ces conditions que la France étouffe littéralement sous le poids des dépenses sociales et du chômage qui en découle. Le coût de l’immigration a été estimé par l’Institut de Géopolitique des Populations à plus 73 milliards par an. Dans ces conditions, la réduction puis la suppression du déficit budgétaire n’est pas pour demain. Le rêve passe.

Voilà le défi auquel les Droites réunies seront confrontées pour élaborer une politique de survie électorale et politique.

Quels pourraient être les objectifs d’une telle politique ?

Le but d’une véritable politique de contrôle de l’immigration susceptible de rallier les suffrages d’une droite rassemblée, d’une droite au sens large du terme, allant du Front national au centre, UMP comprise, devrait être celle qui permettrait d’assurer la survie de la France, pour longtemps, sinon pour toujours, en terme d’identité nationale, d’identité culturelle mais aussi de sécurité intérieure, de progrès économique, de cohésion sociale. C’est cette France-là qui est compromise par une immigration massive et bien trop rapide. Car une intégration réclame du temps pour réussir. Sinon, c’est le chaos.

Cette politique de survie devrait se décliner nécessairement en termes quantitatifs et qualitatifs. Car c’est toujours le nombre qui, en fin de compte, fait problème. Mais à quel chiffre arrêter le curseur ? Le Front national, jadis, avec nostalgie parlait d’un objectif d’immigration zéro. Plus près de nous, Henri de Lesquen, président de Radio Courtoisie. rappelait les prophéties d’un grand Anglais, Enoch Powell, lequel appelait de ses vœux une ré immigration qui aurait permis selon lui, de ramener la part des étrangers dans la population britannique, à des proportions plus raisonnables. On peut toujours rêver.

Alors faut-il déterminer le chiffre optimal à l’aveuglette, comme on joue à la roulette ?

Il importe impérativement de s’appuyer sur un « guideline », un repère si l’on préfère. On peut le trouver dans les travaux antérieurs de Philippe Bourcier de Carbon. Ce dernier à l’occasion d’un précédent colloque en 2008, avait procédé à un certain nombre de projections sur le thème : « que se passera-t-il si les flux migratoires en provenance de Turquie, d’Afrique noire et du Maghreb, sont maintenus à 200 000 par an, ou s’ils sont ramenés à un chiffre inférieur ? »
Il serait fastidieux d’entrer dans le détail de ces calculs, fort remarquables par ailleurs. Il en ressort, et on s’en doutait un peu, qu’à un chiffre de 200 000 par an, la France sera promptement noyée, submergée, engloutie irrémédiablement sous le flux de ces immigrés venus d’ailleurs, mais majoritairement musulmans ou sous l’influence ne serait-ce que culturelle de l’Islam. On voit d’ailleurs déjà ce que cela donne dans certains quartiers ou certaines villes.
Par contre, toujours selon la même source, si l’immigration était ramenée à 100 00 personnes par an, la France devrait pouvoir survivre tant bien que mal, au moins pour un certain temps.

Bien sûr, les problèmes d’intégration subsisteraient. Il n’y a pas de miracle. Mais la France devrait normalement se montrer être capable d’assimiler cet afflux de population, pour autant que la proportion d’étrangers hors UE soit stabilisée à un niveau raisonnable. Il faut savoir donner du temps au temps, comme François Mitterrand aimait à le rappeler. Au-delà, elle dépérira puis elle mourra.

Ce chiffre de 100 000 immigrés hors UE par an devrait donc être le point de départ des négociations à entreprendre pour l’élaboration d’une politique de compromis avec les divers partenaires d’une future droite plurielle.

Les moyens

Mais comment y parvenir ? C’est là que le bât blesse. Car dans l’état actuel de notre arsenal législatif et règlementaire, cet objectif est rigoureusement impossible à atteindre
Il faudra donc nécessairement réécrire le décret Giscard / Chirac de juillet 1994 portant institution du regroupement familial et soumettre à des conditions plus rigoureuses le droit au mariage des Français avec des étrangers. Ce qui ne sera pas une mince affaire. Car à l’heure des divorces en masse, du PACS et bientôt du mariage « joyeux » (le mariage gay), les membres du Conseil constitutionnel persistent à prêter religieusement au mariage un caractère institutionnel quasi magique. Quelle pantalonnade. Ce qui en fait néanmoins un boulevard pour l’entrée en France d’une masse croissante de nouveaux mariés pour l’occasion.
De plus, il conviendrait de renforcer considérablement les conditions d’accession à la nationalité, pour les immigrés certes, aussi pour les jeunes nés sur le sol français Ces conditions devraient être subordonnées à une parfaite connaissance de la langue, de l’histoire, de la culture de notre pays, comme c’est le cas au Canada, par une série d’examens échelonnés dans le temps. Emmanuel Valls se prose de faire exactement tout le contraire. Ce n’est pas un hasard.

L’immigration intérieure

Mais ce n’est pas tout. Le contrôle de l’immigration comporte en fait deux volets : l’immigration venue de l’extérieur, comme on vient de le voir, et l’immigration intérieure, de loin la plus importante, celle qui est née sur notre sol.
Il s’agit des jeunes nés de l’immigration, ceux de la deuxième et troisième génération, ceux qui font problème, les jeunes désoeuvrés de nos cités, ceux d’Echirolles ou d’ailleurs, les Merah connus ou inconnus qui se dissimulent avant de frapper. Car il faut savoir qu’aujourd’hui un enfant sur 4 ou 5 nés sur le sol français est d’origine étrangère, c’est à dire majoritairement africaine ou maghrébine et souvent musulmane. Or les vieux sont chez nous et les « Jeunes » de l’autre côté. Autrement dit, maîtriser l’immigration de l’extérieur est bien, mais cela ne règle qu’en partie le problème. Inutile de fermer partiellement un robinet si à côté un autre reste largement ouvert
Cette l’immigration intérieure, celle que l’on ne maîtrise absolument pas, provient de populations à la fécondité deux ou trois supérieure à la nôtre. En 2008 ils représentaient 165 000 naissances sur une totale de 810 000 naissances. Ils doivent aujourd’hui représenter quelques 180 000 naissances sur un total de naissances de 800 000.

Le drame de la France est de réunir des populations ayant un comportement démographique et culturel totalement opposé. D’un côté, il y a les Françaises, qui constituent une population post « transition», comme les démographes aiment à le dire, à fécondité apaisée, tournant autour de 1,6 enfant par femme. De l’autre se trouvent des populations avant transition, à fécondité forte ou très forte, allant de 2,7 à 4,2 enfants par femme dans les cas extrêmes. Le résultat de ce taux différentiel est clair. Le premier groupe tend à s’amenuiser d’année en année alors que le deuxième ne cesse de croître. Ce qui, à terme, ne peut manquer d’engendrer de graves troubles sociaux. Il importe de rééquilibrer ces deux groupes.

Ici il n’existe qu’un seul moyen de maîtriser cette immigration intérieure de façon à inciter ces familles à rejoindre les taux de fécondité de l’ensemble de la population : limiter sévèrement les allocations familiales aux familles, quelle que soit leur origine, qui dopent artificiellement leur fécondité. Ces allocations seraient réservées au 1+ et 2° enfants et rien, ou pratiquement rien, au-delà.

Pour couronner ce dispositif de redressement démographique, on ne peut manquer de prendre en compte la loi Simone Veil/Roudy. Cette loi avait hypocritement pour objet de supprimer les avortements. Sancta simplicitas. Le nombre des avortements cavalcade allègrement entre 200000 et 250 000 par an selon les années. Mais, grâce à Dieu, Simone Veil trône honorablement à l’Académie française en récompense des bons et loyaux services rendus à la nation.

Quoiqu’il en soit, si l’on veut faire sérieux, une politique de survie ne pourra laisser cette loi de « suicide démographique » inchangée.

Quelles sont les chances de voir un jour cette politique de survie adoptée ? Chacun pourra en juger par lui-même. Mais son indice de probabilité est sans doute égal à celui qui calculerait la probabilité de voir François Hollande gravir l’Everest en solitaire, sans bouteille d’oxygène.

Quoi qu’il en soit, la France vit clairement sur un volcan démographique. Et elle ne le sait pas. Et, plus précisément, ne veut pas le savoir. Mais ce volcan va tôt ou tard entrer en éruption.

Le grand retour de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy n’a pas tardé à effectuer une rentrée plus ou moins discrète sur la scène politique. Nul doute qu’il va s’y incruster avec l’énergie du désespoir.

Cela se comprend. Rien de plus infortunés que ces anciens présidents battus qui traînent dans l’ennui une existence inutile et misérable sans savoir quoi faire de leur temps, tels ces pitoyables chevaux de course, fourbus et réformés que l’on met au pré. Surtout s’ils sont encore jeunes. Songeons à Bill Clinton, Georges Bush ou VGE ou à Jacques Chirac. A cet égard, dans un souci de miséricorde, on devrait songer à voter une loi interdisant à toute personne de se présenter aux présidentielles avant d’avoir atteint l’âge canonique de 70 ans. Comme ça, on aurait la paix. Mais, avec Nicolas Sarkozy, il n’y a heureusement rien à craindre de semblable.

Car nous avions été bien naïfs. Les quelques rares observateurs qui avaient osé imaginer « l’après Sarkozy » le voyaient déjà quitter les berges de la Seine pour celles du Potomac et aller honnêtement gagner beaucoup d’argent dans un grand cabinet d’avocat d’affaires américain (tout comme jadis la ravissante Christine Lagarde). D’autant plus qu’il dispose d’un carnet d’adresses pratiquement sans égal au monde, depuis le prince de Monaco jusqu’à l’Evêque coadjuteur de la principauté d’Andorre.

Mais ce n’est pas du tout. Le voilà qui se déguise en touriste ordinaire au Maroc avant de rentrer à Paris pour s’enfermer au Conseil Constitutionnel dont il est membre de droit. Cela se comprend. La République, décidément bien généreuse offre un véritable pont d’or à ses anciens présidents. Voyez plutôt.

Tout comme Giscard avant lui, et notre Chirac, Sarkozy dispose d’un équipage de prince. La République lui verse 11 500 euros nets par mois, auxquels s’ajoute 6 000 euros versés au titre d’ancien Chef d’Etat. Cela fait déjà un joli pactole de 17 500 euros par mois. C’est quand même mieux que le smig. La petite Julia ne manquera pas de jouets à Noël. Cela d’autant plus qu’à cela s’ajoutent des « primes de sujétion » (on se demande lesquelles) d’un montant inconnu mais dont on peut s’imaginer qu’elles sont rondelettes. En outre, l’heureux bénéficiaire de ces largesses est logé dans un appartement de fonction « meublé et équipé », qu’il peut voyager sans limites et gratuitement sur Air France, et que deux policiers assurent la protection de sa précieuse personne, sans compter pas moins de sept collaborateurs.
Ah, j’allais oublier. Il dispose aussi d’une voiture de fonction qui ne doit pas être probablement une Coccinelle ou une Smart. On comprend aisément que dans ces conditions il soit difficile de renoncer à ce pactole, à vie, d’aller s’exiler à New York où, au surplus, il faut travailler dur pour gagner son pain quotidien.

Mais il y a plus. Car des délices nouveaux l’attendent à Paris où il va pouvoir jouer un rôle convoité, celui de la statue du Commandeur auprès de l’ancienne majorité. Ne fait-on pas déjà courir le bruit que les Français commencent à regretter Sarkozy ?

En fait, pour ceux qui pénètrent quelque peu la psychologie du personnage, son seul but dans la vie sera désormais de prendre sa revanche sur le destin injuste qui l’a privé d’un second mandat où son immense talent aurait pu s’épanouir à loisir. Là deux voies royales s’offrent à lui : soit chercher à revenir purement et simplement à l’Elysée ; soit barrer systématiquement la route au rival imprudent qui ferait mine de vouloir en faire autant. Chacun sait que l’on tire autant de satisfaction de l’échec de ses amis que de ses propres succès.

En d’autres termes, le boulevard qui s’ouvre devant lui, et on peut en imaginer d’avance les arcanes infinies, va lui permettre de mettre sans cesse des bâtons dans les roues de l’impudent François Copé si ce dernier s’imagine pouvoir rivaliser avec son ancien patron. Mieux encore, il lui sera loisible d’avoir recours à l’inusable et docile François Fillon, son ombre portée à la tête de l’UMP, comme sa marionnette préférée. Il pourra commodément en tirer les ficelles dans l’ombre pour avancer masqué vers son propre but. Tout cela en attisant savamment les rivalités fratricides au sein de son propre camp. Que de riantes perspectives.

De sorte qu’avec une droite divisée et éclatée, la gauche peut heureusement se préparer à l’ exercice ininterrompu du pouvoir pendant de longues années. Du Songe d’Attali au rêve de Sarkozy ?

Nicolas Sarkozy est-il vraiment un agent d’Israël ?

L’idée parait absurde a priori. Pourtant il est permis de se demander si, comme acteur direct ou à titre de supplétif des Etats-Unis, Nicolas Sarkozy n’a pas eu tendance à privilégier systématiquement les intérêts d’Israël au détriment de ceux de la France.

Il est quand même surprenant, en effet, de constater que sa première déclaration publique, peu de temps après son échec aux présidentielles, a été pour « tacler » comme on dit aujourd’hui le président Hollande sur sa faiblesse supposée envers la Syrie. Curieux hasard.

On notera, au passage, qu’il n’est guère dans la tradition républicaine qu’un président fraîchement battu prenne la parole en public pour critiquer sans tarder son heureux successeur, surtout sur des questions de politique étrangère. Il est vrai que Nicolas Sarkozy ne s’est jamais beaucoup soucié de la bienséance et des convenances républicaines. On ne se refait pas.

Mais pourquoi cette ardeur renouvelée envers la Syrie ? On avait pu croire, un instant, que sur l’affaire libyenne, Sarkozy, alors président, s’était laissé convaincre par le trop fameux Bernard Henri Levy porté par un amour immodéré pour les Libyens en grand danger de mort sous la férule tyrannique de l’infâme Kadhafi (reçu quand même en grande pompe à l’Elysée quelques années auparavant).

Mais, avec le recul, il apparaît clairement qu’avec ou sans BHL, c’est Sarkozy lui-même qui était bel et bien à l’origine de cette généreuse croisade en faveur des Libyens épris de liberté. Ces derniers ont donné sans tarder la preuve de leur attachement aux vertus démocratique en rétablissant la Charia pour améliorer la condition féminine puis, tout récemment, selon diverses sources, en sodomisant, torturant et assassinant le malheureux ambassadeur Christopher Stevens, pourtant leur ami de toujours.

Alors pourquoi cet enthousiasme pour une intervention française en Syrie ? C’est là qu’il faut procéder, comme le disent les Anglo-saxons, à un petit exercice de « connecting dots », consistant à tirer des traits entre des points apparemment sans lien.

Avant la Libye, il y avait eu le retour en fanfare à l’OTAN qui a entraîné la mort en Afghanistan d’une centaine de nos soldats avant de se traduire, dans les mois à venir, par un retrait précipité sous la pression des Talibans, décidément bien coriaces. Mais pourquoi l’envoi d’un contingent de 4000 hommes, là où Chirac, pour une fois fort sage, s’était contenté d’envoyer une petite poignée de « conseillers » ? La réponse est claire. Il s’agissait de renouer des liens forts avec la puissance américaine quelque froissée après le refus français d’aller se balader en Irak. Jusqu’ici rien à dire, sauf que cette expédition aux antipodes, sans objet et sans succès, aura un peu plus épuisé nos forces et nos hommes dans un conflit sans issue. Nos soldats sont-ils morts pour rien ?

Mais là où le tableau se précise c’est quand on se rappelle que la France de Sarkozy a cru bon d’installer le 26 mai 2009 une base militaire de 500 hommes face à l’Iran (à 150 miles très exactement), à proximité du Detroit d’Ormuz, un magnifique Dien Bien Phu en perspective en cas de conflit sérieux. Cela rappelle évidemment certains souvenirs.

En termes de sécurité de nos approvisionnements pétroliers, une base française dans le Golfe persique n’a évidemment aucune portée opérationnelle. Quant à se lancer militairement à l’assaut de Téhéran à partir de là, on demande à voir. Pure bravade ou un geste de portée symbolique, ou diplomatique si l’on préfère, à l’adresse de l’Iran, pour faire plaisir aux Emirats ? Mais croit-on vraiment intimider l’Iran de la sorte ? Et, peut-on se demander, à l’instigation de qui cette décision, qui pourrait se révéler lourde de conséquences, a-t-elle été prise, et au profit de qui, les USA ou Israël ?

Là dessus intervient l’écrasement de la petite Libye, avec le concours en sous-main de la puissante Amérique qui détruit subrepticement les défenses anti aériennes de ce pays ainsi que les centres de communications (sans compter la fourniture de carburant et de munitions aux vaillants alliés européens à court de tout). Pourquoi cette démonstration de force purement gratuite ? Sans doute pour intimider les pays du Moyen-Orient qui douteraient de la détermination de la France de Sarkozy à entrer avec conflit avec l’Iran aux côtés d’Israël.

L’occasion n’a pas tardé à s’en présenter avec l’affaire de Syrie. Une fois de plus la France se porte aux avants postes, BHL en tête, pour sonner la charge contre la communauté alaouite, branche chiite, regroupée autour du président Bashar al-Assad sous le voile pieux d’une nouvelle croisade à caractère humanitaire, bien sûr. On a déjà vu le film. En fait, il s’agissait tout bonnement d’abattre Bashad Al Assad, soutenu par l’Iran chiite et de préparer son remplacement par un homme de paille sunni quelconque supposé favorable à un accommodement avec Israël et, bien entendu, les Etats-Unis ainsi qu’avec l’Arabie Saoudite, place forte des Sunnis mais surtout, grand pourvoyeur de pétrole à l’Amérique perpétuellement assoiffée. Cherchez l’erreur.

Car, patatras, le beau château de cartes s’effondre. En effet : a) Al Assad se défend comme un beau diable avec l’énergie du désespoir, sachant bien qu’en cas de défaite, son sort serait, au mieux, celui de Kadhafi b) La Chine et la Russie, déjà bernés avec la résolution de l’ONU 1973 par Juppé, notre va-t’en guerre de Dax (département des Landes), n’ont aucune envie de se laisser rouler dans la farine une fois de plus c) Les USA en pleine campagne électorale n’ont aucune intention de se laisser entraîner derechef dans une nouvelle guerre forcément impopulaire et plus qu’incertaine au Moyen-Orient d) et, surtout, la Syrie n’est pas la Libye.

Une intervention intempestive de la France se traduirait par des pertes bien plus sévères pour nos armes. Sans compter qu’une fois Al Assad abattu, tout porte à croire que ce serait une coalition d’islamistes fanatiques, déjà venus de tous les coins du monde, Afghanistan compris, qui viendraient s’emparer du pouvoir pour se lancer à partir de cette base aimablement offerte par l’occident, toujours prêt à jouer les apprentis sorciers, dans des attaques terroristes tous azimuts. A cet égard l’assassinat atroce de l’ambassadeur américain en Libye a, sans aucun doute, refroidi les ardeurs de l’Amérique et montré clairement les dangers d’un humanitarisme interventionniste excessivement naïf.

Mais qu’importe, pour notre Sarko national, rien ne serait trop coûteux pour affaiblir l’Iran, que ce soit directement ou indirectement, et se substituer, s’il le faut, à l’ami américain défaillant pour soutenir Israël.

Défense et illustration de François Hollande, présentement président de la République française

Les Jeux olympiques à peine terminés, les Français, qu’ils soient de gauche ou de droite, ont inventé un nouveau sport national qu’ils pratiquent avec enthousiasme. Il s’agit, dirait-on en anglais, du « Hollande bashing », que l’on peut traduire par l’exercice consistant « à casser du sucre » à qui mieux mieux sur le dos du malheureux président fraîchement élu. On n’en voudra pour preuve que le récent numéro de l’Express, magazine teigneux par excellence, hier thuriféraire, aujourd’hui contempteur, lequel publie sans vergogne un article au titre évocateur : « Les cocus de François Hollande ». Il était grand temps qu’une voix compatissante et autorisée, -celle de l’auteur de ces lignes en l’occurrence-, monte au créneau déserté pour venir au secours de l’infortuné persécuté

En fait, objectivement, il est permis d’affirmer que le nouveau président n’a pas si mal que cela commencé son mandat. On pourrait même avancer qu’il n’a pas, jusqu’à présent tout au moins, commis de fautes majeures (peut-être qu’il n’en a pas eu le temps, mais c’est déjà ça). Considérons donc les faits, non pas d’un œil polémique ou idéologique, mais tels qu’ils se présentent au regard de l’observateur impartial (que je suis).

1° Tout d’abord, pour entamer son mandat, il n’a pas fait de déjeuners coquins au Fouquet’s, ni de croisières de luxe sur le yacht des copains. Cela compte sous la V° République telle qu’elle a été pratiquée par son prédécesseur.

2° En second lieu, soyons justes, homme pour homme, la composition du gouvernement Ayrault fait plutôt bonne figure par rapport au précédent. On y retrouve même quelques « poids lourds de qualité », ne serait, pour commencer, que le Premier Ministre lui–même, qui pèse quand même plus lourd que l’inexistant François Fillon (dont on peut se demander ce qu’il a bien plus fabriquer à Matignon pendant 5 longues années, à part relayer avec constance la voix de son maître, bref, un Premier Ministre pour rire). Mais, au deuxième plan, on discerne des personnalités parfaitement respectables, malgré la présence inopportune de deux « verrues » de taille il est vrai, la gracieuse Christiane Taubira, la Madone des prisons portes ouvertes, venue tout exprès de Guyane pour détraquer encore davantage notre système judiciaire et Cécile Duflot, l’illuminée de l’EELV et du 20° arrondissement).

Mais, après tout, Pierre Moscovici aux Finances vaut largement le sémillant François Baroin à la mèche accrocheuse et Laurent Fabius a quand même plus de présence, -et surtout de bon sens-, que le cher Alain Juppé, devenu « buveur de sang » sur le tard. Après avoir eu la peau de Kadhafi, ne voulait-il absolument lancer une armée française exsangue dans une aventure plus que douteuse en Syrie ? Mais la suite de la galerie n’est pas si mauvaise. Manuel Valls est un ministre de l’Intérieur à poigne dans une situation extraordinairement difficile, largement léguée pas ses prédécesseurs : il poursuit sans barguigner le démantèlement des camps sauvages des Roms ainsi que les évacuations par charter, au grand désespoir des associations de soutien, toujours vigilantes. Même Arnaud Montebourg pourrait faire un ministre très présentable s’il consentait à grandir et à devenir adulte. Enfin, cerise sur le gâteau, le nouveau ministre de la Culture, rompant une tradition inaugurée par la droite, n’a pas, oh merveille, le « petit défaut » si cher à Paul Claudel.

Mais, dit-on d’un ton tragique, François Hollande ne tient pas ses promesses électorales. La belle affaire ! C’est ici le lieu de rappeler le célèbre apophtegme de Jacques Chirac, orfèvre en la matière : « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». On ne saurait mieux dire en si peu de mots. Quelle concision ! Quel style !

Car les Français sont d’incorrigibles gamins. Les promesses électorales sont évidemment conçues pour séduire l’électorat et faire élire le candidat, nullement pour être tenues. Et cela se comprend. Les électeurs ont évidemment envie d’entendre ce qui leur fait plaisir, ce qui va dans le sens de leur avantage personnel ou catégoriel, et nullement dans celui de l’intérêt général, qu’ils ne connaissent pas ou dont ils se moquent éperdument (les enseignants ou les fonctionnaires, par exemple). Ergo, dans la plupart des cas, tenir une promesse électorale va à l’encontre des intérêts de la nation. Qu’on se le dise. Et tant pis pour ceux qui se retrouvent parmi « les cocus » de l’élection, de scrutin en scrutin, et cela depuis la nuit des temps.

Pour en revenir à François Hollande, il ne tient pas ses promesses ? Et c’est tant mieux. C’est en cela qu’il est un bon président (à condition qu’il tienne la rampe, ce qui reste à voir). Et la droite, la plus bête du monde, dit-on, à juste titre, a bien tort de l’accabler de critiques. Elle devrait l’encenser au contraire, car il fait le « sale boulot » que le regretté Sarko a bien été incapable de mener à bien.

Il va augmenter les impôts de 33 milliards d’euros pour réduire le déficit ? C’est exactement ce qu’il fallait faire et que notre cher Nicolas n’a pas eu le courage de mettre en oeuvre. Ces impôts vont porter sur les classes moyennes ? Et sur qui diable voulez-vous qu’ils portent ? Sur les Chinois ou les Japonais, ou encore sur nos malheureux smigards ou une poignée de riches qui s’envolent à tire d’aile à l’étranger, footballeurs et artistes de gauche en tête. En fait, c’est de 80 milliards qu’il devrait réduire le déficit public, les 50 milliards de différence étant à trouver en taillant hardiment dans les dépenses de santé et, bien sûr, les retraites, sans compter les aides à l’immigration. Mais là c’est une toute autre histoire, car on toucherait ici à nos chères « vaches sacrées. Mais on en reparlera, à coup sûr, plus tard. Nécessité fait loi.

Il va créer 65 000 postes d’enseignants supplémentaires mais les compenser par une réduction drastique des emplois dans les ministères jugés non prioritaires, et Dieu sait s’il y en a. C’est très exactement qu’une droite courageuse et lucide aurait dû faire (quoiqu’à vrai dire, ces créations des postes seront, au mieux, un emplâtre sur une jambe de bois, le mal existentiel de l’éducation nationale en France étant autrement profond).

Mieux, il refuse d’augmenter la rémunération des fonctionnaires ? Mais, on le sait, nos fonctionnaires sont des privilégiés (l’emploi à vie, ça compte en période de chômage chronique), trop bien payés et bien trop nombreux.

On lui fait grief d’alléger les charges des entreprises et d’augmenter les prélèvements sur les particuliers ? Mais, excusez-moi, c’est très exactement ce que tous les économistes dignes de ce nom – il en reste – n’ont cessé de préconiser pour opérer le redressement du pays.

Ah, prenons garde de ne pas oublier dans la longue liste des bienfaits méconnus de François Hollande, – qui tel Sainte Thérèse de L’Enfant Jésus les déverse sur nous comme autant de pétales de rose, le maintien du nucléaire reconnue « filière d’avenir », le clin d’œil au gaz de schiste, le maintien de la loi Hadopi et des contrôles d’identité cependant que le blocage du prix de l’essence et l’allocation d’autonomie pour les étudiants (autrefois plus prosaïquement dénommées bourses pour étudiants) passent joyeusement à la trappe. Et comment ne pas s’en réjouir hautement ?

Bien sûr, car tout se paie dans notre monde pécheur, il faut en contrepartie s’attendre à voir fleurir un certain nombre de fleurs vénéneuses, le mariage gay, cette caricature grotesque du mariage ordinaire et pire encore l’adoption d’enfants par des ménages homosexuels, petits innocents condamnés à vivre dans un environnement familial anormal. C’est le massacre des Saints Innocents, version moderne.

Mais le malheureux François Hollande n’a guère le choix. La route des largesses économiques étant coupée, il lui faut bien donner quelques compensations dans le domaine sociétal, comme on jette un os à des roquets. Car cela ne coûte rien (sauf à l’âme de la France) et ça fait tellement plaisir à la poignée d’homosexuels qui tiennent le haut du pavé à Paris.

Décidément, vive Monsieur François Hollande, le Bienfaiteur du pays, qui fait exactement le contraire de ce qu’il a promis, pour le plus grand bien de la France.

Mais « pourvou que ça doure », comme disait naguère Laetitia Buonaparte.

Après la perte du triple A de la France

Les Américains ont une expression très plaisante pour désigner aimablement ce genre de situation : « He had it coming » que l’on peut traduire par : « c’est bien fait » ou « il l’a bien cherché ».

En effet, la décision de Standard and Poor’s, lourde de conséquences, sanctionne, qu’on le veuille ou non, -car c’est bien d’une sanction qu’il s’agit- l’échec d’un homme, d’une stratégie, et la ligne de conduite adoptée pour gérer les affaires de l’Etat.

L’échec d’un homme.
Le président de la République est sanctionné pour son inconstance et son imprévisibilité. Il a fait preuve tout au long de son mandat de son incapacité chronique à dégager une vison d’ensemble des problèmes de la France et de sa capacité à mener une politique cohérente de long terme, et cela dans les domaines les plus divers. Bien au contraire, il a trop souvent agi par foucades successives, par coups de tête irraisonnés, parfois même franchement déraisonnables. C’est la décision impromptue d’aller, toutes affaires cessantes, écraser la minuscule Libye, sous le fallacieux prétexte de sauver de vies humaines menacées, en fait, pour redorer pour quelques semaines seulement, son blason auprès d’une opinion publique désabusée. Et que dire de la navrante loi sur le génocide arménien destinée à racoler in extremis les voix de la communauté arménienne, au risque de sacrifier nos intérêts économiques en Turquie. Comme si la France n’avait pas assez d’ennemis…

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