Hommes et territoire

Avec la mondialisation et la construction de l’Europe couronnée par la mise en place de l’espace de Schengen, notre époque a eu tendance, avec une grande légèreté, à faire fi de la notion de frontière, voire à la vouer aux oubliettes de l’histoire. Les frontières ne sont plus désormais considérées comme la limite sacrée qui borne et marque le sol de la patrie. Elles apparaitraient plutôt une entrave indésirable, ou même insupportable, à la liberté de mouvements, des marchandises, des capitaux et, naturellement, des hommes, d’où les flux migratoires de notre temps.

Or la frontière définit un territoire, et les hommes qui y vivent, par opposition à ceux, les candidats à l’immigration, qui, nés ailleurs, veulent y pénétrer pour s’y installer à demeure, de gré ou de force. On est ici en présence d’un sujet gravissime. Il est au cœur de la problématique qui se pose en ce début de siècle à la France, à l’Europe et à la Russie. Il soulève, en effet, le problème fondamental de la légitimité de l’occupation d’un territoire par des hommes et de leur capacité à le défendre pour pouvoir y vivre paisiblement.

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