Inverser les flux migratoires ?

Un homme politique britannique fort connu, Enoch Powell, l’a, en effet, proposé, voici plus de 40 ans, dans un discours prononcé à Birmingham le 20 avril 1968, rendu fameux par la presse d’Outre-Manche, sous le sobriquet du discours « des fleuves de sang ». En réalité, l’orateur, latiniste érudit, faisait ici allusion aux prophéties de la Sybille, tirée de l’Enéïde de Virgile, sur le « Tibre écumant de sang ». Il voulait, par cette expression frappante, qui ne pouvait guère passer inaperçue, attirer l’attention sur les dangers terribles à attendre de l’immigration, de l’époque…Sa carrière politique fut naturellement brisée incontinent. La recherche de la vérité, et le courage, ont toujours un prix à payer en politique.

Il vaut la peine de citer, non pas le discours en entier, mais les trois points qui nous intéressent ici.

a) Nul n’est en mesure d’estimer le nombre de ceux qui, moyennant une aide généreuse, choisiraient soit de retourner dans leur pays d’origine, soit d’aller dans d’autres pays désireux de recevoir la main-d’oeuvre et le savoir-faire qu’ils représentent.

b) Nul ne le sait, car on n’a jamais essayé un tel programme, jusqu’à présent.

c) Si un tel programme était adopté et mis en oeuvre, avec la détermination que justifie la gravité de la situation, les flux sortants qui en résulteraient pourraient sensiblement modifier les perspectives
Mais avant d’évaluer les chances de réussite de « l’aide au retour », car c’est bien de cela qu’il s’agit, voyons comment se présentent à travers l’histoire les allers et retours de communautés immigrées ou déplacées.

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