Quelques réflexions –désabusées– entre les deux tours de scrutin

Pour faire court, les Français ont le choix entre la peste et le choléra. Ils ont à choisir entre un président sortant qui n’a pas su tenir ses promesses passées (et qui n’a naturellement aucune intention de tenir les promesses présentes) et un président aspirant qui n’a aucune chance de tenir les siennes, sauf à plonger le pays dans l’instant dans les affres d’une crise d’une exceptionnelle gravité.

Le malheur, pour les socialistes, est que l’on n’est plus en 1981 et que la France est devenue hautement vulnérable à la crise financière et économique qui nous guette. Or ce que les candidats à la présidence ont oublié de rappeler à leurs électeurs est que leur marge de manœuvre est extraordinairement limitée. Au moindre de faux pas, c’est le plongeon dans la tourmente des marchés. En fait, si on l’avait un peu perdue de vue depuis quelque temps, car elle ne fait plus la une des journaux, la crise s’est brutalement réveillée depuis le début de l’année en raison des inextricables difficultés que traverse l’Espagne, sans parler de l’Italie, des Pays Béas, et cela malgré l’action anesthésiante de la BCE qui a massivement inondé le marché de liquidités ( qu’il faudra bien rembourser d’ici trois ans). La croissance n’est pas repartie, l’endettement continue de s’alourdir et aucun des problèmes de fond qui paralysent l’Europe et l’euro n’ont été résolu. Mais, « après nous, le déluge », n’est-ce pas ?

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