Les coûts macro économiques de l’immigration

Introduction

A côté des coûts budgétaires, que l’on pourrait qualifier de micro économiques, bien caractérisés par des écritures comptables inscrites dans un budget -ce qu’ont fait avec talent les intervenants précédents- on peut identifier des coûts macro économiques, diffus, quasi invisibles car noyés dans la masse, qui se reflètent dans les agrégats macro économiques de la France ou dans la comptabilité nationale. Mais qui existent bien quand même.

Les immigrés constituent désormais un segment important de la population française, soit 12,6 % de la population totale Or, quand une large partie de la population change sous l’effet d’une immigration rapide, intense et prolongée, -c’est le cas de la France-, on peut imaginer aisément que cette nouvelle population d’immigrés, et de leurs descendants, va exercer une influence significative d’une part, sur les divers agrégats macro-économiques : Consommation, Epargne, Investissement, qui constituent le produit national, et d’autre part, sur les grands équilibres économiques qui conditionnent son évolution : endettement, chômage, niveau des salaires, productivité ; sans compter le coût des biens sociaux majeurs que sont la santé, l’éducation et le logement. Lire la suite

Les coûts actualisés de l’immigration

Marine Le Pen aurait, m’a-t-on dit, évoqué récemment le chiffre des coûts de l’immigration. Le colloque de l’Institut de Géopolitique des Populations avait, faut-il le rappeler, estimé ce chiffre à cette époque, à 36 milliards d’euros. Mais avant de l’actualiser, il convient de rappeler les chiffres de l’immigration légale.

1° L’immigration légale, selon Maxime Tandonnet, s’élevait à une moyenne de 209 000 personnes par an entre 2001 et 2004

Le coût de l’immigration et de l’intégration

I Sachant que :

1- le coût annuel de l’immigration et de l’intégration est aujourd’hui d’environ 70 à 80 milliards d’euros (voir en annexe les chiffres du colloque de l’IGP de 2005, repris par diverses sources depuis lors, qui estimait –p.92- le coût minimum à l’époque à 36 milliards),
2- que la population d’origine immigrée atteint environ 7 à 8 millions de personnes,
3- qu’il rentre environ 250 000 immigrés supplémentaires chaque année dans notre pays.

II La question est alors de savoir :

1° Combien coûte l’immigré supplémentaire qui rentre en France
2° Combien coûtent les 250 000 immigrés annuels.

III La réponse à la question ainsi posée est évidement :

– coût annuel de l’immigré supplémentaire : 10 000 euros
– coût annuel de l’immigration supplémentaire à son rythme actuel : 2,5 milliards.

On a supposé ici que le coût marginal était équivalent au coût marginal.

A l’heure où le déficit budgétaire « flirte » avec 90 milliards d’euros et où le gouvernement cherche désespérément à « gratter » ici et là quelques milliards d’euros pour ne pas voir la France perdre son « triple A ») (ce qui provoquerait dans l’instant un gonflement prodigieux du coût de la dette), cette question n’est pas dépourvue d’un certain intérêt.
En fait, tout se passe come si les gouvernements successifs avaient pris le parti de financer le coût d’installation de ces populations en France par l’endettement plutôt que par l’impôt.

Reste à calculer les recettes procurées par les immigrés et leurs descendants en termes de recettes budgétaires et de production de biens et de services qui sont certainement non négligeables, bien que fort délicates à apprécier.

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