En fin de mandat, un bilan globalement négatif

Le tintamarre médiatique savamment orchestré à l’été et à l’automne autour de Nicolas Sarkozy, triomphe en solo à Tripoli, triomphe en duo avec Angéla Merkel à Bruxelles, triomphe encore, en trio cette fois, à Cannes avec Barak Obama, ne doit pas dissimuler le bilan « globalement » négatif, -comme aurait dit Valéry Giscard d’Estaing en d’autres temps-, de ce mandat qui s’achève. Apothéose grandiose ou triomphes sans lendemain ? L’électeur tranchera dans quelques mois et l’historien dans quelques années.

I Des réformes en trompe l’oeil ou inachevées.
De façon générale, Nicolas Sarkozy a déployé un art consommé pour se concentrer sur l’accessoire et négliger l’essentiel. Il va, sans doute, se targuer d’avoir activement mené une politique de réformes « tous azimuts ». Le malheur veut que cette activité fébrile s’est largement dissipée dans les vapeurs d’une énergie de friction stérile.

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