Immigration, diversité, métissage et identité

1° Quelques définitions :
– le métissage suppose un certain degré de mélange des populations par intermariages. Il s’agit donc, par essence et au départ, d’un processus biologique et non, en principe, culturel. Ceci étant le métissage comporte forcément des implications d’ordre culturel ou religieux.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les Juifs sont traditionnellement hostiles au métissage de peur de perdre leur identité ethnique et religieuse.
-La diversité, selon les conceptions actuelles, serait plutôt la coexistence aussi pacifique que possible de diverses communautés autochtones ou immigrées au sein d’un même ensemble national. C’est en quelque sorte un « communautarisme apprivoisé ».
-Métissage et diversité sont le fruit d’une immigration massive et de longue durée, pacifique ou forcée. En l’absence de flux migratoires importants, la question ne se pose guère.

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Immigration, changements de société et mutations de civilisation

1° Les migrations sont aussi vieilles que l’homme.
Ce dernier, en quête de ressources, partage, en effet, avec la plupart des espèces animales, la capacité de coloniser sans répit, de nouveaux territoires accessibles.
Sans cela, l’homme n’aurait évidemment pas colonisé la planète entière dès les temps les plus reculés.

2° Mais le terme migration recouvre en réalité des choses bien différentes.
En premier lieu, il y a la colonisation de territoires vierges de toute présence humaine. En second lieu, il y a l’entrée, paisible ou violente, acceptée ou forcée, de territoires déjà occupés. C’est le second terme qui nous préoccupe ici.

3° Le XXI° siècle va être dominé par l’extraordinaire poussée démographique de l’homme, et notamment, par l’explosion démographique de l’Afrique. Selon les prévisions de l’ONU, les populations de ce continent pourrait atteindre 3,4 milliards d’individus à la fin de ce siècle. Dès lors un homme sur trois serait originaire d’Afrique. Un phénomène d’une telle ampleur ne peut qu’entraîner des conséquences difficilement imaginables, notamment en termes de flux migratoires.

4° L’immigration est, par définition, destructrice du tissu social, à des degrés divers selon l’intensité des flux migratoires. Comme le disait Paracelse, « c’est dans la dose qu’est le poison » ;
Certes, l’immigration est, en soi, et en principe, un élément de dynamisme économique, ne serait-ce que du fait de la stimulation de la demande globale de consommation. En revanche, elle nécrose le tissu social dans lequel elle s’implante.
En d’autres termes, l’immigration massive fortifie le corps mais altère ou, au pire, porte atteinte à l’identité à l’âme des populations d’accueil.
Au delà d’un certain degré, en effet, d’une part, elle dissout les liens de solidarité et les références identitaires existant entre les différents groupes sociaux (sentiment d’appartenance à une classe sociale, valeurs nationales, références religieuses, traditions, héritage culturel, modes de comportement etc.) et génère des tensions entre les différentes composantes de la population en quête de reconnaissance sociale et d’accès aux biens de consommation.

5° Le XXI° siècle verra l’opposition entre les nations à forte intensité migratoire, -Etats-Unis, Europe – à faible homogénéité sociale- et les nations à faible intensité migratoire mais à forte homogénéité sociale : Chine, Inde, Japon, Russie, Afrique, Amérique latine, Moyen-Orient.
Lesquelles, des sociétés composites et des sociétés homogènes, vont l’emporter dans le combat pour les ressources et la domination géopolitique régionale ou mondiale ?

6° Car les sociétés composites souffrent d’un mal originel, à savoir la difficulté, ou l’incapacité de dégager un consensus global sur les objectifs politiques et sociétaux à atteindre. La volonté collective se disperse et se dissout entre une multitude d’individus sans liens relationnels forts entre eux, si ce n’est la satisfaction des besoins de consommation.
A cet égard, il est prévisible que les Etats-Unis, de plus en plus dominés par des minorités avides de pouvoir d’achat et de consommation de biens matériels, auront de plus en plus de difficulté à définir et à mettre en œuvre une politique étrangère au service d’une vision stratégique d’ensemble du destin américain.

Qui va survivre ou dominer le monde de demain ?

Lettre ouverte à M. Barbier, directeur de l’Express, sur l’immigration

Paris, le 22 décembre 2012

Monsieur Christophe Barbier
Directeur
L’Express

Cher Monsieur,

Vous savez l’estime que je vous porte, depuis toujours. Aussi ai-je été extrêmement surpris de prendre connaissance du dernier numéro de l’Express consacré aux « coûts de l’immigration » et notamment à votre éditorial de ce même numéro.

Pour simplifier, vous développez deux idées, à dire vrai qui ne sont pas neuves, car la gauche, dont vous êtes le porte parole, ne cesse de les ressasser inlassablement depuis 30 ans, à savoir :

1° Les immigrés rapportent plus qu’ils ne coûtent.

2° Grâce à l’immigration, la France pourra tenir tête à l’Allemagne, et même l’emporter sur notre rivale de toujours.

La démonstration est éblouissante. Le malheur veut qu’elle n’a ni queue ni tête car fondée sur des éléments faux, incomplets, tronqués, ou déformés. Excusez-moi du peu.
Cela s’appelle, en bon français, de la désinformation comme le pratiquaient jadis certains régimes autoritaires de sinistre mémoire dont vous vous souvenez peut-être.

Reprenons votre démonstration, point par point. Ici, le modeste lecteur de l’Express que je suis, car je n’ai pas ni votre formation intellectuelle, ni votre vaste expérience des problèmes démographiques (voir cependant mon CV ci-joint), ne peut s’empêcher de penser que vous avez commis deux erreurs majeures, en fait, peu dignes de la direction d’un grand hebdomadaire comme l’Express.

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La réélection de Barak Obama

La cause est entendue. Obama a été réélu par les minorités noires et latinos, mais aussi par la fraction de la communauté blanche dite libérale, lisons quasi socialiste, parfaitement incarnée naguère par feu Edwards Kennedy, milliardaire au grand cœur. C’est celle qui ne rêve que d’étendre encore davantage l’emprise de l’Etat fédéral à des fins de justice sociale, entendons par là une redistribution aussi large que possible en faveur des déshérités, celle qui a milité avec acharnement en faveur de la réforme du National Health Service votée voici plus de deux ans.

Aux Etats-Unis comme en France, l’électorat blanc a été victime de l’immigration. En fait, cela était prévisible voici dix ans, lorsque le Bureau of Census américain nous a appris que le dernier bébé né aux Etats-Unis cette année-là changeait la majorité de la population en faveur des minorités. Les blancs d’origine caucasienne devenaient minoritaires pour la première fois dans l’histoire de l’Amérique. Les conséquences électorales n’ont pas tardé à se manifester.

En gros, cette élection a vu le triomphe de l’Amérique sociale et compatissante contre l’Amérique industrieuse et industrielle, l’Amérique du travail, de la compétitivité et de la réussite individuelle contre l’Amérique compatissante soucieuse de la prise en charge par la collectivité de tous les « laissés pour compte de la croissance. Et ils sont nombreux Outre Atlantique où la crise financière a creusé encore davantage le fossé toujours béant des inégalités de la société américaine.

Cette réélection apparaît d’autant plus injustifiée que Obama, en dépit de son évidente bonne volonté et de ses qualités personnelles, a échoué sur toute la ligne, notamment en terme d’emplois et de croissance. La création d’emplois nouveaux reste anémique et la croissance oscille, pour l’instant, autour d’une trajectoire quasi plate et cela en dehors d’un déficit budgétaire qui reste phénoménal et des énormes quantités de liquidités enfournée à tour de bras par Ben Bernanke, le président d’une Fed complaisante devenue une machine à imprimer des billets. En dehors de cela, la crise des crédits hypothécaires n’est toujours pas résolue et bien des ménages modestes continuent à être expulsés sans ménagement de leurs logements.

Bien plus, la réforme du secteur bancaire et financier n’a été menée à bien qu’en partie et les fameux hedge funds recommencent à faire parler d’eux et proliférer ici et là. Les leçons de la dernière crise n’ont manifestement pas été tirées. Une nouvelle « bulle » spéculative de taille colossale est en train de se former. C’est le développement fort inquiétant du « shadow banking » (hedge funds, assurance, fonds de pensions et autres entités financières), ce secteur financier de 67 milles milliards de dollars (vous avez bien lu mille milliards), qui échappe totalement à la règlementation qui s’impose au secteur bancaire traditionnel. Décidément, la spéculation financière a encore de beaux jours devant elle. A quand la prochaine crise ?

Que faut-il attendre de cette réélection ? Il est permis de se demander si, avec la mise à l’écart de Mitt Romney, malgré ses défauts, l’Amérique n’a pas perdu sa dernière chance de se réformer et de remonter la pente. En d’autres termes, il est donc à craindre que les Etats-Unis, qui sont sur une pente hésitante depuis une dizaine d’années, ne vont pas à leur tour emprunter le chemin du déclin, comme la vieille Europe avant eux.

Car les « penseurs » Outre atlantique, et l’on pense ici naturellement au plus vociférant d’entre, le prix Nobel d’économie, mais surtout chroniqueur au New York Time, Paul Krugman, à la barbe fleurie, persistent à ne jurer que par l’évangile selon Keynes, à savoir, des déficits, encore des déficits et toujours des déficits (d’autant plus que comme il est prévisible, le nouveau Health Service qui entrera en œuvre en 2014 va se révéler un insondable gouffre à milliards de dollars (comme notre chère Sécu en Europe).

C’est que financer par le déficit est tellement commode. Aussi longtemps néanmoins que l’hydre de l’inflation ne réapparait pas (elle est contenu, pour l’instant) par le chômage et la compression du revenu moyen des ménages) et que les investisseurs étrangers, japonais mais surtout chinois, continuent, faute de mieux, à acheter les bons du trésor américains qui financent le déficit. Car les Etats-Unis, on le sait bien, disposent du redoutable privilège de battre monnaie internationale.

L’endettement des Etats-Unis va donc continuer à s’élever tranquillement vers le ciel avec cependant une double limite. La première serait si, pour une raison ou pour une autre, la Chine renâclait à financer l’Amérique, ce qui peut intervenir en cas de fâcherie sérieuse, (d’ordre diplomatique ou prudentielle) auquel cas les taux d’intérêt, qui sont restés à un niveau historiquement bas, et disons-le anormalement bas, commençaient à grimper, risquant du même coup d’étrangler dans l’oeuf une reprise économique toujours hésitante.

Il est vrai aussi que si la technique du « fracking » tenait ses promesses, et que les USA redeviennent exportateur net de pétrole et de gaz naturel, ce serait évidemment un ballon d’oxygène en faveur de ce pays qui pourrait à nouveau bénéficier d’un sursis inespéré dans la remise en ordre de son économie et notamment la reconstruction de ses infrastructures terriblement négligées. Mais saura-t-il en profiter ? Pour l’instant, il n’en a guère pris le chemin et il est à craindre que les ressources additionnelles ne soient utilisées pour financer de nouvelles largesses sociales en faveur de la nouvelle majorité, cad les anciennes minorités.

Un second obstacle qui se dresse sur la route du déficit à perpétuité tient à la majorité de la Chambre des Représentants où les Républicains, enragés de leur nouvelle défaite, ne semblent pas disposés au moindre compromis. Mais tout finira bien par s’arranger par un compromis boiteux, comme d’habitude.

C’est dans le domaine de la politique étrangère que le changement pourrait être le plus net. Le président Obama voudra sans doute, -il est né à Hawaii- concentrer son attention sur le Pacifique, face à la Chine, et se désintéresser un peu plus de cette insupportable Europe qui refuse obstinément de financer sa propre défense tout en s’enlisant voluptueusement, mois après mois, dans les méandres infinis de la crise de l’euro.

Par ailleurs, le processus, en route, d’islamisation insidieuse de la vieille Europe n’a certainement pas échappé aux observateurs américains. Entre une Europe plus ou moins islamisée et une Europe encore vaguement chrétienne, il est clair que les USA n’hésiteront pas privilégier la première, pour sauvegarder avant tout leurs intérêts stratégiques de long terme. Comme ils l’ont magistralement fait au Moyen-Orient (avec, il est vrai, des résultats bien ambigus). Et tant pis pour cette vieille Europe qui s’est obstinément montrée incapable de se défendre toute seule.

Par contre, le volcan israëlien risque de se réveiller tout d’un coup, et l’Amérique, pourtant lasse des combats en terres étrangères, pourrait bien se voir happée à contre cœur dans un nouveau champ de bataille au Moyen-Orient. D’autant plus que le brasier syrien flambe de plus belle et que le feu couve sous les cendres en Lybie.

Dure leçon. Il ne suffit pas de gagner de justesse les élections américaines pour que la paix revienne miraculeusement dans le monde.
Dans ce contexte déprimé, une Amérique diminuée pourra-telle rester le grand Arbitre international, le champion des libertés dans le monde ? Voire.

Pour une politique migratoire de survie, pour une droite réunie

Pour une politique de redressement démographique

La France est en guerre, une guerre démographique bien sûr, une guerre que nous sommes en train de perdre, par aveuglement, par sottise, par idéologie, par lâcheté surtout. En telle enseigne que dans 20 ou 30 ans, la France, telle que nous la connaissons, n’existera plus. C’est dire à quel point ces problèmes d’immigration sont d’une importance vitale pour la survie même de notre pays. Et tout le reste est littérature.

Dans ce contexte, quelle pourrait être une politique d’immigration de survie ?

Immigration et politique migratoire de nos jours.

C’est le phénomène par lequel des populations étrangères, ou d’origine étrangère, envahissent progressivement, pacifiquement, mais en masse, de l’intérieur ou de l’extérieur, un territoire pour être en mesure de s’en assurer, à terme, le contrôle. Il suffit de lire les diverses déclarations des responsables de ces communautés pour en prendre conscience. Le message est clair.

En corollaire, une politique d’immigration est celle qui permet à un parti politique, en l’occurrence le parti socialiste, de s’emparer du pouvoir de façon parfaitement légale par le biais du processus électoral, pour être en position de le garder à perpétuité. Quitte à jouer le rôle de l’apprenti sorcier.

En matière d’immigration, pour faire simple, deux démarches sont concevables C’est plus ou moins le laisser faire, le laisser aller, la politique du « chien crevé au fil de l’eau ». On a déjà reconnu la politique de Nicolas Sarkosy : on expulse à grand coups de trompe deux malheureux Afghans (à un coût de 10 000 euros par tête), mais on laisse rentrer quasiment sans contrôle environ 250 000 personnes par an, clandestins compris.

Ou alors, on institue des mécanismes de contrôle à fois quantitatifs et qualitatifs qui permettent de réguler plus ou moins bien le volume et la qualité culturelle de la population étrangère admise sur le territoire en fonction des besoins de l’économie et du maintien d’un équilibre démographique relatif. C’est la politique du Canada, de la Nouvelle Zélande, de l’Australie.

En France, on ne sera pas surpris de savoir que nous avons fabriqué, -le génie français pour la fabrication d’usines à gaz -, un système bâtard qui mélange à la fois certains contrôles administratifs largement inefficaces d’ailleurs, pour le droit d’asile par exemple, mais surtout des droits automatiques à caractère légal, ou institutionnels, désormais coulés dans le bronze, le regroupement familial, l’immigration nuptiale, catégories pour lesquelles il n’existe véritablement aucuns contrôles quantitatifs. Si demain il venait fantaisie à un grand nombre d’Algériens français nouvellement naturalisés d’aller « se marier au bled », rien ne pourrait les empêcher le plus légalement du monde de ramener en France leurs nouvelles épousées qui auraient, bien sûr, vocation, à devenir françaises, et donc électrices, quelques années après. Et l’on peut aisément deviner dans quel sens elles vont alors voter. Il suffit d’analyser les résultats des dernières élections présidentielles, et législatives, où les populations d’origine immigrée, souvent à majorité musulmane, ont massivement voté à gauche, à plus de 80 %.

Ce qui amène à affirmer avec force que l’immigration n’est nullement une démarche humanitaire, comme on s’acharne sottement à le proclamer, ni une démarche économique, avec plus de 3 millions de chômeurs, c’est une évidence. Il s’agit bel et bien d’une démarche politique délibérée qui vise à chasser durablement la Droite du pouvoir et de permettre à la gauche de se constituer, aux frais du contribuable, une forteresse électorale quasi inexpugnable, c’est-à-dire d’assurer à la Gauche la capacité de s’emparer du pouvoir et le conserver pour longtemps, très longtemps. Avec, au passage, le mort de notre pays. Mais quel homme politique s’en soucie vraiment?

Dès lors, il reste aux droites, le choix difficile, mais vital, de s’unir pour survivre ensemble ou de mourir chacune de son côté.
Dans ce contexte, quelle politique pourrait permettre de rassembler ces droites diverses, aux contours fuyants, autour d’une politique d’immigration de survie démographique et politique?

D’abord les chiffres

En matière d’immigration, quelles sont les grandes masses, celles qui font véritablement problème ?

– l’immigration familiale : 82 235 titres de séjour mais 98 646 en 2006.En fait, au cours des cinq années sarkoziennes, l’immigration familiale a oscillé d’année en année entre 85 000 et 87 000 titres de séjour

– l’immigration nuptiale. Tout de suite après, le deuxième poste migratoire le plus important est l’immigration nuptiale avec 46 661 personnes en 2010 mais 50 350 en 2006. Là encore, cette catégorie a varié entre 47000 / 48 000 personnes par an.

Ces deux masses, à elles seules, représentent près des deux tiers des flux migratoires annuels.

Le reste, en comparaison, fait pâle figure. Les demandes d’aile certes s’élèvent à 41 619 en 2010 mais sur ce total 10 377 seulement sont agrées. Mais là attention. Car il est bien connu qu’en majorité, les demandeurs non acceptés disparaissent instantanément dans la nature et gonflent d’autant le nombre des « sans papiers ». D’autant plus que la République, bonne mère, accorde sans discrimination la gratuité des soins de santé, grâce à la CMUC, plus de 220 000 de bénéficiaires par an, sans compter la scolarité gratuite pour les enfants et des allocations de séjour pour les parents par l’ATA, l’allocation temporaire d’attente (un beau pléonasme administratif au passage). Qui voudrait s’en retourner au pays, avec ou sans papiers, dans de telles conditions ?

C’est une des formes de l’immigration clandestine et non des moindres. Car, pour 2010, 52 000 moins 10 000 donne environ 40 000. Ce qui explique pourquoi l’Etat chaque année régularise plus ou moins discrètement environ 30 000 clandestins. De toute façon, plus de 80 % des arrêtés de reconduite à la frontière ne sont pas exécutés.

Pour être complet, il faudrait ajouter :

– l’immigration dite humanitaire, qui tourne autour de 20 000 par an et les titres de séjour des étudiants étrangers, proche de 60 000

– et, ce que l’on oublie toujours, l’immigration Outre-mer, antichambre de l’immigration en métropole, qui nourrit une population illégale estimée à 110 00 personnes

– à ce total il faut ajouter l’immigration de travail qui varie de 10 à18 000 par an, laquelle va bientôt s’enrichir de quelques dizaines de milliers de « Gens du Voyage » qu’il importe d’insérer sur le marché du travail.

Nous arrivons bien au total à un chiffre égal ou supérieur à 250 000 immigrés.

Mais ce torrent migratoire nourrit directement, ne l’oublions pas, les naturalisations, celles qui augmentent le volume des nouveaux électeurs, de gauche en majorité.

Là encore, rappelons les chiffres. Ils sont éloquents. ils concernent trois catégories :

– les naturalisations par décrets, soit 94 573 en 2010,

– les naturalisations par déclaration auprès du ministère de l’Intérieur, soit 21 923 en majorité par mariage comme on l’a vu,

– les acquisition par déclaration auprès du ministère de la Justice, soit 26 779. Il s’agit pour l’essentiel d’étrangers nés en France

Nous arrivons ainsi à un total de 143 275 de nouveaux électeurs effectifs ou potentiels qui vont peser sur la balance des élections. Mais les décisions annoncées par la ministre de l’Intérieur laissent entrevoir que ce total sera prochainement porté à un niveau supérieur.

Un calcul rapide montre ainsi montre ainsi que, sur 5 ans, le temps d’un mandat présidentiel, en additionnant le croît naturel des populations immigrées et l’arrivée des nouveaux venus, l’heureux élu socialiste peut espérer accroître son capital électoral d’environ 12 %, et cela sans rien faire d’autre que d’ouvrir un peu plus largement les frontières de la France.

Il n’est guère surprenant dans ces conditions que la France étouffe littéralement sous le poids des dépenses sociales et du chômage qui en découle. Le coût de l’immigration a été estimé par l’Institut de Géopolitique des Populations à plus 73 milliards par an. Dans ces conditions, la réduction puis la suppression du déficit budgétaire n’est pas pour demain. Le rêve passe.

Voilà le défi auquel les Droites réunies seront confrontées pour élaborer une politique de survie électorale et politique.

Quels pourraient être les objectifs d’une telle politique ?

Le but d’une véritable politique de contrôle de l’immigration susceptible de rallier les suffrages d’une droite rassemblée, d’une droite au sens large du terme, allant du Front national au centre, UMP comprise, devrait être celle qui permettrait d’assurer la survie de la France, pour longtemps, sinon pour toujours, en terme d’identité nationale, d’identité culturelle mais aussi de sécurité intérieure, de progrès économique, de cohésion sociale. C’est cette France-là qui est compromise par une immigration massive et bien trop rapide. Car une intégration réclame du temps pour réussir. Sinon, c’est le chaos.

Cette politique de survie devrait se décliner nécessairement en termes quantitatifs et qualitatifs. Car c’est toujours le nombre qui, en fin de compte, fait problème. Mais à quel chiffre arrêter le curseur ? Le Front national, jadis, avec nostalgie parlait d’un objectif d’immigration zéro. Plus près de nous, Henri de Lesquen, président de Radio Courtoisie. rappelait les prophéties d’un grand Anglais, Enoch Powell, lequel appelait de ses vœux une ré immigration qui aurait permis selon lui, de ramener la part des étrangers dans la population britannique, à des proportions plus raisonnables. On peut toujours rêver.

Alors faut-il déterminer le chiffre optimal à l’aveuglette, comme on joue à la roulette ?

Il importe impérativement de s’appuyer sur un « guideline », un repère si l’on préfère. On peut le trouver dans les travaux antérieurs de Philippe Bourcier de Carbon. Ce dernier à l’occasion d’un précédent colloque en 2008, avait procédé à un certain nombre de projections sur le thème : « que se passera-t-il si les flux migratoires en provenance de Turquie, d’Afrique noire et du Maghreb, sont maintenus à 200 000 par an, ou s’ils sont ramenés à un chiffre inférieur ? »
Il serait fastidieux d’entrer dans le détail de ces calculs, fort remarquables par ailleurs. Il en ressort, et on s’en doutait un peu, qu’à un chiffre de 200 000 par an, la France sera promptement noyée, submergée, engloutie irrémédiablement sous le flux de ces immigrés venus d’ailleurs, mais majoritairement musulmans ou sous l’influence ne serait-ce que culturelle de l’Islam. On voit d’ailleurs déjà ce que cela donne dans certains quartiers ou certaines villes.
Par contre, toujours selon la même source, si l’immigration était ramenée à 100 00 personnes par an, la France devrait pouvoir survivre tant bien que mal, au moins pour un certain temps.

Bien sûr, les problèmes d’intégration subsisteraient. Il n’y a pas de miracle. Mais la France devrait normalement se montrer être capable d’assimiler cet afflux de population, pour autant que la proportion d’étrangers hors UE soit stabilisée à un niveau raisonnable. Il faut savoir donner du temps au temps, comme François Mitterrand aimait à le rappeler. Au-delà, elle dépérira puis elle mourra.

Ce chiffre de 100 000 immigrés hors UE par an devrait donc être le point de départ des négociations à entreprendre pour l’élaboration d’une politique de compromis avec les divers partenaires d’une future droite plurielle.

Les moyens

Mais comment y parvenir ? C’est là que le bât blesse. Car dans l’état actuel de notre arsenal législatif et règlementaire, cet objectif est rigoureusement impossible à atteindre
Il faudra donc nécessairement réécrire le décret Giscard / Chirac de juillet 1994 portant institution du regroupement familial et soumettre à des conditions plus rigoureuses le droit au mariage des Français avec des étrangers. Ce qui ne sera pas une mince affaire. Car à l’heure des divorces en masse, du PACS et bientôt du mariage « joyeux » (le mariage gay), les membres du Conseil constitutionnel persistent à prêter religieusement au mariage un caractère institutionnel quasi magique. Quelle pantalonnade. Ce qui en fait néanmoins un boulevard pour l’entrée en France d’une masse croissante de nouveaux mariés pour l’occasion.
De plus, il conviendrait de renforcer considérablement les conditions d’accession à la nationalité, pour les immigrés certes, aussi pour les jeunes nés sur le sol français Ces conditions devraient être subordonnées à une parfaite connaissance de la langue, de l’histoire, de la culture de notre pays, comme c’est le cas au Canada, par une série d’examens échelonnés dans le temps. Emmanuel Valls se prose de faire exactement tout le contraire. Ce n’est pas un hasard.

L’immigration intérieure

Mais ce n’est pas tout. Le contrôle de l’immigration comporte en fait deux volets : l’immigration venue de l’extérieur, comme on vient de le voir, et l’immigration intérieure, de loin la plus importante, celle qui est née sur notre sol.
Il s’agit des jeunes nés de l’immigration, ceux de la deuxième et troisième génération, ceux qui font problème, les jeunes désoeuvrés de nos cités, ceux d’Echirolles ou d’ailleurs, les Merah connus ou inconnus qui se dissimulent avant de frapper. Car il faut savoir qu’aujourd’hui un enfant sur 4 ou 5 nés sur le sol français est d’origine étrangère, c’est à dire majoritairement africaine ou maghrébine et souvent musulmane. Or les vieux sont chez nous et les « Jeunes » de l’autre côté. Autrement dit, maîtriser l’immigration de l’extérieur est bien, mais cela ne règle qu’en partie le problème. Inutile de fermer partiellement un robinet si à côté un autre reste largement ouvert
Cette l’immigration intérieure, celle que l’on ne maîtrise absolument pas, provient de populations à la fécondité deux ou trois supérieure à la nôtre. En 2008 ils représentaient 165 000 naissances sur une totale de 810 000 naissances. Ils doivent aujourd’hui représenter quelques 180 000 naissances sur un total de naissances de 800 000.

Le drame de la France est de réunir des populations ayant un comportement démographique et culturel totalement opposé. D’un côté, il y a les Françaises, qui constituent une population post « transition», comme les démographes aiment à le dire, à fécondité apaisée, tournant autour de 1,6 enfant par femme. De l’autre se trouvent des populations avant transition, à fécondité forte ou très forte, allant de 2,7 à 4,2 enfants par femme dans les cas extrêmes. Le résultat de ce taux différentiel est clair. Le premier groupe tend à s’amenuiser d’année en année alors que le deuxième ne cesse de croître. Ce qui, à terme, ne peut manquer d’engendrer de graves troubles sociaux. Il importe de rééquilibrer ces deux groupes.

Ici il n’existe qu’un seul moyen de maîtriser cette immigration intérieure de façon à inciter ces familles à rejoindre les taux de fécondité de l’ensemble de la population : limiter sévèrement les allocations familiales aux familles, quelle que soit leur origine, qui dopent artificiellement leur fécondité. Ces allocations seraient réservées au 1+ et 2° enfants et rien, ou pratiquement rien, au-delà.

Pour couronner ce dispositif de redressement démographique, on ne peut manquer de prendre en compte la loi Simone Veil/Roudy. Cette loi avait hypocritement pour objet de supprimer les avortements. Sancta simplicitas. Le nombre des avortements cavalcade allègrement entre 200000 et 250 000 par an selon les années. Mais, grâce à Dieu, Simone Veil trône honorablement à l’Académie française en récompense des bons et loyaux services rendus à la nation.

Quoiqu’il en soit, si l’on veut faire sérieux, une politique de survie ne pourra laisser cette loi de « suicide démographique » inchangée.

Quelles sont les chances de voir un jour cette politique de survie adoptée ? Chacun pourra en juger par lui-même. Mais son indice de probabilité est sans doute égal à celui qui calculerait la probabilité de voir François Hollande gravir l’Everest en solitaire, sans bouteille d’oxygène.

Quoi qu’il en soit, la France vit clairement sur un volcan démographique. Et elle ne le sait pas. Et, plus précisément, ne veut pas le savoir. Mais ce volcan va tôt ou tard entrer en éruption.

Les coûts macro économiques de l’immigration

Introduction

A côté des coûts budgétaires, que l’on pourrait qualifier de micro économiques, bien caractérisés par des écritures comptables inscrites dans un budget -ce qu’ont fait avec talent les intervenants précédents- on peut identifier des coûts macro économiques, diffus, quasi invisibles car noyés dans la masse, qui se reflètent dans les agrégats macro économiques de la France ou dans la comptabilité nationale. Mais qui existent bien quand même.

Les immigrés constituent désormais un segment important de la population française, soit 12,6 % de la population totale Or, quand une large partie de la population change sous l’effet d’une immigration rapide, intense et prolongée, -c’est le cas de la France-, on peut imaginer aisément que cette nouvelle population d’immigrés, et de leurs descendants, va exercer une influence significative d’une part, sur les divers agrégats macro-économiques : Consommation, Epargne, Investissement, qui constituent le produit national, et d’autre part, sur les grands équilibres économiques qui conditionnent son évolution : endettement, chômage, niveau des salaires, productivité ; sans compter le coût des biens sociaux majeurs que sont la santé, l’éducation et le logement. Lire la suite

Des statistiques torturées

Article paru dans Valeurs  Actuelles du 24 novembre 2011

« Les statistiques sont des êtres fragiles qui, à force d’être torturés, finissent par avouer tout ce que l’on veut leur faire dire ». Cette remarque amusée du grand démographe disparu, Alfred Sauvy, s’appliquerait bien à la question controversée des coûts de l’immigration. Cela se comprend. Car l’enjeu est majeur. Si l’immigration se solde par des coûts nets importants, elle est néfaste pour l’économie, surtout en période de « vaches maigres », comme maintenant. Si, à l’inverse, l’immigration présente une balance positive, les bénéfices l’emportant sur les coûts, la pensée de gauche triomphe. Car voilà ses thèses inlassablement ressassées : « les immigrés paieront pour nos retraites » ou « l’immigration, une chance pour la France »,  enfin confortées par des chiffres.

Pour ma part, j’avais organisé en 2005 avec l’Institut de Géopolitique des Populations un colloque,- le premier du genre- sur « Immigration/Intégration : Un essai d’évaluation des coûts économiques et financiers », publié  à l’Harmattan-, avec le concours d’économistes reconnus , notamment Jacques Bichot de Lyon 3 ou Gérard Lafay de Paris 2. Nos travaux avaient abouti à un coût de 36 milliards d’euros  pour l’année 2004. J’ai récemment réactualisé ces chiffres pour tenir compte, sur 7 ans, de l’inflation, de l’ immigration  et  des naissances d’origine immigrée. On obtient ainsi un chiffre situé dans une fourchette de 70 à 80 milliards d’euros, proche du déficit budgétaire d’aujourd’hui. Nos travaux ont été par la suite valorisés par un journaliste de talent,  Jean-Paul Gourevitch qui arrive, lui, à un chiffre de 30,4 milliards,  proche de celui que nous avions calculé voici 7 ans.

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Hommes et territoire

Avec la mondialisation et la construction de l’Europe couronnée par la mise en place de l’espace de Schengen, notre époque a eu tendance, avec une grande légèreté, à faire fi de la notion de frontière, voire à la vouer aux oubliettes de l’histoire. Les frontières ne sont plus désormais considérées comme la limite sacrée qui borne et marque le sol de la patrie. Elles apparaitraient plutôt une entrave indésirable, ou même insupportable, à la liberté de mouvements, des marchandises, des capitaux et, naturellement, des hommes, d’où les flux migratoires de notre temps.

Or la frontière définit un territoire, et les hommes qui y vivent, par opposition à ceux, les candidats à l’immigration, qui, nés ailleurs, veulent y pénétrer pour s’y installer à demeure, de gré ou de force. On est ici en présence d’un sujet gravissime. Il est au cœur de la problématique qui se pose en ce début de siècle à la France, à l’Europe et à la Russie. Il soulève, en effet, le problème fondamental de la légitimité de l’occupation d’un territoire par des hommes et de leur capacité à le défendre pour pouvoir y vivre paisiblement.

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Inverser les flux migratoires ?

Un homme politique britannique fort connu, Enoch Powell, l’a, en effet, proposé, voici plus de 40 ans, dans un discours prononcé à Birmingham le 20 avril 1968, rendu fameux par la presse d’Outre-Manche, sous le sobriquet du discours « des fleuves de sang ». En réalité, l’orateur, latiniste érudit, faisait ici allusion aux prophéties de la Sybille, tirée de l’Enéïde de Virgile, sur le « Tibre écumant de sang ». Il voulait, par cette expression frappante, qui ne pouvait guère passer inaperçue, attirer l’attention sur les dangers terribles à attendre de l’immigration, de l’époque…Sa carrière politique fut naturellement brisée incontinent. La recherche de la vérité, et le courage, ont toujours un prix à payer en politique.

Il vaut la peine de citer, non pas le discours en entier, mais les trois points qui nous intéressent ici.

a) Nul n’est en mesure d’estimer le nombre de ceux qui, moyennant une aide généreuse, choisiraient soit de retourner dans leur pays d’origine, soit d’aller dans d’autres pays désireux de recevoir la main-d’oeuvre et le savoir-faire qu’ils représentent.

b) Nul ne le sait, car on n’a jamais essayé un tel programme, jusqu’à présent.

c) Si un tel programme était adopté et mis en oeuvre, avec la détermination que justifie la gravité de la situation, les flux sortants qui en résulteraient pourraient sensiblement modifier les perspectives
Mais avant d’évaluer les chances de réussite de « l’aide au retour », car c’est bien de cela qu’il s’agit, voyons comment se présentent à travers l’histoire les allers et retours de communautés immigrées ou déplacées.

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Les coûts actualisés de l’immigration

Marine Le Pen aurait, m’a-t-on dit, évoqué récemment le chiffre des coûts de l’immigration. Le colloque de l’Institut de Géopolitique des Populations avait, faut-il le rappeler, estimé ce chiffre à cette époque, à 36 milliards d’euros. Mais avant de l’actualiser, il convient de rappeler les chiffres de l’immigration légale.

1° L’immigration légale, selon Maxime Tandonnet, s’élevait à une moyenne de 209 000 personnes par an entre 2001 et 2004

Le coût de l’immigration et de l’intégration

I Sachant que :

1- le coût annuel de l’immigration et de l’intégration est aujourd’hui d’environ 70 à 80 milliards d’euros (voir en annexe les chiffres du colloque de l’IGP de 2005, repris par diverses sources depuis lors, qui estimait –p.92- le coût minimum à l’époque à 36 milliards),
2- que la population d’origine immigrée atteint environ 7 à 8 millions de personnes,
3- qu’il rentre environ 250 000 immigrés supplémentaires chaque année dans notre pays.

II La question est alors de savoir :

1° Combien coûte l’immigré supplémentaire qui rentre en France
2° Combien coûtent les 250 000 immigrés annuels.

III La réponse à la question ainsi posée est évidement :

– coût annuel de l’immigré supplémentaire : 10 000 euros
– coût annuel de l’immigration supplémentaire à son rythme actuel : 2,5 milliards.

On a supposé ici que le coût marginal était équivalent au coût marginal.

A l’heure où le déficit budgétaire « flirte » avec 90 milliards d’euros et où le gouvernement cherche désespérément à « gratter » ici et là quelques milliards d’euros pour ne pas voir la France perdre son « triple A ») (ce qui provoquerait dans l’instant un gonflement prodigieux du coût de la dette), cette question n’est pas dépourvue d’un certain intérêt.
En fait, tout se passe come si les gouvernements successifs avaient pris le parti de financer le coût d’installation de ces populations en France par l’endettement plutôt que par l’impôt.

Reste à calculer les recettes procurées par les immigrés et leurs descendants en termes de recettes budgétaires et de production de biens et de services qui sont certainement non négligeables, bien que fort délicates à apprécier.

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