La guerre civile à venir

Une guerre civile est-elle inévitable ? Faudrait-il l’appeler de nos vœux ? Car une guerre civile aurait le triste mérite de clarifier une fois pour toutes le débat qui se joue en France au lieu de condamner la France à la mort lente par strangulation ou étouffement au travers de l’inévitable islamisation de notre pays, processus qui est clairement en route et que rien ni personne ne semblent devoir arrêter.
Rappelons qu’à un taux de croissance de 2 %, une population double en 35 ans, à 3 % elle double en 25 ans, à 3,5 % elle double en 20 ans. Ainsi le veut l’inexorable loi des intérêts composés qui commande l’évolution du volume d’une population dans le temps. Il s’agit, bien entendu, du potentiel de croissance de la population musulmane en France.
L’islamisation gagne de proche en proche tel un cancer malin, toutes les cellules du corps social français. Et nul ne s’en soucie.
Mais de quoi s’agit-il, comme aurait dit le général Foch ?

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Comment lutter contre l’inévitable islamisation de la France ?

Une politique démographique sélective

I. Le constat

1° Définitions : qu’est-ce que l’islamisation ? C’est le fait que la communauté musulmane aujourd’hui minoritaire avec 7 à 8 millions de personne selon certaines sources, soit autour de 12,5 % de la population, devienne un jour majoritaire ou proche de la majorité. Par la force des choses, cette situation lui permettrait, à terme, d’imposer à la population d’accueil sa culture, ses mœurs, sa religion, ses lois et ses coutumes. Comme le général de Gaulle l’aurait dit « en la circonstance, la France ne serait plus la France ».

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Mes voeux pour 2016

Chers Amis,

Meilleure année 2016.

Car l’année 2015, qui vient de se terminer, a été une année odieuse. Elle a été marquée, en son début et à son terme, par d’infâmes massacres perpétrés par des assassins français (enfin, de passeport), contre d’autres Français, jeunes et innocents de tous crimes, si ce n’est précisément, d’être nés français.
Les Fêtes se terminent dans la tragédie, sur le deuil d’une centaine de familles françaises inconsolables, frappées dans leur affection avec la perte d’un fils, d’une sœur, d’amis fauchés, dans la fleur de leur âge, par des imbéciles au teint olivâtre, armés de leur haine et de Kalachnikovs. Et ce ne sont pas les hommages officiels multipliés à l’excès par notre président, soucieux de polir une bonne image en vue des prochaines échéances électorales, qui y changeront quelque chose.

Certes, l’homme s’habitue à tout. C’est d’ailleurs comme cela qu’il survit, en s’adaptant. Et les Français se sont bien habitués à l’anormal, au bizarre devenu notre quotidien. Car n’est-il pas inhabituel à voir, en temps de paix, des soldats français, en tenue camouflée (parfaite pour se dissimuler dans nos villes), équipés de matériel de guerre, patrouiller dans nos rues pour protéger d’autres citoyens français et cela depuis un an. Car, nous dit-on, (pour justifier l’incurie de nos gouvernants), la France est en guerre. Une « drôle de guerre » pour le moins. Si ce ne n’est pas là la définition même de la guerre civile, j’aimerais bien que l’on me l’explique. Et qui l’a déclaré cette fameuse guerre ? Qui nous a préparé à la mener ?

En fait, c’est le fruit empoisonné longuement mûri, en 30 ou 40 ans, de la patiente constitution d’une communauté étrangère au reste de la nation, par la religion, la langue, « le désir de vivre ensemble », ce que l’on appelait, au temps jadis, le « patriotisme » ou l’amour de la patrie. C’est une notion étrangère à nos esprits aujourd’hui où on ne parle plus de « la France » mais de la « République », sempiternellement coiffée de son chapeau postiche, les « valeurs » de ladite, (pieuse invocation qui remplace, dans la bouche de notre Premier Ministre, l’Inch Allah des Musulmans).

Mais le pouvoir, habitué au déni de réalité depuis toujours, se voile pieusement la face et se console avec des célébrations officielles creuses mille fois répétées. Mais ce n’est pas cela qui va consoler les pères et les mères qui ont perdu leurs enfants. La Bible nous le disait déjà : « C’est Rachel qui pleure à cause de ses fils et ne veut pas être consolée parce qu’ils ne sont plus » (Jérémie 31, 15).
Bref, tout est à reconstruire après bientôt 5 longues années de pourrissement socialiste. Le chantier est immense. Il faut tous s’y mettre, actifs et retraités compris.
Adieu la pétanque.

Amitiés,

Yves Marie Laulan

Ce qui nous attend (probablement) : la guerre civile

Je crains, je crois, qu’on ne pourra pas faire l’économie d’une guerre civile, ou plus exactement de plusieurs, ouvertes ou larvées : Français de souche ou d’origine contre Musulmans immigrés, Français « soumis » et « collaborateurs » (nombreux dans les médias) contre Français « résistants », Musulmans sincèrement gagnés à la République et à la démocratie contre Musulmans haïssant la France et sa civilisation. Si nous perdons cette guerre, qui sera une guerre durable, implacable, incertaine, c’en est fait de la France. Il n’y aura plus de place pour les indifférents.

Si l’on avait voulu éviter cela, il aurait fallu ne pas se laisser constituer sur le sol national, à partir de rien, une communauté de 5 à 7 millions de Musulmans, la plupart plus ou moins indifférents et paisibles, mais qui servent, volontairement ou non, de « vivier » à une minorité de fanatiques, terroristes potentiels ou en devenir. Malheureusement ce sont là, ces ennemis de la France, de son art de vivre, de sa civilisation, qui comptent et qui mènent la danse. Seul un gouvernement de Salut Public peut nous tirer de l’impasse dans laquelle nous nous sommes volontairement engagés.

Faut-il le répéter pour la centième fois, car personne n’écoute, sur le fond, le problème est de nature démographique. Ce sont les hommes, leur nombre, leur poids qui importent, « tout le reste est littérature ». Or le temps nous est compté. Car l’évolution démographique joue contre nous. Elle nous est radicalement défavorable. Et quand nos ennemis seront suffisamment nombreux, la France et les Français seront irrémédiablement perdus.

Je considère François Hollande comme un criminel de guerre

Je considère Hollande comme un criminel pour défaillance dans son mandat.
Finis les mines tristes, les hommages, les marches blanches ou grises, les fleurs, les bougies, les appels aux drapeaux, aux valeurs de la République et les Marseillaises à tout bout de champ.
Il serait temps de lui demander des comptes.

Je propose le lancement d’une pétition nationale pour demander la démission de François Hollande pour cause de négligence criminelle dans l’exercice de son
mandat.

Petit inventaire de ce qu’il faudrait faire… et que l’on ne fera pas

« Silence, on assassine »

Chose curieuse et qui ne peut manquer de frapper les esprits non prévenus, le défilé sur nos écrans de cette association d’assassins donne l’image de visages au teint olivâtre, avec des traits levantins, souvent barbus (mais pas de délit de faciès je vous prie), parlant arabe, avec des prénoms et des noms arabes, musulmans bien entendu, mais pourtant tous de nationalité française. C’est le triomphe éclatant de l’intégration à la française (Ou alors les médias les ont choisis exprès).
Mais surtout pas d’amalgame, pas de stigmatisation (loi Gayssot et consort).
Par ailleurs, l’observation, telle qu’elle nous est fournie par la presse, révèle l’organisation de réseaux qui se sont peu à peu constitués au nez et à la barbe des pouvoirs publics. Ces réseaux souvent montés selon une structure familiale de type interactif mettant à l’œuvre – souvent à leur insu, mais pas toujours – des parents, frères, sœurs, cousins, cousines, amis et voisins.
Enfin, dans les 3/4 des cas, les voisins interrogés, décrivent ces criminels sous des dehors paisibles, des gens fort sympathiques : jusqu’au jour où ils tuent aveuglément. C’est le processus de radicalisation invisible et instantané désormais bien connu selon lequel un brave jeune homme sans histoire, portant les paquets de la voisine âgée, se transforme du jour au lendemain en un tueur froid, implacable et sans pitié. Par quel miracle ? Miracle de l’internet, miracle de l’iman radical, miracle du voyage en Syrie, ou simplement du copain radicalisé. En tous cas, merveille de « l’intégration à la française ». Et comment le débusquer ? C’est comme pour les souris : quand on en voit une, c’est qu’il y en a dix.

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Pavane pour cent jeunes sacrifiés

Ils étaient jeunes, ils étaient beaux, ils étaient insouciants, ils étaient cent, garçons et filles, et ils sont morts… C’est le massacre des Saints Innocents, version moderne.
Ce sont des balles de guerre, celles qu’on utilise dans les tranchées ou les déserts en guerre, qui les ont fauchés dans les cafés ou les rues, bien de chez nous, ces balles et ces fusils que l’on peut se procurer pour trois sous, place de Clichy, pas loin d’ici.
Ils sont morts pour une guerre injuste, pas celle de Péguy, celle d’aujourd’hui, celle qui n’a pas de nom, pas de visage, pas de sens. Tuer pour tuer, allez comprendre…
Ce sont les « fous d’Allah, nous dit-on, qui font ça. Oui, des fous tout court, fous de rage, fous de haine, fous du désir de détruire et de tuer. Ils ne savent même pas pourquoi.
Alors pleurer devant les caméras, pardonner sur écran, des fleurs, des bougies, des beaux discours, des hommages comme s’il en pleuvait. Oui certes, mais ce n’est pas comme cela qu’on reconstruit un monde brisé ou qu’on ressuscite des vies fracassées.
Je suis, moi, plein de colère, de fureur et de rage. Car le sang de ces innocents crie vers le ciel.
Et tant pis pour les médias qui dégoulinent de bons sentiments et tant pis pour le discours officiel pétri de bonne conscience.

Une immigration heureuse ?

Yves-Marie Laulan Le 25 septembre 2015

Les conditions d’une « immigration heureuse ».

Il n’y a pas « d’immigration heureuse » ni au départ, ni à l’arrivée. Une immigration, surtout si elle porte sur des chiffres élevés, exerce forcément des effets traumatisants dans le pays de départ. Les migrants vont tout abandonner, dans l’espoir souvent déçu, d’une vie de félicité. Dans le pays d’arrivée, l’entrée en masse d’éléments étrangers par l’origine, la langue, les coutumes ne peut manquer, la première vague d’émotion passée, de produire des réactions de réserve, puis d’hostilité. C’est très exactement ce qui est en train de se produire en Europe où les frontières se ferment les unes après les autres, devant l’arrivée d’une foule d’indésirables . Les migrations d’aujourd’hui, et plus encore, celles de demain, constituent un phénomène géopolitique majeur dont la gestion ne relèvent pas de la compassion ni des bons sentiments, mais de la bonne gouvernance.
La France ne fait exception à cette règle quoiqu’en disent les médias et, maintenant, les autorités religieuses, au plus haut niveau . C’est entendu, la France est un pays généreux où le droit d’asile a toujours honoré notre pays. Mais, avant de se lancer tête baissée, au nom de la « tarte à la crème » de la France « terre d’aile », dans un nouvelle vague d’immigration d’une ampleur inégalée susceptible d’engendrer des réactions de xénophobie, certains faits doivent être tenus présents à l’esprit, au risque de passer pour un esprit grincheux.
1° En premier lieu, il faut rappeler que depuis 15 à 20 ans au moins, notre pays accueille chaque année entre 200 et 250 000 immigrés , sans compter les immigrés clandestins, si bien que la France abrite aujourd’hui une population de clandestins non déclarés et non titulaires de « documents », estimée à 300 000 à 500 000 personnes (selon les personnes bénéficiant de l’AME soit près d’un million), dont une très grand majorité de musulmans venant du Maghreb et d’Afrique noire et maintenant du Moyen-Orient. Ainsi s’explique que le pourcentage d’enfants d’immigrés scolarisés dans nos écoles se rapproche de 20 %, soit près d’une cinquième. Dans 10 à 20 ans, ces enfants deviendront adultes et constitueront un pourcentage relativement élevé de la population, soit un Français sur 5.
Cela est tout à fait compréhensible car les sources de l’immigration actuelle proviennent quasi exclusivement de pays musulmans (à l’exclusion de pays de tradition chrétienne ou simplement laïque). Les pays musulmans exportent massivement leurs fidèles (et leurs problèmes) . L’immigration syrienne et irakienne ne fera que renforcer la présence, déjà considérable de l’Islam dans notre pays (et, demain, l’immigration africaine potentielle !). L’immigration actuelle n’est pas un évènement neutre. C’est un phénomène religieux de la plus haute importance dont les conséquences se feront sentir pour les siècles à venir .
2° En second lieu , il faut rappeler qu’en dehors de l’émotion suscitée par le spectacle désolant de ces cohues d’adultes et de leurs familles en route vers l’Eldorado allemand ou français, l’installation d’ adultes présente de redoutable problèmes d’assimilation et de cohabitation avec les populations d’accueil. Toute immigration de quelque ampleur est nécessairement déstabilisante dans l’immédiat, et plus encore à terme, en perturbant les équilibres établis dans la population d’accueil en termes de financement, de chômage et de majorités électorales au plan local et national.
3°Une dernière considération est à prendre en compte. Peut-on sérieusement instaurer une politique d’immigration forcément importante et donc coûteuse sans prendre en compte l’avis des gens, c’est-à-dire de la population d’accueil ? La question s’est récemment posée en Allemagne où Angéla Merkel avait, dans un premier temps, avancé que son pays était prêt à recevoir un million de migrants. Mais cette déclaration imprudente avait promptement déclenché un véritable raz de marée humain en direction de l’ Allemagne et de l’Autriche. En conséquence, la Chancelière a été sans tardé contrainte de tourner casaque peu de temps après devant les réactions plus que réservées des pays voisins (Hongrie , Slovaquie, Croatie etc.,), vite débordés par ces flots humains mis en mouvement par les déclarations allemandes , mais aussi et surtout par les répercussions franchement hostiles sur le plan intérieur, en Bavière notamment.
Ces péripéties appellent deux types de réflexion. En premier lieu, les dirigeants européens, Allemagne en tête, n’ont nullement pris conscience de l’importance des problèmes migratoires qui ne font pas partie de leur univers mental habituel. Or les migrations d’aujourd’hui et, plus encore, celles de demain, représentent un phénomène démographique totalement inédit dans l’histoire du monde, en raison de l’énormité des flux migratoires mis en cause. On est désormais en présence d’une problématique totalement nouvelle que les gouvernements ne sont nullement préparés à affronter. L’attitude de l’Allemagne en est la preuve la plus récente. L’immigration d’aujourd’hui représente désormais une véritable dynamite sociale dont les effets sur le plan politique peuvent être foudroyants. Or, ni en France, ni en Allemagne, n’existe un Ministère des Migrations habilité à traiter raisonnablement de ces problèmes. Or c’est un sujet chargé d’émotion et d’hypocrisie où, plus que tout autre, foisonnent les clichés et les idées fausses.
En second lieu, le traitement des phénomènes démographiques, et notamment des migrations, a été jusqu’à présent été abordé comme des manifestations relativement bénignes, voire secondaires, peu dignes de retenir l’attention des pouvoirs publics.
On en voudra pour preuve la totale liberté accordée à l’INED, qui est un démembrement de l’Etat placé théoriquement sous la tutelle du ministère des Affaires sociales. Mais cette administration jouit en réalité d’une totale impunité ce qui a permis à ses responsables, depuis longtemps pénétrés par une idéologie tiersmondiste, de déverser dans la presse peu informée de ces problèmes (et donc dans l’opinion publique), un flot ininterrompu d’informations inexactes, déformées ou tronquées. Jusqu’au jour où l’opinion publique effarée été placée devant un fait accompli .
4°Or le monde a changé. La problématique migratoire revient au premier plan. Il faudra s’en accommoder et, sous peine de provoquer de graves désordres dans la société civile, prendre l’avis des gens, c’est-à-dire de l’opinion publique. Cela signifie que les problèmes migratoires ne devront plus être traités comme un élément relevant exclusivement et arbitrairement des pouvoirs régaliens de l’Etat. Il convient de mettre le public à l’épreuve et le placer devant ses responsabilités
A cet égard, la décision prise sous la présidence de Valery Giscard d’Estaing avec Jacques Chirac, Premier Ministre, de mettre en œuvre le rapprochement familial par un simple décret représente une de ces mesures aux conséquences incroyablement marquantes (de 30 000 à 50 000 entrées annuelles sur le territoire français dans des conditions plus que douteuses) prise avec légèreté, comme par mégarde, sans y accorder la moindre importance . C’est typiquement l’exemple à ne pas suivre.
A l’avenir toute décision concernant les problèmes migratoires devrait faire , a minima , l’objet d’une large débat public au niveau du Parlement.
Mais il faudrait aller plus loin et ne pas hésiter à tenir un referendum destiné à doter les décisions prises en ce domaine de la plus forte légitimité politique, compte tenu de l’importance capitale des migrations dont on perçoit bien qu’elles façonnent l’avenir même de la France.
Et puisque les médias s’égosillent à soutenir mordicus que les Français sont largement disposés à recevoir les migrants, une dernière mesure destinée à mettre à l’épreuve les bonnes dispositions de l’opinion publique serait de créer une taxe spécialement dévolue au financement d’un « Fonds pour l’Accueil des Migrants ». Car les conseilleurs ne sont pas forcément les payeurs. Et il n’est pas exclu que l’enthousiasme proclamé par les médias ne se refroidisse pas singulièrement devant ces perspectives d’alourdissement de la pression fiscale.
Par ailleurs et enfin, l’accueil des migrants, si devrait être subordonné à certaines conditions, à savoir :
-L’apprentissage obligatoire de la langue française et de la nation française, son histoire et ses institutions
-l’acceptation d’une formation professionnelle pour exercer un métier dans les secteurs déficitaires de l’économie,
-l’installation à résidence dans des régions défavorisées et dépeuplées où leur arrivée serait susceptible de revitaliser ces zones.
Ces réfugiés ne pourraient pas, en outre, bénéficier des aides sociales sans fournir, en contrepartie, une prestation économique significative sous peine de créer de nouvelles couches d’assistés sociaux à perpétuité.

Regard sur le terrorisme ordinaire

Yves-Marie Laulan Le 31 mars 2015
Regard sur le terrorisme ordinaire

L’attentat à la kalachnikov qui a entraîné la mort de 21 touristes étrangers le 18 mars dernier au musée du Bardo en Tunisie nous ramène à une triste réalité de notre temps. A cela fait écho l’attentat du 2 avril au Yémen où l’explosion d’une laiterie par des terroristes Houthis (d’obédience chiite) a provoqué la mort de plusieurs dizaines de personnes . Puis, tout récemment, ce sont 147 morts au Kénya dans un campus universitaire massacrés par les islamistes somaliens d’Al-Chebab.
Que ce soit sous le nom d’Al Qu’Aïda, de Daech ou d’un califat fantôme en voie de réanimation, le terrorisme est sans trêve à la manœuvre. Il fait désormais partie de notre quotidien. Il s’est terriblement banalisé. Il n’est guère de mois, de semaine, de jours même que l’on apprenne un attentat quelque part dans le monde ayant entraîné la mort d’un certain nombre de personnes innocentes, des civils dans la plupart des cas.
***
Certes, le terrorisme est né avec l’homme. Il a toujours existé à l’état latent. Mais il a revêtu des formes très diverses au fil du temps. Il frappait naguère le plus souvent des personnes porteuses de symboles de puissance ou de majesté. Il s’attaque de nos jours à des foules anonymes qui ont simplement eu la mauvaise fortune d’être au mauvais moment au mauvais endroit.
Tous les grand conquérants ont eu à divers moments la tentation de recourir à la terreur pour soumettre leurs adversaires, depuis les Mongols jusqu’à Guillaume le Conquérant (pour « pacifier » le Northumberland obstinément rebelle). Mais c’est la secte des « Assassins » qui porté ce genre de méthode de contrôle des populations d’un genre un peu particulier à un niveau de perfection rarement égalé dans l’histoire.
Rappelons que la secte des « Assassins » , dont la terreur était l’arme principale, a été fondée au Moyen Orient –ce n’est pas un hasard- par Hassan, un ismaélite d’obédience chiite. Enfermé dans sa forteresse d’Alamout, ce dernier, puis ses disciples, ont fait régner la terreur pendant pas moins de 150 ans dans tout le Moyen Orient parmi les dignitaires. Ces derniers vivaient dans la crainte permanente de perdre leur vie aux mains des « fédaviès », les exécuteurs proprement dits prêts à tuer et à mourir. C’était un moyen de domination politique fort efficace. Jusqu’au jour où les Mongols, excédés, ont mis un terme à leurs activités en leur donnant systématiquement la chasse afin de les exterminer jusqu’aux derniers. Mais l’on reconnait déjà les caractéristiques des attentats suicides si fréquents de notre temps.
Ces actes fous sont, certes, commis par des fanatiques ou des illuminés, au nom de leurs principes, ou au nom de Dieu. Mais quelles qu’en soient leurs motivations, les moyens sont toujours les mêmes, semer la terreur et intimider l’adversaire de façon à le détourer de son but ou, de l’amener à déguerpir ou tout simplement de le faire disparaître.
Le terrorisme est, par excellence, l’arme des faibles, ceux qui, individus ou groupes, n’estiment n’avoir pas d’autres moyens pour se faire entendre. C’est souvent l’arme du faible au fort, le premier ne reculant devant rien pour faire reculer le second. Son arme principale est l’effet de surprise. Mais ce n’est pas toujours le cas.
Rappelons précisément la « Terreur » pendant la Révolution française qui était bien, n’en déplaise à nos amis socialistes qui se sont complu à la célébrer sous François Mitterrand-, un épisode de terrorisme d’ Etat symbolisé par la guillotine. Il a été méthodiquement appliqué par ceux qui disposaient de la force armée pour combattre leurs adversaires en situation d’infériorité . Cela été aussi le cas lors de la création d’Israël, comme on l’a vu, bien qu’il soit malséant de rappeler aujourd’hui cet épisode peu glorieux qui a marqué la naissance de l’Etat hébreux.
Comme on vient de le voir, le terrorisme peut donc être un moyen de poursuivre une certaine politique (pour paraphraser Clausewitz qui appliquait ce principe à la guerre).
De nos jours, le terrorisme s’est multiplié et modernisé. Il était sélectif. Il est devenu universel. Il était ciblé. Il est devenu aveugle. Il frappe de tous temps, en tous lieux, le plus souvent par surprise, sous les prétextes les plus divers, des plus raffinés au plus stupides. Pourquoi se développe-t-il ainsi ?

René Girard nous explique que le désir mimétique, la volonté d’imiter, et de rivaliser est le fondement de la violence chez l’homme. Incontestablement le terrorisme actuel comporte un effet d’imitation très accentué. C’est devenu une véritable mode morbide et mortifère. Sinon comment expliquer les motivations de ces hommes et ces femmes qui, les uns après les autres, entourent leur ceinture d’explosifs pour aller se faire sauter au milieu d’une foule, pour entraîner le plus grand nombre possible de personnes dans la mort ?
***
Pour simplifier grossièrement, en dehors de l’Afghanistan et du Pakistan, le terrorisme intéresse principalement 4 zones, à savoir l’Europe, les Etats-Unis, l’Afrique et le Moyen Orient. Le terrorisme revêt certes des formes variées selon le lieu, avec, cependant, une constante : c’est toujours l’Islam qui est à la manœuvre, jamais le christianisme, le bouddhisme, le taoïsme ou le confucianisme. ll faut y voir sans doute un hasard de l’histoire religieuse de l’humanité . Quoi qu’il en soit, il semblerait bien qu’aujourd’hui comme autrefois, l’Islam génère la violence et l’intolérance, comme la poule pond des œufs ou le pommier produit des pommes.
En Afrique, l’Islam inspire vaguement le terrorisme local qui y trouve une justification commode. Il relève, en fait, largement du banditisme féroce hérité des guerres civiles et tribales qui ont marqué la post colonisation et le départ des Européens.
Pour l’Europe et les Etats-Unis, le terrorisme, toujours, bien entendu, animé par l’Islam, vise moins à déstabiliser des sociétés bien trop enracinées pour se laisser ébranler par quelques tueries occasionnelles vite cantonnées puis sanctionnées, qu’à « punir » les infidèles, les Occidentaux débauchés bien entendu, et notamment , les communautés juives. Celles-ci ont l’immense tort d’être fort bien intégrées. Elles servent opportunément de « boucs émissaires » à des fanatiques qui, précisément, sont incapables de s’intégrer, les malheurs des Palestiniens aux mains d’Israël ne servant que de justificatif commode. C’est l’esprit de vengeance qui domine ici, l’Islam punitif, une variété fort répandue.
Reste le Moyen Orient devenu le « terrain de jeu » par excellence du terrorisme qui y trouve toutes les raisons du monde, conflits entre Etats, entre tribus, entre clans, entre religions, de s’adonner librement à son sport favori. Il consiste à tuer des gens à coup de bombes, de kalachnikovs ou de mines, au nom d’Allah. Tous les moyens sont bons.
Un facteur dominant néanmoins est la rivalité millénaire entre l’Islam chiite, celui de l’Iran, et l’Islam sunnite, représenté par l’Arabie saoudite et une kyrielle de petits Etats secondaires ou satellites. On sait que les musulmans chiites sont fortement minoritaires, 15 % pas plus de la population de la région, contre 85 % pour les Sunnites. Le terrorisme au quotidien, faute de guerres conventionnelles trop lourdes et trop coûteuse, est devenu le moyen normal d’entretenir des relations ordinaires avec le voisin et de régler commodément les différends de frontières qui peuvent surgir.
Les deux acteurs principaux de la région, les deux « poids lourds », sont donc l’Iran et l’Arabie saoudite, l’Egypte ne jouant plus aujourd‘hui qu’un rôle plus effacé. Ce sont eux qui mènent et le jeu directement ou par groupes ou mouvements interposés.
Dans ce cadre régional, le terrain de jeu favori du terrorisme est occupé, au centre, par trois pays structurellement instables et turbulents, le Yémen, l’Irak, la Syrie ( le Liban auparavant), avec, aux extrémités du périmètre ainsi défini, la Somalie des Chébbabs et l’ Afghanistan des Talibans. L’objectif de ces mouvements terroristes est de tenter, à coup d’attentats et de massacres, de déstabiliser encore davantage des structures étatiques encore faibles et flageolantes. C’est ainsi que le Moyen Orient, 70 ans après la dernière guerre mondiale, est maintenu dans un état quasi permanent de turbulences et d’instabilité sans trêve ni repos, une espèce de chaudron infernal où peuvent mijoter à loisir tous les conflits possibles et imaginables entre ethnies, races, religions, clans, tribus et Etats.
En conséquence, faute d’Etats solides, stables et structurés capables de mettre en œuvre une bonne gouvernance, le Moyen Orient n’a pas été en mesure depuis 1945 d’instaurer un ordre étatique stable. Dans ce contexte, la religion est devenue un véritable poison culturel qui mobilise toutes les énergies des élites et les détourne de leur véritable tâche. Elle serait bien évidemment de mettre en œuvre des politiques de développement durable au profit des populations qui stagnent dans une pauvreté abjecte. Ici, l’Islam apparaît, une fois de plus, comme un obstacle culturel quasi insurmontable au progrès et à la modernité .
De ce fait, le Moyen Orient accumule au fil des années un déficit culturel qui paraît de plus en plus difficile à combler en termes d’éducation, d’apprentissage des libertés, et d’amélioration de la condition féminine. A cet égard, dans ces régions, la femme apparaît encore comme un être de statut inférieur, destiné à être mis étroitement sous tutelle dans le cadre de la famille ou de la société musulmane. La femme, et sa place dans la société, sont, en effet, considérées comme le facteur déstabilisant majeur susceptible de porter atteinte à l’équilibre des sociétés musulmanes traditionnelles. C’est notamment le cas en Afghanistan, au Pakistan et même en Egypte. Emanciper les femmes, c’est ouvrir la porte au désordre social, au dépérissement des liens familiaux voire d’attenter à l’Islam.
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A vrai dire, l’Europe ou le Moyen Orient n’ont pas l’exclusivité du terrorisme. Il est planétaire. Les pays où les touristes occidentaux peuvent se promener en toute sécurité couvrent un espace qui se rétréci d’année en année. Peu de sociétés, peu de nations échappent à ce fléau . Il frappe aussi bien la Chine avec les Ouigours que la Russie avec les Tchétchènes et maintenant l’Afrique avec Boko Haram ou la Somalie avec les Al-Chebabs .
Le terrorisme n’a souvent pas de visage. Ou plutôt , il en a plusieurs. Il en a parfois trop. Car beaucoup de ces mouvements extrémistes qui naissent et disparaissent sans cesse relèvent purement et simplement d’une démarche proche d’une anarchie meurtrière, sans objectifs politiques bien définis si ce n’est le désir morbide de tuer . C’est ce qui rend particulièrement ardue la lutte contre le terrorisme. Il n’a pas non plus toujours de territoire bien défini .C’est bien d’ailleurs l’obstacle auquel les Américains se sont heurtés, en vain, en Afghanistan où le combat opposa it une armée régulière à des guérilleros.
Ceci étant, il faut bien reconnaître que le terrorisme moderne présente bien des avantages pour les groupes qui veulent y recourir. Il est commode , bon marché et quasiment à la portée de tous, car remarquablement économe en termes de moyens. Quelques fusils d’assaut démodés, quelques kilos d’explosifs ramassés achetés pour une poignée de dollars dans n’importe quel bazar oriental (ou place Clichy) feront parfaitement l’affaire du terrorisme ordinaire. Reste à trouver les hommes. Ils ne manquent pas. Ils sont aisés à trouver parmi les centaines de milliers, voire les millions de Jeunes désœuvrés, sans emplois, sans formation ni éducation, sans perspectives qui errent dans les rues de tant de cités au Moyen Orient ou même dans les rues de nos cités frappées par le chômage.
En effet, on le rencontre aussi bien chez nous, dans nos quartiers pourtant dotés de toutes les commodités d’un pays moderne . Ici, la recette est différente. Il suffirait, semble-t-il, de motiver les candidats au terrorisme par l’apprentissage de quelques versets sommaires soi-disant tirés du Coran, dans la mosquée du coin , en prison ou sur les réseaux sociaux et l’affaire est faite. On a fabriqué quelques soldats d’Allah supplémentaires prêts à verser le sang de l’infidèle, celui qui habite juste à côté .
A l’inverse, la lutte contre le terrorisme est extraordinairement onéreuse. La guerre en Afghanistan contre les Talibans, guerre au trois quarts déjà perdue, a coûté pendant près de 10 ans, aux USA des sommes fantastiques et, fâcheusement, d’une efficacité douteuse : plusieurs trillons, plusieurs dizaines de milliards de dollars. Aux terroristes, l’opération n’a pratiquement rien coûté : le coût de quelques heures d’entrainement pour apprendre à piloter des avions gros porteurs : une modeste poignée de dollars. Et pour que résultat magnifique! La destruction des deux tours jumelles du World Trade Center et plus de 2000 morts . Comble de satisfaction, c’est l’ennemi lui-même, l’Amérique, qui a fourni les armes pour mener l’opération à bonne fin : les deux avions de l’American Airlines et de l’United Airlines . On ne peut rêver mieux. Et, en France, combien va coûter au budget de la défense nationale le stationnement de quelques 10 000 soldats dans nos rues pendant 6 mois au moins?
Quoiqu’il en soit, il est manifeste que les volontaires de la mort n’ont guère manqué que ce soit au Pakistan, en Irak ou en Libye ou récemment au Yémen ou au Kénya. Tous les motifs, mêmes les plus futiles, les plus invraisemblables, les plus incompréhensibles sont bons pour faire périr son voisin. Le terrorisme frappe ainsi sans discrimination les Chrétiens que les Musulmans ne supportent pas (en Egypte, au Pakistan et un peu partout au Moyen Orient), les Chrétiens contre les Musulmans (au Mali), les Musulmans entre eux, Sunnites contre Chiites, bref, tous individus, toutes collectivités qui ne sont pas en concordance parfaite avec la communauté dominante à laquelle appartiennent les terroristes
Il atteint, là encore sans discrimination, hommes femmes et enfants, dans les lieux de passage fréquentés, ou les lieux de rassemblement, marchés, casernes, les lieux de prières, églises ou mosquées à l’occasion, sachant bien que pour les auteurs de ces atrocités « Dieu reconnaîtra les siens » . En l’occurrence, il s’agit d’Allah. Les hommes sont toujours prompts à mettre Dieu au service de leurs crimes. Cela leur sert de justification.
Le terrorisme n’existe pratiquement plus en terres chrétiennes, après, reconnaissons- le , des siècles de sauvageries en tous genres. N’oublions pas la Saint Barthélémy et les guerres de religion qui ont ensanglanté le sol de l’Europe tout au long du 16° siècle. Là, il s’agissait, il est vrai de faire peur certes, mais aussi purement et simplement d’ éliminer les fidèles de l’autre religion, celle d’en face.
Mais aujourd’hui le terrorisme à caractère religieux est presque exclusivement le privilège des Musulmans, ou plus précisément de cette frange extrémiste désignée sous le vocable d’Islam radical. On tue au nom d’Allah plutôt qu’au nom de Dieu. Piètre satisfaction pour les victimes il est vrai. Il a frappé en France en ce début d’année, aussi en Angleterre en à Madrid précédemment.
Mais nos pays ont été épargnés, grâce au Ciel, pour l’instant de ces machines à tuer en masse que sont les voitures piégées. Là, les morts se comptent par centaines et les blessés par milliers. En revanche, on sait s’il en a été fait grand usage ailleurs, en Irak, en Syrie et maintenant au Yémen. Ce sont des procédés d’autant plus terrifiants que la parade est extrêmement difficile à mettre en œuvre, surtout dans des pays où les ressources budgétaires sont limitées, les services de renseignements rudimentaires et l’appareil policier inadéquat.
Mais, pour l’instant tout au moins, sa terre de prédilection demeure le Moyen Orient, cette zone de turbulences perpétuelles que rien ne semble devoir apaiser . Là, le terrorisme contemporain ne recule devant aucune atrocité, décapitations en série ou à « l’ancienne » ou même le bûcher comme pour ce malheureux pilote jordanien brûlé vif dans une cage de fer. C’est qu’il s’agit de « faire atroce » pour alimenter les images d’épouvante qui iront alimenter les écrans de télévision de par le monde. La télévision est devenue un instrument de choix pour le terrorisme à grand spectacle. Sa cible est évidement les téléspectateurs de nos pays qui ne rechignent pas excessivement à se faire peur devant l’écran, pour autant que le coup ne passe pas trop près.
Voilà donc les fruits amers de ce « printemps » de l’islamisme radical dont nul ne concevait qu’il puisse naître si promptement des cendres du « Printemps arabe » célébré avec bonheur voici peu par les médias extasiés du monde entier. Il est vrai qu’en termes de naïveté la presse occidentale n’a pas son pareil au monde, toujours prête à prendre ses désirs pour des réalités. Comme si les pays étrangers dans le Tiers Monde en quête de changement devaient obligatoirement s’aligner sur le modèle occidental et emprunter les mêmes cheminements que lui. Cette illusion a nourri toutes les interventions françaises et américaines en Libye, en Irak, en Afghanistan, bref un peu partout où nous avons cru bon de mettre les pieds. Aujourd’hui la Libye attaquée par Nicolas Sarkozy, inspiré par un soit- disant philosophe , – est en plein chaos. Al Qu’Aïda s’y taille une place de choix par la terreur. A quand le tour de la Syrie ?
Dès lors que faire ?
Une politique étrangère ne se bâtit pas à coups de bons sentiments ni de morale bourgeoise . Un doigt de cynisme teinté d’un soupçon de réalisme ne messied pas. Nous avons voulu combattre le terrorisme en dehors de nos frontières ? Nous l’avons importé chez nous.
Pour être réaliste il faut prendre conscience, comme les présidents occidentaux, américains ou français auraient intérêt à le faire, de la triste leçon des 30 dernières années. C’est que le meilleur rempart contre le fanatisme religieux et le terrorisme qui lui est étroitement associé sont ces tyrans laïques ou non, disparus ou toujours en place : Saddam Hussein en Irak, Kadhafi en Libye, Bachar el-Assad en Syrie . Inspirés par une bonne conscience bourgeoise inepte nourrie de nos chères valeurs et un aveuglement naïf, nous avons cru indispensable de les faire disparaître ou d’envisager de le faire. Pour mieux voir fleurir les pires atrocités sur leurs ruines. Beau travail …
Après tout, Mustapha Kemal, qui n’était pas un tendre, lorsqu’il a voulu faire de la Turquie un pays moderne, n’a rien trouvé de mieux que d’imposer la laïcité de gré ou de force, en employant la manière forte à l’occasion, si nécessaire pour éliminer ou plus précisément, cantonner un Islam à l’époque omniprésent. Et cela a marché. A l’inverse, avec Erdogan, le Premier Ministre turc actuel, l’Islamisme militant, et donc intolérant, est en passe de reconquérir le terrain perdu.
Sur le plan intérieur, la tâche n’est guère facilitée par la présence, bâtie par nous -mêmes, de communautés plus ou moins soumises à l’influence de l’Islam, et donc susceptibles à tout instant de dériver marginalement, pour des raisons circonstancielles, vers un radicalisme dangereux. Mais il est vrai que nos sociétés ne sont pas sans défense ni dépourvues de moyens techniques efficaces susceptibles d’être mis en œuvre pour contenir la menace.
Reste qu’un équilibre toujours délicat est à observer entre sécurité et liberté. Dans des cas extrêmes, il est assuré que l’opinion sera prompte à renoncer aux libertés en faveur de la sécurité, tant il est vrai qu’aucune société moderne ne peut vivre en permanence dans la crainte quotidienne d’un attentat. Les Pieds Noirs en Algérie pendant la guerre et les Israéliens de nos jours ont connu et connaissent encore ce genre de situation intolérable et difficile à vivre. Il est aisé de prêcher à autrui la morale et la modération à distance dans l’espace et dans le temps.
Sur le plan externe, l’intervention en Afghanistan est l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire. Après les Russes, les Américains s’y sont cassés les dents et les Talibans sont déjà de retour. L’exemple à suivre vient peut-être, pour une fois, de la Russie soumise au terrorisme tchétchène. La solution a consisté à mettre en place un gouvernement tchétchène musulman, parfaitement étranger à toutes nos normes habituelles de la démocratie. Il est odieux, bigot, arriéré et féroce. La condition féminine y est détestable. Mais le gouvernement de Ranzan A . Kadyran maintient, d’une poigne de fer, l’ordre interne et la paix avec la Russie. Il n’y a plus d’attentats terroristes. Le pouvoir russe ne lui en demande pas plus.
Faisons- en autant. Cessons de vouloir à tout prix implanter la démocratie et les libertés publiques et privées dans des sociétés où elles ne peuvent manifestement pas germer . Il faut pratiquer le droit de non-ingérence, l’anti- Bernard Kouchner en quelque sorte. Nous ne nous en porterons que mieux.
A cet égard, quelle bourde historique magistrale le fameux Laurence d’Arabie a commise dans les années 20 pour aller fédérer les tribus de la péninsule arabique pour les libérer de la tutelle turque ! Cet agité –le Bernard Henri Levy de l’époque- aurait bien mieux fait de les laisser tranquilles et se débrouiller toutes seules. Nous aurions aujourd’hui un Moyen Orient beaucoup plus serein et paisible.
Car, après tout, quel décret divin, quel ordonnance venue du ciel ont fait de nous les justiciers et les réformateurs de tous les pays du monde ? Devons-nous modifier, formater le monde entier à l’image de nos principes, de notre droit, de nos valeurs, de nos habitudes et de nos coutumes ? C’est ici que l’arrogance naïf de l’Occident montre son vrai visage, celui de l’innocence.
Il faut s’y résigner : le monde à l’image de l’Occident, dans ses vertus et ses faiblesses, n’est pas pour demain, n’en déplaise à Francis Fukuyama, dont le livre , « La fin de l’histoire », constitue la plus fabuleuse pitrerie intellectuelle des temps modernes. Il n’est pas étonnant qu’il ait connu un tel succès de libraire. L’esprit de l’homme éclairé est toujours friand de balivernes.

Attentats : une marche pour rien?

Ils mangèrent du raison vert et leurs enfants ont eu les dents agacées

Comme le disait tantôt suavement l’ineffable Edouard Balladur, « il ne faut pas bouder son plaisir ». Ne boudons donc pas notre plaisir de voir la France, pour une fois, rassemblée dans une marche « historique » -comme on dit aujourd’hui à tout propos- contre le terrorisme islamique ; une Assemblée nationale entonnant tous partis confondus la Marseillaise, une première depuis près de 100 ans ; un président de la République enfin dans son rôle à la tête de l’Etat ; et un Premier Ministre qui a trouvé, lui, des accents de Chef de l’Etat.
Mais il faut se demander si nous ne sommes pas une fois de plus en train de céder à l’ivresse des mots et à l’euphorie d’une cohésion nationale miraculeusement retrouvée. Or c’est précisément là que le bât blesse. Car la France reste coupée en deux. Ne nous voilons pas les yeux comme on le fait à plaisir depuis 30 ans. Le fond de l’affaire est que le terrorisme est l’enfant légitime, ou le sous-produit, d’une immigration forcenée à majorité musulmane. Cette immigration a créé les conditions idéales pour l’implantation du terrorisme sur le territoire national. Mais, hélas, au-delà du problème du terrorisme, les conséquences réelles pour notre pays en sont infiniment plus graves. Il s’agit tout simplement de notre identité nationale. A cet égard, deux livres récents à succès annoncent la fin de notre pays comme nous l’avons fait nous même sans relâche et sans aucun succès, depuis près de 30 ans. L’immigration, voilà l’ennemi.

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