De la Russie (d’aujourd’hui et de toujours)

En guise de prologue

L’objet de cette réflexion n’est nullement mettre en question la grandeur de la Russie. C’est un pays immense par sa contribution au patrimoine culturel de l’humanité dans tous les domaines de l’art, architecture, littérature, musique, peinture etc… Peu de nations ont autant apporté à l’homme et à l’art. Peu de nations ont aussi su faire preuve d’autant de courage et d’abnégation devant l’adversité. Il s‘agit simplement de souligner ici brièvement quelques traits qui abîment quelque peu le visage public de la Russie et en gâte la fréquentation. Chaque pays présente une face au soleil et une face d’ombre. C’est la face d’ombre de la Russie que nous allons évoquer maintenant.

***

Au risque de passer pour un russophobe invétéré, comment ne pas être frappé par trois constantes historiques dans le comportement collectif de la Russie à travers les siècles, aussi bien au temps des Tsars que celui de l’Union soviétique, qu’aujourd’hui avec Vladimir Poutine :
– la première est l’incapacité de concevoir la gestion du pays sur un mode autre qu’autoritaire, et non selon les normes du modèle démocratique de type occidental,
– la seconde est un instinct prédateur irrésistible qui la pousse à tenter de mettre la main sur tout pays, ou tout territoire passant à sa portée, en les choisissant de préférence petits et faibles.
– la troisième enfin est le culte du secret et de la dissimulation. On pourrait y rattacher un penchant marqué pour le mensonge public. La censure d’Etat est enfin un trait quasi permanent qui a pesé sur la créativité de la littérature russe.

Lire la suite

Vladimir Poutine est-il atteint d’autisme ?

Vladimir Poutine est, selon une étude américaine, atteint d’une forme atténuée d’autisme. Ainsi s’expliquerait son regard fixe et le fait qu’il n’écoute personne. Ce n’est pas exclu.
Mais ce qu’il y a de sûr est qu’il a une idée fixe : remettre tôt ou tard la main sur l’Ukraine pour reconstituer l’Empire russe. Et c’est pourquoi n’a pas prêté la moindre attention aux propos tenus par François Hollande et Angéla au cours de leur énième toute récente mission à Moscou pour « sauver la paix ».
C’est qu’il n’a aucune raison de le faire. Ils n’ont « rien à lui vendre », sauf une vague promesse de l’atténuation, voire la suppression des fameuses sanctions », dont on a pu voir qu’elles ne servent rigoureusement à rien et que Vladimir Poutine s’en moque éperdument. Depuis le temps, l’Occident devrait savoir que les dirigeants de la Russie, comme avant ceux de l’Union soviétique auparavant, sont largement insensibles à l’argument économique. Ils traitent le niveau de vie des Russes et leurs ressources comme une espèce d’édredon capable d’absorber n’importe quel choc conjoncturel. Ils peuvent le gonfler ou comprimer à loisir, au nom du patriotisme russe, du souvenir de la grande guerre patriotique et de la lutte contre l’ennemi héréditaire, l’Amérique Et grâce à la vodka… potion magique, panacée universelle, qui permet aux Russes de tout supporter. D’ailleurs Vladimir Poutine, en fin connaisseur de l’âme russe, vient d’en abaisser le prix. Ce n’est pas un hasard.

Lire la suite

Requiem pour Vladimir Poutine

Malheureux Vladimir ! Quand il est allé aimablement participer au dernier G20 en Australie, en novembre dernier, savez-vous ce que le Premier Ministre australien, ce grossier personnage, n’a rien trouvé de mieux à lui dire en guise de bienvenue : « Je vous serre la main (sous-entendu, parce que je ne peux pas faire autrement), mais il faudrait cesser de menacer l’Ukraine ». Oser dire cela au représentant de la première puissance mondiale (enfin après l’Amérique, la Chine, l’Europe, l’Inde, le Japon, le Lichtenstein et bien d’autres). Mais quel toupet !

Et les reproches de pleuvoir de tous côtés tout au long de la session à telle enseigne que Poutine n’a eu d’autre ressources que de s’enfuir précipitamment de cette maudite réunion, comme un cancre chassé de la classe, sans que personne ne lui serre la main, sauf les policiers casqués de service chargés d’assurer sa sécurité. Et encore ces derniers n’avaient-ils guère le choix, étant précisément en service. On en avait le cœur serré pour lui.

L’Ukraine, toujours l’Ukraine, c’est assommant à la fin. Alors qu’il y a tellement de choses bien plus intéressantes à évoquer comme les ballets du Bolchoï ou les exportations de vodka, les poupées russes ou les ventes de peaux de castor etc. etc. Mais voilà. C’est comme ça. Les Occidentaux, dont on sait qu’ils veulent la perte de la Russie, depuis toujours, ne pensent qu’à ça. Pas de chance.

Lire la suite

Ces Français renégats qui partent faire le Djihad

1° Mais il faut au préalable rappeler une évidence que l’on aurait tendance à perdre de vue. Ce triste phénomène, qui fait la Une des médias,- est-, en fait, parfaitement banal et marginal. Marginal, car il ne concerne qu’une poignée de jeunes crétins désœuvrés et désorientés, dépourvus de cœur et de cervelle. On en aurait identifié formellement deux ou trois et on parle allègrement de plusieurs centaines. Mais qu’en sait-on exactement ? De toute façon, sur une population de 63 millions de personnes, c’est quand même fort peu. L’effet grossissant de la télévision et des médias qui adorent gonfler les chiffres à plaisir pour frapper les esprits est évidemment ici à l’œuvre. Banal, car on sait que la nature humaine est, dans certaines circonstances, capable des pires atrocités. Cela s’est vu en tout temps et en tous lieux. Notre époque n’y fait nullement exception. En troisième lieu, ces manifestations sordides qui exercent sur nous une sorte de fascination perverse, sont largement le fruit de l’action d’internet et des médias. Il est tellement plaisant de frissonner d’horreur devant son écran de télévision.
Sans cela, ces épisodes sinistres cesseraient d’attirer l’attention et seraient promptement ramenés à leur place, celle d’un petit tas d’ordures sans intérêt. Il y a clairement une mise en scène médiatique. C’est exactement ce que cherchent ces malheureux.

Lire la suite

L’Ukraine et le coup de bluff de Vladimir Poutine

Poutine joue avec le sort de l’Ukraine comme un gros matou s’amuse avec une minuscule souris. Il joue aussi avec les nerfs du monde occidental qui voudrait tant que ce cauchemar s’en aille de lui-même pour qu’il puisse enfin retourner tranquillement à ses petites occupations quotidiennes. Hélas, le problème ukrainien a la tête dure.

Cette affaire a eu au moins de mérite de révéler au monde le vrai visage de Vladimir Poutine que l’on avait presque oublié après les fastes somptueux des Jeux de Sochi. Panem et circences disaient les anciens Romains. Nous avons eu les jeux du Cirque blanc et maintenant il nous faut avaler le pain noir de la géopolitique. Tout a son prix.

Lire la suite

Reflexions sur la mort violente d’un jeune militant de gauche

Cette mort, aussi douloureuse qu’elle soit, n’est, après tout, qu’un bien triste accident dans une rixe entre jeunes surexcités et de bords opposés. Rien à voir avec l’abominable affaire Mérah froidement préparée et exécuté, ou l’agression d’un militaire à la Défense. Il faut savoir raison garder.

Il n’empêche… Le rituel politique de rigueur exige la mise en scène, hautement médiatisée, d’une apparente indignation, unanimement partagée, de la droite à la gauche, devant la montée imminente du « fascisme ». L’occasion est trop bonne. L’épouvantail du fascisme va être, fort opportunément, ressuscité de ses cendres. Il vient d’ailleurs d’être illustré récemment sur nos écrans par le défilé sinistre des « hommes en noir », marchant au pas cadencé, copie conforme, (sans doute tiré des archives) des SS de feu Himmler (certains journalistes devraient avoir honte ! Il est vrai qu’ils sont de simples stipendiés). La République est clairement en danger : Aux armes Citoyens… La droite, et l’extrême droite, n’ont qu’à bien se tenir. L’exploitation politique, et l’amalgame, sont toujours au rendez-vous, au moment opportun.

Lire la suite

Immigration et élections : la droite pourra-telle encore gagner ?

Les futurs « trends » démographiques en France et l’évolution corrélative de l’électorat potentiel de la gauche

Intervention d’Yves-Marie Laulan au colloque de l’Institut de Géopolitique des Populations du 13 avril 2013

I – Introduction : Le constat

Nous allons être contraints de faire un peu de démographie. Pourquoi ? Parce que les électeurs, actuels ou potentiels, sont des hommes et des femmes venus d’ailleurs, lesquels, s’ils sont naturalisés ou ont pu ou pourront acquérir la nationalité française. Mais ce sont des électeurs, comme vous et moi. Autrement dit, à terme, un nouvel immigré est un électeur potentiel ; une nouvelle naissance de même. En conséquence, chercher le poids électoral des communautés immigrées dans l’avenir nous oblige à savoir quelle va être l’évolution démographique desdites communautés.

Pour cela il faut examiner :

a) Ce que nous enseignent les expériences étrangères (Taylor Dillen) et les travaux de Lahyre ?

b) Les matériaux dont nous disposons : pas de statistiques ethniques mais des informations indirectes. Le dernier recensement date de 1999, il y a 13 ans.

Les statistiques de l’INSEE – et de l’INED – sont un prodige mathématique, avec découpage des statistiques en rondelles de saucisson avec, pour les immigrés déjà installés, de subtiles distinctions entre la 1re, la 2e, la 3e ou la 4e génération, ceux qui sont nés en France, à l’étranger, à Pampelune ou à Moscou. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits. ll ne faut pas être exact, mais il faut être précis. Telle est la devise de l’INSEE. Il faut y voir, entre le goût de la complication propre au génie français, la volonté délibérée de « tromper l’ennemi », c’est-à-dire le lecteur moyen comme vous, et de noyer le poisson par une présentation volontairement byzantine qui exige un décryptage savant à chaque ligne.

Lire la suite