La guerre civile à venir

Une guerre civile est-elle inévitable ? Faudrait-il l’appeler de nos vœux ? Car une guerre civile aurait le triste mérite de clarifier une fois pour toutes le débat qui se joue en France au lieu de condamner la France à la mort lente par strangulation ou étouffement au travers de l’inévitable islamisation de notre pays, processus qui est clairement en route et que rien ni personne ne semblent devoir arrêter.
Rappelons qu’à un taux de croissance de 2 %, une population double en 35 ans, à 3 % elle double en 25 ans, à 3,5 % elle double en 20 ans. Ainsi le veut l’inexorable loi des intérêts composés qui commande l’évolution du volume d’une population dans le temps. Il s’agit, bien entendu, du potentiel de croissance de la population musulmane en France.
L’islamisation gagne de proche en proche tel un cancer malin, toutes les cellules du corps social français. Et nul ne s’en soucie.
Mais de quoi s’agit-il, comme aurait dit le général Foch ?

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Comment lutter contre l’inévitable islamisation de la France ?

Une politique démographique sélective

I. Le constat

1° Définitions : qu’est-ce que l’islamisation ? C’est le fait que la communauté musulmane aujourd’hui minoritaire avec 7 à 8 millions de personne selon certaines sources, soit autour de 12,5 % de la population, devienne un jour majoritaire ou proche de la majorité. Par la force des choses, cette situation lui permettrait, à terme, d’imposer à la population d’accueil sa culture, ses mœurs, sa religion, ses lois et ses coutumes. Comme le général de Gaulle l’aurait dit « en la circonstance, la France ne serait plus la France ».

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Mes voeux pour 2016

Chers Amis,

Meilleure année 2016.

Car l’année 2015, qui vient de se terminer, a été une année odieuse. Elle a été marquée, en son début et à son terme, par d’infâmes massacres perpétrés par des assassins français (enfin, de passeport), contre d’autres Français, jeunes et innocents de tous crimes, si ce n’est précisément, d’être nés français.
Les Fêtes se terminent dans la tragédie, sur le deuil d’une centaine de familles françaises inconsolables, frappées dans leur affection avec la perte d’un fils, d’une sœur, d’amis fauchés, dans la fleur de leur âge, par des imbéciles au teint olivâtre, armés de leur haine et de Kalachnikovs. Et ce ne sont pas les hommages officiels multipliés à l’excès par notre président, soucieux de polir une bonne image en vue des prochaines échéances électorales, qui y changeront quelque chose.

Certes, l’homme s’habitue à tout. C’est d’ailleurs comme cela qu’il survit, en s’adaptant. Et les Français se sont bien habitués à l’anormal, au bizarre devenu notre quotidien. Car n’est-il pas inhabituel à voir, en temps de paix, des soldats français, en tenue camouflée (parfaite pour se dissimuler dans nos villes), équipés de matériel de guerre, patrouiller dans nos rues pour protéger d’autres citoyens français et cela depuis un an. Car, nous dit-on, (pour justifier l’incurie de nos gouvernants), la France est en guerre. Une « drôle de guerre » pour le moins. Si ce ne n’est pas là la définition même de la guerre civile, j’aimerais bien que l’on me l’explique. Et qui l’a déclaré cette fameuse guerre ? Qui nous a préparé à la mener ?

En fait, c’est le fruit empoisonné longuement mûri, en 30 ou 40 ans, de la patiente constitution d’une communauté étrangère au reste de la nation, par la religion, la langue, « le désir de vivre ensemble », ce que l’on appelait, au temps jadis, le « patriotisme » ou l’amour de la patrie. C’est une notion étrangère à nos esprits aujourd’hui où on ne parle plus de « la France » mais de la « République », sempiternellement coiffée de son chapeau postiche, les « valeurs » de ladite, (pieuse invocation qui remplace, dans la bouche de notre Premier Ministre, l’Inch Allah des Musulmans).

Mais le pouvoir, habitué au déni de réalité depuis toujours, se voile pieusement la face et se console avec des célébrations officielles creuses mille fois répétées. Mais ce n’est pas cela qui va consoler les pères et les mères qui ont perdu leurs enfants. La Bible nous le disait déjà : « C’est Rachel qui pleure à cause de ses fils et ne veut pas être consolée parce qu’ils ne sont plus » (Jérémie 31, 15).
Bref, tout est à reconstruire après bientôt 5 longues années de pourrissement socialiste. Le chantier est immense. Il faut tous s’y mettre, actifs et retraités compris.
Adieu la pétanque.

Amitiés,

Yves Marie Laulan

Croissance démographique et réchauffement climatique

La lutte contre la pollution est une priorité comme l’atteste la récente conférence COP21 et il faut s’en réjouir.
Mais elle a laissé dans l’ombre un paramètre essentiel de cette équation qui est la croissance démographique au plan mondial. Elle va passer de 7,3 milliards à plus de 11 milliards en 2100. Mais cette expansion se vérifie surtout au niveau de l’Afrique dont la population va quasiment quadrupler en passant de 1,2 milliard à 4,2 milliards.

Ce constat se démontre aisément. Si la pollution générant l’effet de serre est réduite de 20 % mais que la population mondiale croît dans le même temps de 20 %, toutes choses égales par ailleurs, le niveau de pollution restera rigoureusement identique. Si la pollution est réduite de 50 %, hypothèse clairement hypothétique, mais que la population de la planète augmente de 50 % en même temps, le niveau de pollution et le réchauffement climatique resteront inchangés. Or la population mondiale va passer de 7,5 milliards à environ 10/11 milliards fin 2100 et celle de l’Afrique va quadrupler.
Il ressort de ce qui précède que ce que l’on pourra faire en matière de lutte contre le réchauffement climatique sera inefficace si l’on n’agit pas en même temps sur le paramètre démographique. Car il existe une liaison étroite entre réchauffement climatique et croissance démographique.

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Petit inventaire de ce qu’il faudrait faire… et que l’on ne fera pas

« Silence, on assassine »

Chose curieuse et qui ne peut manquer de frapper les esprits non prévenus, le défilé sur nos écrans de cette association d’assassins donne l’image de visages au teint olivâtre, avec des traits levantins, souvent barbus (mais pas de délit de faciès je vous prie), parlant arabe, avec des prénoms et des noms arabes, musulmans bien entendu, mais pourtant tous de nationalité française. C’est le triomphe éclatant de l’intégration à la française (Ou alors les médias les ont choisis exprès).
Mais surtout pas d’amalgame, pas de stigmatisation (loi Gayssot et consort).
Par ailleurs, l’observation, telle qu’elle nous est fournie par la presse, révèle l’organisation de réseaux qui se sont peu à peu constitués au nez et à la barbe des pouvoirs publics. Ces réseaux souvent montés selon une structure familiale de type interactif mettant à l’œuvre – souvent à leur insu, mais pas toujours – des parents, frères, sœurs, cousins, cousines, amis et voisins.
Enfin, dans les 3/4 des cas, les voisins interrogés, décrivent ces criminels sous des dehors paisibles, des gens fort sympathiques : jusqu’au jour où ils tuent aveuglément. C’est le processus de radicalisation invisible et instantané désormais bien connu selon lequel un brave jeune homme sans histoire, portant les paquets de la voisine âgée, se transforme du jour au lendemain en un tueur froid, implacable et sans pitié. Par quel miracle ? Miracle de l’internet, miracle de l’iman radical, miracle du voyage en Syrie, ou simplement du copain radicalisé. En tous cas, merveille de « l’intégration à la française ». Et comment le débusquer ? C’est comme pour les souris : quand on en voit une, c’est qu’il y en a dix.

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des attentats qui vont hanter François Hollande

Yves-Marie Laulan Paris le 24 novembre 2015
Des attentats qui vont hanter François Hollande

On savait que François Hollande était nul en termes de croissance et de lutte contre le chômage. On savait aussi qu’il était le fossoyeur de la société française avec sa loi sur le mariage gay, couplée avec la réduction drastique des allocations familiales pour les familles françaises moyennes, celles qui travaillent et qui paient les impôts, au profit des familles nombreuses immigrées, souvent musulmanes, à la fécondité prolifique.
Mais le dernier clou planté dans son cercueil de président nul seront les attentats qui ont endeuillé Paris pour longtemps. Et ce n’est probablement pas fini. Car jamais deux sans trois, dit le dicton. Tout le monde attend donc le 3° attentat, qui risque d’être encore plus meurtrier. Oui mais quand ?
Sa responsabilité est énorme, colossale, gigantesque. Et voici pourquoi. Il a fait de la France le « ventre mou » de l’Europe. Les terroristes d’hier, et ceux de demain, peuvent s’en donner à cœur joie. Pourquoi se gêner ?
1° En premier lieu, rappelons que la gauche qu’il incarne a toujours été favorable à l’immigration, terreau du terrorisme, mais qui fabrique aussi des électeurs dociles votant traditionnellement pour une gauche porteuse de subventions et d’aides en tous genres. Lui-même, on s’en souviendra, a été élu grâce aux deux millions de voix apportées par les électeurs immigrés et leurs descendants, très majoritairement musulmans. Ce genre de cadeau ne s’oublie pas. Mais ce n’est rien à côté des bourdes en série qu’il a commises au cours de son mandat, lesquelles nous conduisent au bord de l’abîme.
2° En effet, constatons un gigantesque « fiasco » en termes de renseignements et de prévention. Les attentats de Charlie Hebdo en janvier auraient quand même dû mettre les pouvoirs publics en alerte rouge. Mais rien de sérieux n’a été fait. Dès lors, ou ils sont négligents, ou ils sont impuissants. Oh, bien sûr il y a eu quelques piquets de soldats montant une garde dérisoire devant les synagogues et les magasins kacher. Ceci étant, les frontières passoires de l’UE sont restées intouchables et les terroristes libres de se balader sans contrôle aucun, avec armes et bagages, c’est le cas de le dire, de part et d’autre de nos frontières. Ces criminels ont donc été libres de circuler sans entraves sur tous les axes, grands et petits, du territoire national, jusqu’au cœur de Paris, où ils ont pu commodément frapper. On croit rêver. Mais Il ne fallait surtout pas toucher à Schengen., pierre angulaire de l’Europe en construction.
3°Mais il y a plus. Comment ne pas voir que François Hollande a agi comme une sorte de Tartarin de Tarascon national, accumulant les déclarations guerrières et les provocations sans avoir le moindre moyen de tenir ses engagements ? Car enfin.
Etat-il vraiment nécessaire d’aller s’engager seul en Syrie où nul intérêt national fondamental ne nous retient, au risque d’attirer la foudre sur nos têtes ? Et c’est bien ce qui s’est produit. Il a agi comme un enfant au zoo qui va tirer pour s’amuser la moustache d’un tigre sans se préoccuper de savoir si la porte de la cage est bien verrouillée.
En l’occurrence il est à craindre que la motivation de Hollande était bien plus sordide. A l’approche des élections régionales, qui risquaient d’acter l’effondrement de sa cote de popularité dans les sondages en raison de désillusions apportées par une politique économique désastreuse, il s’agissait de se poser en chef de guerre triomphant sur le théâtre des opérations extérieures. Et d’envoyer nos Rafales larguer des bombes sur quelques crottes de chameau éparses dans le désert libyen. Ce qui est aussi efficace que de vouloir attraper des moustiques avec des gants de boxe. Opération aussi grotesque que bouffonne, comme peut en attester n’importe quel expert militaire.
Mais cette « gesticulation » militaire avait surtout pour objet de rassurer le bon peuple et le convaincre que «l’ on faisait quelque chose » . Car elle permettait rapporter de superbes images pour la télé de Rafales rugissants décollant de jour comme de nuit du pont du porte-avion Charles de Gaulle. A nouveau, comment ne pas penser à Tartarin, le célèbre chasseur de casquettes d’Alphonse Daudet, dont la devise était, on s’en souvient, « fen de brut » « faisons du bruit ». Mais le vacarme des réacteurs des Mirages va-t-il couvrir les sanglots de parents des jeunes morts du Bataclan, victimes de l’impéritie d’un président incapable et maladroit ?
4°Ce qui ressort à l’évidence de cet épisode peu glorieux est que nos forces armées, affaiblies par les ponctions et les saignées opérées par les présidents précédents, y compris celles opérées par l’ineffable Nicolas Sarkozy, ne sont plus en état d’intervenir, même modestement à l’extérieur et de défendre efficacement le territoire national contre une poignée de terroristes, une dizaine au plus. Engager des troupes au sol, seul moyen efficace de lutter contre les djihadistes en Syrie ? Il n’en est pas question, faute de moyens.
Et voilà notre cher président embarqué dans une « tournée des popotes » à l’étranger d’un nouveau genre pour quémander humblement l’aide de nos voisins et amis. Lesquels, Etats Unis compris, n’ont guère montré d’enthousiasme jusqu’à présent pour s’enrôler dans une nouvelle croisade contre les féroces infidèles venus du Moyen-Orient. On les comprend un peu. Eux non plus ne veulent pas s’attirer des ennuis avec Daesch, ou EI ou le Califat, quel que soit son nom. Que les Français se débrouillent. Ils n’avaient qu’à rester tranquilles . Qui sème le vent récolte la tempête.
En revanche, et c’est une grande consolation, les déclarations de solidarité n’ont pas manqué. Et des ampoules bleu – blanc -rouge se sont allumées aux quatre coins du monde avec des Marseillaises entonnées à satiété. C’est quand même moins compliqué que d’envoyer de soldats et ça se voit mieux, même de loin, surtout à la télé.
5° La leçon de l’histoire est que tout pouvoir qui n’est pas en mesure d’assurer la sécurité de ses administrés perd toute légitimité politique. Le pouvoir de François Hollande n’est plus légitime. Il ne tient que par la rouille ou la peinture. C’est un gouvernement de faillite. La France est ici victime des institutions de bronze crées par le général de Gaulle pour des hommes politiques de sa stature. Quand le pouvoir est occupé par des médiocres, comme aujourd’hui, ces institutions le conservent en état de coma avancé, ou jouent le rôle d’attèles qui maintiennent en place tant bien que mal le membre mort ou en état de décomposition avancée.
Quand on pense que ce gouvernement conserve à sa tête un Premier ministre, au coup de menton mussolinien, dont la principale préoccupation , à la veille des attentats, était de constituer avec LR, un front républicain contre le Front national de Marine le Pen, l’ennemi commun, porteur des miasmes du fascisme le plus abject. Quelle vision. Quel sens de l’histoire du présent.
Et dire que ce même gouvernement conserve pieusement en son sein comme Garde des Sceaux, Christiane Taubira, « Madame prisons portes ouvertes », laquelle n’a cessé d’affaiblir notre droit pénal pour le soumette à la torture de son libéralisme juridique extravagant, déjanté et pervers. Sa seule présence est une injure à la noblesse de la fonction qu’elle occupe, et à la dignité nationale.
Mais soyons assuré que François, expert dans l’art d’accommoder les restes, songe sans tarder au profit politique qu’il va pouvoir retirer de cette sinistre tragédie nationale. Déjà, sa cote a remonté de quelques points. Alors, les présidentielles, pourquoi pas ? Les Français sont si faciles à berner.

Pavane pour cent jeunes sacrifiés

Ils étaient jeunes, ils étaient beaux, ils étaient insouciants, ils étaient cent, garçons et filles, et ils sont morts… C’est le massacre des Saints Innocents, version moderne.
Ce sont des balles de guerre, celles qu’on utilise dans les tranchées ou les déserts en guerre, qui les ont fauchés dans les cafés ou les rues, bien de chez nous, ces balles et ces fusils que l’on peut se procurer pour trois sous, place de Clichy, pas loin d’ici.
Ils sont morts pour une guerre injuste, pas celle de Péguy, celle d’aujourd’hui, celle qui n’a pas de nom, pas de visage, pas de sens. Tuer pour tuer, allez comprendre…
Ce sont les « fous d’Allah, nous dit-on, qui font ça. Oui, des fous tout court, fous de rage, fous de haine, fous du désir de détruire et de tuer. Ils ne savent même pas pourquoi.
Alors pleurer devant les caméras, pardonner sur écran, des fleurs, des bougies, des beaux discours, des hommages comme s’il en pleuvait. Oui certes, mais ce n’est pas comme cela qu’on reconstruit un monde brisé ou qu’on ressuscite des vies fracassées.
Je suis, moi, plein de colère, de fureur et de rage. Car le sang de ces innocents crie vers le ciel.
Et tant pis pour les médias qui dégoulinent de bons sentiments et tant pis pour le discours officiel pétri de bonne conscience.

Les nouveaux migrants vont nous apporter le fascisme

Yves-Marie Laulan Le 2 novembre 2015

Les « nouveaux » migrants apporteront le fascisme
ou un succédané

En octobre 2015, pas moins de 218 000 migrants provenant de tous les coins du Moyen-Orient et d’Afrique ont abordé les rivages de l’Europe. Encore un petit effort et le petit million ardemment réclamé par Angela Merkel, Mutter Angela Merkel, sera largement dépassé .
Le scénario de l’avenir est clair et limpide : l’Europe va vivre sous une menace démographique effroyable qui va nécessairement se concrétiser dans les années à venir mais dont on distingue déjà les prémisses. Les mécanismes démographiques sont implacables. Impossible d’y échapper. Car les réservoirs humains des flux migratoires au XXI° siècle sont inépuisables : au Moyen-Orient, ils se chiffrent en dizaines de millions ; en Afrique, en centaines de millions.
Que font les gouvernements européens face à ce déferlement prévisible? Rien, si ce n’est préparer leurs prochaines échéances électorales.
Que font les responsables de la Commission européenne ? Rien, si ce n’est saucissonner ces flux compacts en tranches plus digestibles destinées à être avalées de gré ou de force par les différents membres de l’Union européenne.
Jamais la stupidité, l’aveuglement, la veulerie de l’Europe et de ses responsables n’auront été éclairés d’une lumière aussi cruelle.
***

Un phénomène sans précédent
Mais il faut s’arrêter un moment sur ce qui se passe sous nos yeux. Car nous assistons sans comprendre, muets, stupéfaits et impuissants, à un évènement hors du commun, sans précédent dans l’histoire contemporaine de l’Europe .
Songeons combien, il y a encore quelques années, il fallait combien de documents, de démarches, de paperasses pour aller d’un pays à un autre, en franchissant une frontière : un passeport non expiré, avec photo ressemblante, aux dimensions règlementaires, souvent un visa, ou alors une carte d’identité, en cours de validité, pour les heureux ressortissants de l’Union européenne. Parfois des certificats sanitaires étaient exigés pour s’assurer que le passager en instance n’allait pas importer de dangereuses maladies dans la population du pays .A cela s’ajoutaient les contrôles tatillons à la douane pour savoir si l’on ne transportait pas des substances dangereuses sur soi, ou dans ses bagages, voire des explosifs, dans d’innocents tubes de pâte dentifrice, ou même dans les semelles de nos chaussures.
Mais, ces temps-ci, toutes ces précautions sont jetées gaiment à l’eau de la rivière. De véritables troupeaux humains en colonnes serrées passent hardiment les frontières de l’Europe sans s’arrêter, les mains dans les poches et sans que l’on demande le moindre document d’identité.
Normal : ce sont des migrants. Alors, tout est permis. Ainsi le veut l’idéologie ambiante. Un nouveau statut, celui de de « migrant cheminant », s’est ainsi créé peu à peu. Et il autorise tout, comprend tout, justifie tout, sans restriction. Qui aurait le cœur de les contrôler ? Car ces migrants sont, bien sûr, des réfugiés politiques éminemment sympathiques et malheureux. En quête de liberté politique et d’épanouissement spirituel. Ils veulent échapper l’oppression, la persécution, l’insécurité, dans leurs pays. Mais ils fuient aussi , et pourquoi pas, la misère et la pauvreté , sachant bien qu’une Europe compatissante les attend au bout de la route. Il convient, en conséquence, de les accueillir de tout cœur ainsi réserve aucune. D’ailleurs ils en ont le droit. C’est le droit d’asile « spontané » dérivé du droit d’asile légal.
On est ici, en effet, en présence d’une création juridique bizarre, biscornue, enfantée par des juristes et des politiciens ingénus il y a quelques années ; Ils ne savaient pas qu’ils étaient en train d’enfanter un monstre aux contours incertains. Ce droit bénéficie à toute personne étrangère qui, sous les prétextes les plus divers, est en droit de réclamer son dû au pays qui les reçoit : droit à l’accueil, au logement, au pécule, à la Sécurité sociale, à l’éducation, à la justice. Et, à terme, à la nationalité. Et le tout gratuitement, sans contrepartie quelconque. Conséquence évidemment prévisible : le nombre de demandeurs d’asile s’enfle d’année en année pour atteindre des proportions incroyables. Réponse du gouvernement : réduire les délais de traitements des dossiers. Or les refus vont, dans l’instant, augmenter le nombre les émigrés clandestins qui ont de bonnes chances d’obtenir une régularisation administrative quelques années plus tard. Et la noria continue.
Qui pourrait maintenant nier que nos populations n’ont pas d’inépuisables réserves de charité chrétienne de la plus belle eau ? Qu’a-t-on besoin de Secours catholique ou des Restaurants du cœur pour nous rappeler à nos devoirs d’êtres humains, membres à part entière de la grande famille de l’homme ? Il suffit de déplier n’importe quel quotidien pour savoir ce que nous devons faire. Et si nous n’avons pas compris le message de nous-mêmes, nos gouvernements, nos innombrables associations caritatives, nos généreux reporters et journalistes sont là pour nous rappeler à notre devoir humanitaire. Ah mais !
Une menace qui risque d’emporter notre civilisation
Mais revenons sur terre. Il faut bien voir que cette colossale vague d’immigration est doublement dangereuse pour l’Europe car :
-Il s’agit, bien entendu d’une immigration ethnique à forte composante arabe,
mais aussi africaine (déjà), il ne faut se voiler la face (mais horreur, il ne faut pas être raciste…. C’est mal),
-au surplus, on est en présence d’une immigration religieuse qui vient consolider les positions de l’Islam sur notre territoire national. Que va-t-il se passer si, d’aventure, les Musulmans de l’intérieur font un jour cause commune avec ceux venus de l’extérieur ? Cela s’est vu , dans le passé.
En d’autres temps, on aurait exigé, horresco referens , de ces nouveaux arrivants de renoncer à leurs pratiques religieuses. Mais cela n’est plus à la mode. Nos sociétés profondément déchristianisées et imbues de tolérance religieuse, et de tolérance tout court d’ailleurs, n’envisagent pas une seconde de faire autre chose que de laisser l’Islam consolider paisiblement ses positions sur notre sol . En attendant les prochains attentats qui vont inévitablement se produire mais aussi favoriser l’alimentation hallal et la niqab. Mais surtout, ne succombons pas à la hideuse islamophobie qui ronge la paix sociale et détruit l’ordre de nos rues. Les Musulmans sont nos frères. Il faut les aimer. …en attendant qu’ils nous remplacent.
L’Europe sans défense.
Pourquoi ces flots ininterrompus ne se tarissent-il pas ? Tout simplement parce qu’une fois franchies les portes de l’espace de Schengen aucune barrière ne s’oppose à leur passage. Le traité de Schengen sonnera-t-il le glas d’une l’Europe incapable de défendre son territoire ? Car notre Europe a été bâtie sur une pyramide d’illusions
C’est d’ailleurs là que l’on apprécie pleinement l’incroyable sottise de la création de l’espace de Schengen par des idolâtres de l’Europe dépourvus de la moindre culture historique ou géopolitique. Comme si l’Europe devait pouvoir contempler sereinement un avenir infini de paix , de concorde et de sécurité interne et externe, et cela pour les siècles des siècles . Tout simplement parce que, pendant 70 ans, l’Europe n’a connu aucune guerre, aucun conflit. Significatif (à part le conflit de Sarajevo dans les années 90 promptement étouffé sous les bombes américano-otaniennes). D’où le sentiment parfaitement illusoire d‘une impunité totale, d’une sécurité acquise pour l’éternité. Rien ne peut plus nous atteindre.
Mais voilà. La menace n’a pas disparu. Elle a simplement changé de visage. Elle ne se présente plus de nos jours sous les uniformes vert-de-gris de naguère, mais sous les traits pitoyables de malheureux en quête de sécurité, de logements sociaux, d’éducation gratuite et d’aide sociale généreuse. Les sociétés européennes ont atteint un tel degré de décomposition morale qu’elles ne disposent plus des réflexes élémentaires qui commandent leur survie, comme ces gros oiseaux de jadis, Moas ou Dodos, incapables de voler, disparus depuis longtemps des îles du Pacifique. Les Mélanésiens débarquant de leurs pirogues pouvaient aisément les abattre à coup de bâtons. Les Européens en sont là. Mais le problème est que ce sont eux, aujourd’hui, les gros oiseaux sans ailes.
Soyons clair : les migrants sont un cheval de Troie au sein de l’Europe. Nous avons vécu, et nous vivons encore sous la bannière du slogan plaisamment illustré par Jean Yann : « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Rien de plus faux, rien de plus trompeur. Le monde réel, en dehors des frontières de l’Europe est dur, cruel, brutal et sans pitié. C’est un monde où le cocktail de bons sentiments dont nous enivrons à chaque instant n’a aucun cours. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle de nombreux Afghans, Pakistanais et Ethiopiens, qui viennent grossir les rangs de nos « bons » migrants, sont commodément assimilés aux « malheureux » syriens chassés par la guerre. Mais croyez -vous que le passage de nos frontières va les rendre plus attentifs à la conditions de leurs femmes infortunées traitées comme des créatures inférieures ?
Une fois chez nous, ils continueront, bien sûr, à se comporter de la sorte, comme ils l’entendent, mais à l’abri des volets fermés des logements sociaux qui leur seront attribués , gratuitement bien sûr, tout en profitant largement des délices de nos allocations familiales, et autres avantages sociaux . Eh oui , George Dandin…… Les migrants emportent leurs mœurs et leurs coutumes à la semelle de leurs chaussures. L’actualité nous apprend la mort par lapidation d’une femme afghane accusée d’adultère. Toujours dans l’actualité, une femme, au Pakistan cette fois, est brûlée vive pour avoir refusé de se marier de force. Et ce sont ces gens- là que l’on prétend nous faire accepter par communautés entières, pour l’amour de l’humanité?
Comme si la menace venue de l’étranger devait revêtir uniformément le même visage, celui de tanks défilant en rangs serrés. Comme si l’entrée de foules en masses compactes ne présentait pas exactement les mêmes dangers, et même davantage. Car les tanks peuvent être refoulés ou détruits. En revanche, une fois entrés, il est quasi impossible de déloger ou de déplacer des indésirables, même de force. L’expérience montre abondamment qu’ils s’implantent promptement sur place et s’incrustent pour toujours.
L’Europe est ainsi victime d’une prodigieuse « arnaque aux bons sentiments » qui occulte une réalité plutôt déplaisante. Car enfin, ne peut-on pas s‘interroger sur ces énormes troupeaux humains qui, comme les sauterelles de la Bible, déambulent sur les routes et les chemins de l’Europe, sans cartes, sans GPS, sans guides. Mais aussi apparemment, sans pain, sans eau , sans équipements contre le froid et la pluie, sans abris ni médicaments. Qui leur sert de repères ? Qui les alimentent ? Qui les financent ? Qui les protègent ? Autant de questions pourtant bien évidentes que nos braves reporteurs au grand cœur ne semblent pas poser, tout à leur attendrissement altruiste.
L’Europe est ainsi la proie de son idéologie abstraite et irréaliste, quand les « bons sentiments » remplacent le bon sens. Les frontières sont toujours nécessaires dans un monde imparfait. Et Dieu sait s’il l’est et le sera aussi longtemps qu’il y aura des hommes, tout comme le recours à la force, ou même à la violence, en faisant à tous les moyens disponibles, de la police et de l’armée. Mais voilà. Encore faut-il avoir la volonté de s’en servir. L’Europe risque fort de périr faute d’avoir la volonté de survivre. : plutôt mourir plutôt que renoncer à ses principes moraux attendrissants, même s’ils se révèlent mortifères.
L’Allemagne un exemple consternant de naïveté
Le cas allemand fait problème. Par quels cheminements bizarres Muter Merkel en est-elle venue à déclencher ce mouvement irrésistible vers « l’Eldorado » germanique, dont elle risque, d’ailleurs, d’en être la première victime politique ? Du moins si on en croit les premières indications sur un retournement de l’opinion en Allemagne, notamment en Bavière. Finis les panneaux « wilkommen » qui fleurissaient au passage des premières vagues de migrants. Mais c’est bien elle qui, par ses déclarations étourdies sur l’Allemagne capable d’absorber un million de migrants ou davantage, a déclenché la phénoménale migration en cours .
Faut-il y voir le sentiment quasi maternel d’une femme privée d’enfants et de vie familiale ? Ou, après le piteux épisode grec, le souci de redorer l’image de l’Allemagne et de la faire apparaître comme une nouvelle « terre d’asile » parmi les nations ? A moins que ce ne soit la préoccupation, évidemment moins généreuse, de combler à bon compte le déficit des naissances allemandes (au moins 3 millions de personnes) de façon à fournir des bras à bon compte à l’industrie allemande.
Ou encore tout simplement un accès inattendu d’ « hubris », cette forme d’ivresse qui frappe les responsables politiques trop longtemps restés au pouvoir. A défaut d’une contestation politique sérieuse, ils sont victimes d’une certaine schizophrénie. Elle leur fait perdre le contact avec la réalité politique au point de les convaincre que tout peut leur réussir, qu’ils peuvent relever n’importe quel défi, aussi insensé qu’il soit. Ne serait-ce pas le cas de l’Allemagne d’Angela Merkel ?
Ceci étant, comment se tirer de ce mauvais pas?
C’est bien simple : il faut empêcher les migrants de quitter leur pays, (serait-ce au prix d’une aide financière gigantesque, le jeu en vaut la chandelle), les empêcher de passer (par terre ou par mer), les empêcher de pénétrer (dans notre territoire).Et les rapatrier de gré ou de force s’ils ont quand même réussi à entrer chez nous. Cette triple interdiction suffirait à elle seule à tarir considérablement le flot de la migration.
Car, lorsque les candidats à une immigration heureuse sauront ce qui les attend en Europe et sur les chemins qui y mènent, par le biais de téléphones satellites dont ils sont abondamment pourvus, nul doute que ces flux migratoires se tariront d’eux- même. Sinon, il faudra bien utiliser la manière forte, c’est-à-dire avoir recours à nos moyens militaires pour se défendre de cette invasion paisible.
Mais ce ne sont certainement pas nos responsables politiques actuels placés sous la haute surveillance des médias et des organisations caritatives qui seront capables d’agir ainsi. Alimentés au biberon de l’humanitarisme, gavés des principes généreux d’une idéologie caritative, emmaillotés dans le cocon des droits de l’homme, ils sont de facto frappés de paralysie.
Pourtant, au-delà d’un certain seuil, le public, jusqu’ici largement indifférent et passif, risque de se réveiller. Il va se sentira menacé dans sa sécurité, dans sa façon de vivre, dans son niveau de vie. Il va sans aucun doute réagir et peut-être basculer d’un excès de laxisme à un excès de panique. C’est l’inévitable retour de bâton que provoque une politique de redressement trop longtemps différée. Dès lors, la pression de l’opinion portera au pouvoir des hommes nouveaux qui formeront un gouvernement de Salut Public. Il se chargera de la « sale besogne », manu militari, que nos gouvernements « mous » auront été bien incapables de mener à bien. Et nos chères libertés risquent fort d’être malmenées au passage. C’est le prix à payer pour la sécurité, comme dans toutes les périodes d’exception.
L’afflux de migrants risque fort de tuer nos libertés, comme les marins venus de loin apportaient jadis la peste dans les ports où ils abordaient.

L’Europe malade de l’Allemagne?

Yves-Marie Laulan Paris le 12 octobre 2015
l’Europe malade de l’Allemagne ?

L’Allemagne d’Angela Merkel serait-elle, à son tour, frappée par les trois coups du destin : le crash d’Andréas Lubitz, pilote de la compagnie aérienne Germanwings, la monstrueuse tromperie de Volkswagen et enfin l’effarante « boulette » de la Chancelière, confrontée avec la crise des migrants, versant étourdiment de l’huile sur le feu au lieu de colmater la brèche. Bien plus, voici que, tout dernièrement la Deutsche Bank, la principale banque allemande donne à son tour des signes de fragilité avec des pertes de 7 milliards d’euros qui ont, dans l’instant, entraîné une baisse en Bourse de 20 %. L’Allemagne, jusqu’ici considérée comme le pilier de l’euro, le roc économique inébranlable sur lequel l’Europe d’après- guerre est ancrée, serait-elle devenue subrepticement un « colosse aux pieds d’argile », d’une inquiétante fragilité derrière une apparence de force et de sérénité ?
Le crash de la Germanwings révèle l’étonnante légèreté des contrôles d’une compagnie aérienne renommée. Celle-ci n’a pas hésité, sans états d’âme excessifs, à confier un avion chargé de passagers confiants aux mains d’un pilote fou dont la fragilité psychologique avait été avérée, sans erreur possible, par de multiples diagnostics médicaux étalés sur plusieurs années. Mais qui s’est préoccupé de les demander, de les consulter et enfin d’en tirer les conséquences logiques ? Mieux valait sans doute fermer les yeux sur le recrutement d’un pilote moins couteux dans une filiale de la compagnie mère, la Lufthansa. Rentabilité avant sécurité.
L’affaire Volkswagen tire ses racines d’une origine analogue. On peut la résumer par un adage bien connu : « si la température ne nous convient pas, cassons le thermomètre ». Il fallait mettre les véhicules allemands aux normes de pollution exigées aux Etats-Unis, tout en conservant de bonnes performances en matière de prix, de consommation de carburant et de vitesse. Ce n’était pas possible. La quadrature du cercle. Mais un peu d’imagination y a suppléé : un logiciel magique logé dans le tableau de bord permettant de déjouer les tests indiscrets. Et voilà le tour joué. A ceci près que la confiance dans le « made in Germany » risque fort de « passer à la casserole » pour longtemps.
La monnaie repose, on le sait sur la confiance. Mais c’est aussi la confiance qui fonde les relations entre les nations au sein de l’Europe. On était familier avec la faiblesse traditionnelle de la France qui engrange chaque année, bon gré mal gré, quelque 80 à 90 milliards de déficit extérieur à telle enseigne que son endettement extérieur va bientôt égaler le montant de son PNB et tutoyer la dette de la Grèce. Mais baste, peu importait. La France, c’est bien connu , qu’elle soit à gauche ou à droite, ne sait pas et ne saura jamais gérer son économie.
Car il y avait toujours à ses côté l’Allemagne, la grand sœur raisonnable et généreuse, fourmi épargnante prête à servir d’ombrelle à la cigale française qui pouvait en toute impunité emprunter à des taux historiquement bas pour financer ses déficits devenus chroniques. Mais que va devenir le couple franco-allemand si la France structurellement boiteuse est désormais mal soutenue par une Allemagne qui trébuche à son tour ? Ce couple va-t-il illustrer la fable de « l’aveugle et du paralytique » au grand dam d’une Union européenne dont on mesure aujourd’hui toute la fragilité à l’épreuve de la crise des migrants.
Car les réalisations de la construction européenne que les eurocrates extasiés exhibaient avec la fierté d’un Tartarin exposant les dépouilles des fauves abattus, -Union européenne, euro, espace de Schengen-, se révèlent à l’usage, et à l’épreuve, singulièrement fragiles. Un grand nombre de pays membres au nord de l’Europe renâclent sans vergogne devant les quotas de migrants que la Commission européenne et les gouvernements français et allemands prétendent leur imposer, au nom de l’amour de l’humanité et de la solidarité européenne. C’est qu’ils ont l’instinct du bétail que l’on mène à l’abattoir. Ils savent bien plus ou moins confusément que, crise humanitaire ou pas, ces flux de migrants emmènent avec eux leurs problèmes, leurs religions et leurs préjugés et leurs prétentions menacent à terme leur identité, leur façon de vivre et la paix sociale de leurs pays
Déjà, dans les camps en Allemagne, messieurs les migrants proclament hautement qu’il n’est pas question de renoncer à la Charia pour leurs femmes, -Ligue des Droits de l’Homme ou pas-, tout en refusant de manger du porc cher à la population d’accueil et en réclamant à haute et intelligible voix de la viande hallal. Quand même. Il faut savoir vivre. Et cela aujourd’hui. Qu’en sera-t-il demain ?
En fait, la seule solution raisonnable devant ces flots humains venant d’outre Orient serait soit, de refuser simplement et simplement de les recevoir,- après personne ne leur a demandé de venir- soit de les loger dans de camps provisoires, mais certes confortables, de réfugiés, avec engagement de les ramener chez eux ultérieurement, de gré ou de force. Nullement de les installer sur place à demeure. Mais lequel par nos gouvernements pusillanimes oserait tenir un discours aussi musclé, humanitarisme médiatique oblige ? Car les médias, alertés par les associations charitables de service, sont là qui guettent le moindre faux pas, comme des vautours autour d’une bête malade.
Il faut appeler ces migrations pour ce qu’elles sont : une invasion. Et une invasion religieuse qui plus est. Or une invasion est un acte de guerre. Et, à la guerre, il faut savoir se défendre. Angela Merkel, excellente comptable et manœuvrière politique de talent, en est-elle capable ? N’a-t-elle pas montré ici les limites de ses capacités « d’homme d’Etat » ?

L’Ukraine en péril

Yves-Marie Laulan Paris le 2 avril 2014

L’Ukraine en péril

Le problème de l’Ukraine s’enracine clairement dans la situation catastrophique de son économie. Pourquoi l’Ukraine est-elle en état de faillite virtuelle ? C’est bien là le nœud du problème. Car si ce pays avait des finances en équilibre avec une économie prospère, il n’aurait pas eu besoin d’appeler à l’aide l’Union européenne, si bien que Poutine n’aurait pas eu l’occasion de venir se mêler des affaires ukrainiennes.
Rappelons que l’Ukraine a un énorme problème d’endettement. Le déficit des paiements extérieurs atteint 8 % du PNB, et au cours des deux prochaines années, en 2014 et 2015, ce sont 35 milliards de dollars qui viennent à échéance. Par ailleurs, les réserves de change sont au plus bas, les banques sont à court de liquidités et l’endettement atteint 180 % du PIB, des taux « grecs ». Notons, au surplus, qu’entre1996 et 2013, la population de l’Ukraine a perdu 7 millions de personnes en raison d’un des plus faible taux de fécondité d’Europe (1,1 enfant par femme) et, sans doute, d’une forte émigration.
Sur le plan de l‘économie, le tableau n’est guère plus plaisant. Depuis 1991, l’économie de l’Ukraine s’est contractée de 30 % alors même que celle de la Russie augmentait de 20 % pendant la même période.
Un article récent de la presse économique allemande observait qu’en 2012, le PIB par tête en Ukraine était de 6,394 dollars, soit 25% inférieur au niveau atteint un quart de siècle plus tôt. En revanche, si l’on compare la situation de l’Ukraine avec celle des quatre pays anciennement sous la domination soviétique qui adopté l’économie de marché dans le cadre de l’Union européenne, Pologne , Slovaquie, Hongrie et Roumanie, on constatera que le PIB par habitant s’est élevé à 17 000 dollars,150% de plus qu’en Ukraine. On comprend dans ces conditions que les Ukrainiens se soient révoltés .
Cette situation est d’autant plus surprenante, ou même aberrante, que l’Ukraine possède un potentiel économique tout à fait respectable avec des terres agricoles qui comptent parmi les plus riches au monde (le fameux tchernozium), des gisements en minerais abondants ( fer ,charbon), une industrie lourde héritée de la période soviétique (aciers, tuyaux, fonte), fort peu compétitive il est vrai, mais robuste néanmoins et une industrie chimique active .
Mais l’Ukraine doit importer 90 % de son pétrole de Russie et une grande partie de son gaz, d’où une dépendance perpétuelle vis-à-vis de la Russie, cette dernière n’étant nullement ennemie de la manipulation du prix, voire même de l’interruption pure et simple des approvisionnements en énergie, pour ramener sa voisine à la raison, comme au bon temps du régime soviétique . De fait , la Russie, le 1° avril, n’a pas hésité à augmenter de 40 % le prix du gaz vendu à l’Ukraine. De quoi lui maintenir la tête sous l’eau, voire à l’asphyxier complètement.
En dépit de ces atouts, victime de la crise de 2008 et de la chute du prix des matières premières, d’une compétitivité très médiocre et d’énormes problèmes de corruption, l’Ukraine dispose d’un niveau de vie inférieur à celui de la période soviétique d’où un réel problème de pauvreté. En conséquence, le banque centrale fait tourner la « planche à billets » et la valeur de la monnaie nationale, l’Hryvnia, s’effondre . Il s’ensuit que l’aide russe, ou occidentale, à elles seules, ne suffiront pas à sortir l’Ukraine de l’ornière.
Au vu de ce qui précède, il est clair que la situation affligeante de l’économie ukrainienne ne peut s’expliquer que par une gestion économique très médiocre voire aberrante. C’est là que la réaction violente des manifestants de la place Maiden trouve ici sa justification en raison de l’incompétence criante de son ancien gouvernement.
Une réorganisation énergique de l’économie ukrainienne s’impose donc, à commencer par le relèvement sensible des prix intérieurs de l’énergie, tant pour la consommation domestique qui encourage des gaspillages considérables, que pour l’industrie, ce qui favorise des modes de production obsolètes. Il faudra aussi supprimer les subventions multiples favorisant artificiellement tel ou tel secteur économique afin de rétablir la vérité des prix. Par ailleurs il sera nécessaire de laisser flotter l’Hryvnia sur le marché des changes pour que cette monnaie retrouve une parité convenable. Il importe enfin de rétablir la sécurité pour faciliter la reprise du tourisme, source précieuse de devises, et pour rassurer les investisseurs extérieurs.
Cela n’ira pas sans mal et le public en Ukraine pourrait même réagir négativement à la cure d’austérité qui lui sera implosé par cette remise en ordre pourtant indispensable. L’heure de vérité approche pour l’Ukraine, au moment même où la Russie de Wladimir Poutine ne dissimule plus ses convoitises.
En effet, après avoir avalé sans coup férir la Crimée, la Russie tourne maintenant son regard vers les régions russophones ukrainiennes de l’Est et du Sud du pays, Donetsk, Kharkiv, Lougansk et Odessa. Ce sont les zones les plus industrielles : industrie lourde, métallurgie et mines. C’est là que la proposition russe d’imposer à Kiev une réforme de la constitution pour mettre en place une structure fédéraliste prend ici tout son sens. L’appétit ruse n’est nullement calmé avec la Crimée. Car le schéma déjà utilisé pour s’emparer de la Crimée pourrait être mis en œuvre à nouveau avec la même efficacité. Il suffirait que les parlements locaux des régions disposant d’une nouvelle autonomie réclament haut et fort, appuyés par des manifestations savamment organisées, leur rattachement à la mère patrie russe pour que l’Ukraine soit irrémédiablement démembrée. A ce stade, l’absorption du reste de l’Ukraine ne serait plus qu’une question de temps.
Et le rêve de Wladimir Poutine de reconstituer les contours de l’ancien empire soviétique, dont l’Ukraine constitue la pièce maîtresse, serait enfin réalisé.