François Hollande, les migrants et le Code du Travail une belle leçon d’hypocrisie présidentielle 16 octobre 2015

François Hollande, les migrants et le Code du Travail
une belle leçon d’hypocrisie présidentielle 16 octobre 2015

François Hollande, les migrants et le Code du Travail
une belle leçon d’hypocrisie présidentielle.

Notre président bien aimé , -il s’agit de notre président François Hollande vous l’avez tous compris– s’en prend aux « manipulateurs » (de droite bien sûr , car à gauche, on ne manipule jamais) qui veulent nous faire peur à propos des migrants dont la foule se presse à nos frontières.
Il a raison. Manipuler l’opinion publique est très vilain . D’ailleurs, lui François Hollande, n’a jamais « manipulé « le public ». Ainsi, quand il affirmait pendant sa campagne électorale qu’il serait un président « normal », il ne manipulait pas du tout son auditoire. Mais pas du tout. Ainsi quand, à peine élu, le voilà qui se précipite de nuit, en scooter, dans l’alcôve de sa belle du moment , ce n’était pas de la manipulation (encore qu’on ne peut naturellement pas savoir ce qui s’est vraiment passé au cours de ses doux instants de retrouvailles). Car enfin, quoi de plus normal pour un président fraîchement élu que d’agir ainsi. Tout le monde en ferait autant, depuis de Gaulle à Pompidou, en passant même par Chirac . Normal, vous dis-je, d’assouvir ses besoins naturels, toutes affaires cessantes, quand on est porté à la tête de l’Etat.
Ceci étant, si notre président « normal » voulait ouvrir toutes grandes les frontières aux migrants massés à nos portes, il ne voudrait pas, sans aucun doute, en faire dans l’instant des assistés sociaux futurs chômeurs vivant à la petit semaine des chiches subsides de l’Etat . Car il aggraverait ainsi de ce fait la montagne de dépenses sociales en France toujours croissante. Non, il voudrait en faire de bons travailleurs productifs désireux d’apporter leur contribution à l’économie française. Tout cela serait tout à fait normal, comme en Angleterre où les migrants affluent en masse (en partant de Calais). Car ils savent qu’ils pourront y travailler sans obstacles dès leur arrivée. Pourquoi cela ne se passe-r-il pas de même en France ?
C’est que chez nous, les choses se présentent tout différemment. Ce n’est pas qu’il n’y a pas de travail en France. Il y a en a tant qu’on veut. Mais il n’est pas possible pour les migrants, ou pour n’importe quel demandeur d’emploi d’ailleurs, d’entrer librement sur le marché du travail. Chômeur ils sont, chômeurs ils resteront.
Et pourquoi ? C’est là que notre président vénérable, socialiste de surcroît, pourrait faire date dans l’histoire économique de notre pays. Il pourrait même écrire sa page spéciale. Mais comment ?
Pour cela, il suffirait de libérer le marché du travail en France et de supprimer ou, au moins, de simplifier drastiquement le Code du Travail dont le poids et la complexité étranglent lentement mais surement toute velléité de réveiller l’emploi dans notre pays.
Mais comment accomplir ce petit miracle ? La recette est simple. On la retrouve dans tous les rapports qui se succèdent depuis 30 ou 40 ans en France, le dernier en date étant l’excellent rapport Gallois. Le cœur nucléaire de la problématique de l’emploi en France se situe dans la possibilité, pour l’employeur, de licencier librement, si la nécessité s’en fait sentir, et cela sans se faire tabasser (Air France) on séquestrer (Good Year Nord) ou sans payer des indemnités fabuleuses qui mettent en danger la situation financière de l’entreprise.
Mais chacun sait que les syndicats et les salariés, syndiqués ou non, s’y opposent farouchement. Or ces gens-là votent socialiste. Avec les fonctionnaires, c’est la base de l’électorat socialiste dans notre pays. Il n’est donc pas question, pour notre François Hollande, de leur causer le moindre chagrin. Hors de question donc, pour l’amour de migrants qui de toute façon ne voteront pas en France , de procéder à la moindre réforme du marché du travail . Il n’est pas tombé sur la tête.
Il est beaucoup plus commode et beaucoup moins coûteux politiquement, de stigmatiser depuis Bruxelles la droite égoïste sans rien changer en quoi que ce soit le Code du Travail et le marché du travail .
Car c’est cela la vraie manipulation « à la hollandaise ». Notre François y est passé maître. Quand à nos malheureux migrants, ils attendront aux frontières . Après tout, ils en ont l’habitude. On les nourrira de beaux discours génér

Le chômage en France : Un phénomène culturel ?

La France est-elle mariée avec le chômage ? D’aussi loin que je me rappelle, depuis que j’ai commencé à m’intéresser à l’économie et à la situation de l’économie française, j’ai été impressionné par la persistance du chômage en France. En fait, je n’ai jamais connu la France délivrée du problème du chômage. De nos jours, le défi dans notre pays n’est plus, s’il l’a jamais été, d’éradiquer la plaie du chômage, mais de faire en sorte de le stabiliser, ou pour le moins de prévenir son aggravation.

Si bien que l’on est en droit de parler d’une « préférence nationale » pour le chômage au sens keynésien du terme. Le chômage est clairement un phénomène culturel typiquement français.

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François Hollande bat tous les records

Malheureux François Hollande. Il n’a décidément pas de chance. Alors qu’il avait réussi à déjouer tous les pièges au sein du PS savamment posés sur sa route majestueuse vers l’Elysée, il bat, après 18 mois seulement au sommet de l’Etat, tous les records : d’impopularité, de nullité, d’indécision. Rien ne manque à son palmarès. Une vraie « conduite d’échec » diraient les psychiatres.

Pourra-t-il finir son mandat ? Rien n’est moins sûr, dans l’état actuel de choses. Changer de gouvernement ? Cela ne changera rien. C’est de politique qu’il faudrait changer.

En fait, le scénario le plus favorable pour lui serait de dissoudre l’Assemblée, sachant que ce serait immanquablement une majorité de droite qui serait envoyée à au Palais Bourbon. Auquel cas, il ne resterait plus au locataire de l’Elysée qu’à imiter l’exemple de son illustre prédécesseur, et de chausser les chaussures de Jacques Chirac, dans le cadre d’une nouvelle cohabitation, situation éminemment reposante et confortable. Le chemin à suivre serait tout tracé : plus de décisions impopulaires à prendre et passer résolument le « mistigri » à la droite. Laquelle, fidèle hélas, à son passé de droite « la plus bête du monde » serait évidemment fort embarrassée de ce cadeau empoisonné.

Mais, au contraire, François Hollande, s’entête. Il entend bien garder « le cap » sans voir que ce fameux « cap » débouche en fait, sur le néant. Peut-être, après tout, a-t-il perdu le Nord. La vérité vraie est qu’il ne sait pas où donner de la tête et qu’il ne dispose aucunement d’un plan B. Sauf, bien sûr, attendre l’accalmie des élections municipales dans quelques mois.

Car, en matière d’immobilisme, François Hollande en est devenu champion toutes catégories. La France est gravement malade et le médecin à son chevet lit des bandes dessinées. Les deux seules choses qui bougent en France sont les courbes du chômage qui montent inexorablement, celle des impôts qui grimpent aussi vite. Ah j’allais l’oublier, celle de l’endettement aussi. Après le laminage des revenus, c’est aujourd’hui la spoliation de l’épargne qui est en route.

Le fond de l’affaire est que jamais la France n’aura connu un président de la République aussi nul. La plupart des Français finissent par s’en rendre compte. Or, lorsque l’impopularité atteint des niveaux aussi himalayens, cela signifie, qu’on le veuille ou non, que la décote du président élu gagne largement les couches de ceux qui ont voté pour lui, à droite mais aussi à gauche, au sein même du PS.

C’est le cas de François Hollande. Pour faire quand même bonne figure, il n’hésitera pas à avoir recours à la tromperie caractérisée. Il s’en va ainsi murmurant, non pas à l’oreille des chevaux, mais des Français, qui ne sont pas si durs d’oreille, que tout va bien, tout va pour le mieux, tout va aller mieux encore. La preuve : le nombre des chômeurs de moins de 20 ans est en train de baisser. En oubliant de préciser qu’il s’agit là tout simplement de l’effet des contrats aidés par l’Etat, traduisons, payés par le contribuable, à hauteur de quelque 250 000 postes. Une paille.

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Sortir de l’euro ? Oui, mais à quel prix !

Sortir de l’euro ? La bonne blague. Il faut être un parti vraiment à court d’idées pour ressortir cette vieille lune du placard à idées. Et pourtant l’éventualité d’une sortie de l’euro est de temps à autre évoquée, avec le plus grand sérieux, par diverses personnalités politiques en mal d’inspiration. Il s’agit dans leur esprit de sortir, sans douleur, des difficultés inextricables dans lesquelles la France se débat depuis tant d’ années. On voit bien qu’elles ne se sont jamais donné la peine d’étudier sérieusement les conséquences économiques d’une telle décision.

C’est la raison pour laquelle il serait peut-être bon de tordre le cou, une fois pour toutes, à ce « canard » boiteux et cesser d‘entretenir le rêve d’une solution miracle susceptible de sortir la France du pétrin dans lequel elle s’est imprudemment fourrée.

Soyons justes, et soulignons d’entrée de jeu les inconvénients majeurs de l’euro pour notre pays. Ils existent bel et bien. En bref, l’euro nous condamne à la stagnation sans grand espoir de sortie de crise, sauf sursaut national, bien improbable dans le contexte actuel. Pourquoi ?

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L’économie française : un tableau de bord bien sombre

La France traverse une des pires périodes de son histoire économique. La comparaison avec l’Allemagne prospère d’Angela Merkel est affligeante pour nous.

Car il ne faut pas se leurrer et se laisser gruger par les informations savamment distillées par les pouvoirs publics. Ces « bonnes nouvelles », obtenues à « l’arraché », étaient supposées annoncer en fin d’année le miracle de la guérison de l’économie française, grâce aux soins éclairés du bon docteur Hollande.

La baisse de 50 000 chômeurs proclamée récemment n’a guère de sens. Tout économiste un peu sérieux sait fort bien qu’il est aisé par quelques « trucages » statistiques astucieux de donner des couleurs, provisoires hélas, à une série statistique anémiée, celle du chômage par exemple. C’est le temps d’obtenir de grosses manchettes dans la presse avant de passer à autre chose de plus sérieux, les nouvelles sportives par exemple.

Ce genre de procédé bien connu est couramment utilisé pour « embellir » les statistiques du chômage, celles des prix, pour le budget, bref, pour tout agrégat statistique dont il suffit de changer astucieusement la composition en jouant sur les délais de prise en compte de certaines données-clef pour en pervertir le sens. D’autant plus qu’un résultat mensuel ne donne qu’une très médiocre indication sur l’orientation générale de l’économie et qu’il faut attendre patiemment plusieurs mois, voire plusieurs trimestres, pour y voir clair.

Reconnaissons cependant d’emblée un mérite à François Hollande (il n’en a pas tellement). Alourdir la charge des ménages pour alléger celle des entreprises relève de la plus stricte orthodoxie libérale. Il faudrait l’en féliciter. Le malheur veut que cette mesure se situe dans un contexte déflationniste grave, alors que la charge fiscale atteint déjà le niveau d’alerte et cela en l’absence de toute réforme de fond.

Or les remèdes sont archi connus grâce à une pléiade de rapports de qualité, -dont le dernier en date est celui de Louis Gallois- qui psalmodient inlassablement la litanie des maux français : obésité du secteur public et notamment du secteur social ; Etat-Providence atteint d’anémie graisseuse ; rémunérations trop élevées et compétitivité insuffisante, ce qui nous chasse des marchés extérieurs ; rémunérations excessives en regard de la productivité de la main d’œuvre (qualification insuffisante faute de formations adaptées, horaires de travail largement en dessous des normes européennes et des Etats-Unis etc. etc.).

En un mot, et pour le dire un peu brutalement, les Français ne travaillent pas assez et sont trop payés pour ce qu’ils font.

En conséquence, la France, depuis des années, vit largement au-dessus de ses moyens. Notre pays ne « gagne pas sa vie » et vit à crédit comme ces ménages dispendieux qui ne savent pas contrôler leurs dépenses. Bien mieux, les nouveaux emprunts servent, en partie, à payer les anciens. C’est de la « cavalerie » pure, un système Madoff transposé à l’échelle d’un pays. Mais ce petit jeu ne peut durer éternellement.

La preuve en sont le déficit budgétaire (4,1 % du PNB cette année) et l’endettement extérieur (95,1 milliards) lesquels s’alourdissent d’année en année : l’endettement seul va bien bientôt atteindre des niveaux « grecs » : près de 100 % du PNB. C’est la cote d’alerte à ne franchir en aucun cas pour un pays qui ne veut pas glisser dans la catégorie des pays sous-développés. Ces derniers ne survivent que grâce aux aides internationales, fonds de secours européens, FMI ou autres. On en est plus très loin. Et pourtant notre pays se prépare à le faire allègrement, dans l’indifférence du public.

Le gouvernement n’en a cure, de promesses non tenues en promesses non tenus : « demain, nous raserons gratuit », comme le promettait le coiffeur de légende. Il s’est engagé sous la pression de Bruxelles à ramener le déficit budgétaire de 4,1 % cette année à 3,6 % l’an prochain. Mais personne n’y croit plus. Les promesses solennelles, et les engagements de l’Etat, n’ont plus aucune crédibilité, ni devant l’opinion publique, ni à Bruxelles. On assiste, une fois de plus, à une fuite en avant en espérant qu’elle ne se terminera pas « dans le mur ».

Car l’adage ancien : « trop d’impôts tue l’impôt » reste toujours vrai. La preuve par neuf en est le budget de la France. Malgré l’alourdissement de la charge fiscale les recettes ne suivent pas et le déficit budgétaire reste intact, en attendant qu’il se creuse à nouveau.

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Le rapport Gallois : « Choc » ou « pschitt » ?

Voici peu, la scène économique en Europe faisait penser au titre du beau livre de Erich Maria Remarque « A l’Ouest, rien de nouveau ».
C’était le calme plat, les taux d’intérêt en France, à 2,14 % (contre 4,9 % pour l’Italie et 5,9 % pour l’Espagne), restaient historiquement bas, les marchés étaient muets comme des carpes, comme s’il avait suffi que l’inoubliable Sarkozy quitte la scène politique et que le bon docteur Gallois apporte la clef des songes pour que tout rentre dans l’ordre, comme avant. Mais n’était-ce pas le calme avant la tempête ? Et ne sommes-nous pas, en réalité, dans l’œil du cyclone ?

Car deux coups du destin (il manque le 3° qui va surement se faire entendre) sont venus nous rappeler désagréablement à la réalité. C’est d’abord la énième demande d’aide de la Grèce sur fond de manifestations réclamant le versement d’une tranche d’aide supplémentaire (44 milliards d’ici la fin de l’année) et faisant apparaître un nouveau « trou » de quelque 31 milliards d’euros de plus, avec, bien sûr, une demande d’allongement des délais de remboursement. La dette atteindra alors 175 % du PIB avant de progresser vers 200 %. Mais comme le disait avec sagesse le sapeur Camembert : « passées les bornes, il n’y a plus de limites ».
Cette comédie, faut-il le rappeler, perdure depuis plus deux ans avec un rituel bruxellois désormais bien au point. Ce qui fait enrager Christine Lagarde. Revenue au bon sens depuis qu’elle a quitté les Finances pour s’installer commodément sur les berges du Potomac, elle a miraculeusement retrouvé la raison. Mieux qu’à Lourdes. Tout cela pour nous remettre en mémoire que la crise de l’euro n’est nullement réglée et que la Grèce est un puits sans fond (nos concours répétés à la Grèce commencent à avoir un impact négatif significatif sur notre balance des paiements et notre propre endettement).

Le 2°coup est l’annonce que le Moody’s, (suivie dans l’instant par l’INCRA, une nouvelle agence de notation) avait abaissé notre note d’un cran du triple AAA, et cela moins de quinze jours après la publication du rapport Gallois. Les ingrats ! A croire que ces agences de notation ne savent pas lire le bon français et déchiffrer les excellentes intentions de notre gouvernement.
La vérité est que ces agences ont fini par voir ce qui crevait les yeux depuis belle lurette : la situation de l’économie française est absolument désastreuse, avec 10,8 % de chômeurs, la perte de 750 000 emplois industriels en 10 ans, un déficit budgétaire de 4,5 %. Le solde de la balance commerciale hors énergie est passé de +25 milliards à -25 milliards ; nos parts de marché à l’exportation sont tombées de 12,7% à 9,3 % ; la part de l’industrie dans la valeur ajoutée a reculé de 18 % à 12,5 %. Du jamais vu. Sans compter un endettement extérieur qui continue de croître gaîment (86 % du PIB fin 2011, avec une augmentation de 500 milliards sous Nicolas Sarkozy), mais le tout aimablement camouflé sous le voile protecteur de l’euro, c’est à dire de l’Allemagne. Merci, Nicolas Sarkozy.Le réveil est rude.
En revanche les Français sont champions du monde pour les vacances et la durée du travail. Au surplus, nous accueillons, bon an mal an, quelque 250 000 immigrés, la plupart futurs chômeurs ou assistés sociaux. Quel bonheur de venir vivre en France.

Le rapport Gallois avait pour objet de remédier à cette situation catastrophique. Il comporte 22 mesures, toutes pertinentes. Mais la mesure phare est l’allégement des charges de l’entreprise, ramenée dans le Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi élaboré par le gouvernement à 20 milliards (au lieu de 30) et étalés sur 3 ans (au lieu d’une application sur une seule année en 2013). L’objectif est, noblement, de créer un « nouveau modèle de croissance » pour la France. Le mot est joli. Mais pour l’instant le « choc » est sur le papier et dans les esprits. Tout va dépendre de sa mise en application.

On doit à la vérité de dire que ce rapport, mais surtout la suite que le gouvernement se propose de lui donner suscite déjà un certain scepticisme qui se justifie par deux raisons: Trop peu, trop tard.

Trop peu : remplacer un allègement fiscal par un crédit d’impôt n’est pas neutre. Surtout quand cet allègement indirect ne porte que sur 20 milliards d’euros au lieu de 30. Ce n’est plus de la thérapie de choc mais de la médecine douce.

Trop tard : Là encore, étaler sur deux ou trois ans l’application du rapport Gallois au lieu de le mettre en application dès 2013 a pour résultat de diluer dans le temps le résultat à attendre de cette mesure qui risque d’avoir, au mieux, un effet amorti et différé.
Le jugement qui vient à l’esprit est, bien sûr : « bien, mais peut mieux faire ».

On comprend bien les raisons pour lesquelles le gouvernement Ayrault a agi ainsi.
Il est manifeste que l’électorat de gauche (comme celui de droite, grand Dieu), qui ne comprend rien à l’économie, voit d’un très mauvais œil le gouvernement s’engager insidieusement sur la voie de l’austérité. Et encore n’a-t-il encore rien vu. Attendons 2013. Le Premier Ministre doit donc louvoyer avec prudence pour ne pas sombrer dans une situation politique ingérable avec un taux d’approbation inférieur à 20 %, proche de la crise politique majeure.

Par ailleurs, Il faut reconnaître honnêtement que François Hollande a eu malgré tout un certain mérite, et un courage certain de commanditer le rapport Gallois et de le rendre public. Ce que son malheureux prédécesseur à l’Elysée, obsédé par l’élection à venir, s’était bien gardé de faire. Paradoxalement, aujourd’hui, c’est la Gauche qui fait la leçon à la droite. Car augmenter les impôts, réduire la consommation de ménages pour alléger les charges de l’entreprise pour l’inciter à investir et à embaucher relève de la plus stricte orthodoxie économique. La Droite ne l’a pas fait. Mais Il est vrai qu’elle est « la plus bête du monde ».

Ceci étant, il est évident que même si le gouvernement parvient à faire avaler la pilule au PS, tout ne sera pas réglé pour autant. Car il manque à ce dispositif des réformes structurelles sans lequel ce programme risque fort de rester inopérant : c’est l’abandon des funestes 35 heures, la flexibilité du marché du travail, la réforme des retraites, des dépenses de santé, et par-dessus tout, la réduction des dépenses publiques, que sais-je encore. Quand on sait que les seules dépenses de protection sociale accumulées, gouvernements après gouvernements depuis 30 ans représentent jusqu’à 32% du PIB, on mesure mieux la montagne qui reste à gravir.

En dehors de cela, il y a le risque de voir la France s’engager à son tour dans une « spirale déflationniste à la grecque » : la réduction des revenus des ménages engendre une chute de leur consommation et de leurs dépenses ; ce qui réduit leur demande à l’entreprise ; qui voit son chiffres d’affaire chuter ; ce qui ne l’incite pas vraiment à investir ni à embaucher. Le risque est réel. Il est inhérent à tout plan d’assainissement quelque peu rigoureux. Mais comment l’éviter ?

On ajoutera que le bol d’oxygène ainsi accordé aux entreprises ne va pas forcément les amener à embaucher. Rappelons-nous le célèbre dégrèvement de la TVA en faveur de la restauration et l’hôtellerie. On sait que bien des entreprises ont purement et simplement mis ce bonus dans leur poche sans embaucher le moindrement du monde. Ce scénario peut parfaitement se répéter.

Par ailleurs, ce dispositif sera-t-il vraiment mis en œuvre ? Car les résistances seront rudes, chaque féodalités se battant bec et ongles pour conserver leur fonds de commerce, associations, entreprises publiques, hôpitaux etc. etc.

C’est tellement vrai que nos amis allemands, sournoisement, dans notre dos, sans qu’on leur demande rien, ont commencé à mette la main à un plan de réformes économiques pour la France (le coupable est Wolfgang Schäuble, le ministre des finances). Une honte, un scandale comme l’aurait dit le regretté Georges Marchais en son temps. De quoi faire bondir Marie-France Garraud arrachée par cette monstruosité à l’élevage des lapins angoras en Vendée.

Alors que penser ? En réalité, tout cela relève largement du théâtre d’ombres.
La France adore les grands rapports qui ne sont jamais mis en oeuvre (sauf, du temps de de Gaulle, avec le rapport Rueff-Armand de 1959). La vie économique en France est un cimetière de rapports : rapport Pébereau, rapport Camdessus, rapport Attali et j’en passe et des meilleurs. (J’en ai bien vécu une bonne demi-douzaine quand je n’y ai pas mis moi-même la main à la pâte).

On y retrouve depuis 30 ans, exactement les mêmes ingrédients, les mêmes propositions de réforme, (coût du travail, durée du travail, rigidité du marché du travail, protection sociale excessive, chômage, retraites, dépense publique démesurée, etc. etc.), toujours proposées, jamais appliquées.

La raison en est que la France a horreur des réformes, car la réforme fait mal, et les Français sont douillets et frileux. Au surplus, les politiques n’ont aucune envie, on ne sait pas pourquoi, de perdre la prochaine élection, (comme le pauvre Schröder en Allemagne). Et il y en a toujours une à l’horizon dans notre bienheureux pays. Il faut donc noyer le poisson.

Le rapport Gallois fera-t-il exception ?

En bon radical socialiste, François Hollande louvoie mollement entre les récifs en étant attentif à n’exaspérer aucun groupe de pression dangereux au-delà d’une certaine limite (son taux d’approbation est tombé à 36 %, la cote d’alerte), et en distrayant l’opinion publique avec ces épouvantails que sont le mariage homo et le vote des étrangers. Cela détourne l’attention du public, pour un temps.

Nous verrons bien si ce bluff va opérer.

Si le « choc de compétitivité rate », il n’y a pas de plan B de rechange. La France ira de crise en crise, avec une croissance molle, des taux d’intérêt intenables, un chômage insupportable, et vraisemblablement une inflation alimentée par les déficits et l’endettement. Bref, un ratage complet. Jusqu’à ce que tout saute : le couple franco-allemand, l’euro etc. Un scenario catastrophe de cette nature n’est nullement à exclure.

Hollande a encore l’occasion de devenir un grand président de la République, celui du redressement national, qui conçoit et conduit la réforme. Il se pourrait qu’il soit en train de la perdre à force d’atermoiements de demi-mesures et de compromissions. Auquel cas, il sera bien, en définitive, le petit bonhomme médiocre que tout le monde redoutait. Il a encore une chance. Mais pas pour très longtemps.

L’économie mondiale en perte de vitesse

Un économiste célèbre qualifiait naguère la science économique de « dismal science », la discipline lugubre. Et c’est vrai que les économistes (comme d’ailleurs les démographes) ont rarement de bonnes nouvelles à annoncer au public. C’est bien le cas aujourd’hui. Car absorbés dans les délices de leurs consultations électorales en cascade, les Français n’ont pas remarqué que le monde tournait sans eux. Or l’économie mondiale se porte mal. Plusieurs faits remarquables devraient pourtant retenir l’attention.

Un ralentissement général dans le monde.

A tout seigneur, tout honneur, c’est aux Etats-Unis que le malaise est le plus perceptible. Après un début d’année qui laissait entrevoir enfin la sortie de la crise interminable dans laquelle se pays se débat depuis près de 5 ans maintenant, les dernières statistiques, notamment celle de l’emploi, critère essentiel dans la période actuelle, laissent craindre que l’économie américaine pourrait retomber lourdement en récession (double dip recession dans le jargon savant des économistes) et cela en dépit des plans de relance divers et variés mis en place par l’Administration américaine et de l’action incitative vigoureuse du Federal Reserve.

Du coup, la réélection du président Obama, quasi acquise voici encore quelques mois, pourrait être singulièrement compromise. Si bien que Paul Krugman, le conjoncturiste attitré du Herald Tribune, prix Nobel d’Economie s’il vous plait, mais surtout keynésianiste convaincu, ne cesse de hurler à la lune à la une de ce quotidien en réclamant toujours plus de relance, c’est-à-dire plus de dépenses publiques, de déficits fédéral et plus d’endettement, bien entendu. Et de citer en exemple le plan de relance de la Chine. Le problème est que les investisseurs internationaux commencent subrepticement à se détourner de la monnaie américaine. Ce qui pourrait sérieusement compliquer à l’avenir le placement des bons du Trésor américains sur les marchés internationaux.

Malheureusement, le ralentissement économique des Etats-Unis se reflète un peu partout dans le monde. Ainsi les 4 pays du fameux Bric (Brésil, Chine, Russie, Inde, qui forment 20 % de l’économie mondiale), voici peu, ruban bleu de la croissance dans le monde, donnent aussi des signes de faiblesse. Le Brésil, en particulier, retombe à un taux de croissance de 3 % seulement, cependant que l’Inde, empêtrée dans d’inextricables problèmes politiques, enregistre sa plus mauvaise performance depuis des années. Oh certes, ce n’est pas encore la Bérézina de style européen mais quand même. Leur taux de croissance cumulé qui flirtait avec 10 % en 2010 est retombé à 8 %. Ce n’est pas catastrophique mais c’est nettement moins bien. Les Etats-Unis de leur côté, (22% de la production du monde), ont rétrogradé de 3 à 2% de croissance. Quant à la zone euro (18 % de l’économie mondiale), devenue la lanterne rouge du monde, son taux de croissance, déjà médiocre à 2 % voici 2 ans, risque fort de passer en dessous de la barre avec -0,3 % cette année, une croissance négative. Décidément, l’Europe n’a pas fini de payer au prix fort la monstrueuse erreur de la création de l’euro.

Le modèle chinois tire-t-il à sa fin ?

Le cas de la Chine mérite qu’on s’y attarde quelque peu. Les commentateurs américains, avec une certaine « joie mauvaise » (la schadenfreude de nos amis allemands), s’en donnent à cœur joie et se délectent à décliner les difficultés innombrables dans lesquelles, selon eux, la Chine se débat. Et de citer le sort funeste du malheureux Bo Xilai, naguère « petit empereur » de la région de Chongqing, promptement débarqué de son poste de gouverneur pour s’engloutir dans l’abime sans fond du shuanggui mais non sans avoir révélé au grand jour l’étendue de la corruption en Chine. A cela s’ajoute les méfaits d’une économie entièrement tenue par l’appareil d’Etat avec un secteur industriel gorgé de subventions et de prêts bancaires commandités par l’Etat qui investit à tire-larigot dans des secteurs peu rentables ; des taux d’intérêts » et des taux de change étroitement contrôlés ; un marché financier hermétique ; une technologie rustique qui commence à dater et une compétitivité qui s’épuise avec la hausse des salaires. Tout cela résulte dans un énorme gaspillage de ressources (les investissements absorbent presque la moitié du PNB chinois) qui commencent à devenir rares, sans compter les méfaits d’une pollution oppressante (et croissante : le charbon !).

A cela s’ajoute l’impatience grandissante la partie déshéritée de la population (il n’y a pas que des milliardaires en Chine) manifestement excédée par les exactions des potentats locaux du Parti communiste chinois bénéficiant d’une quasi totale impunité, jusqu’à l’affaire Bo. Bref, la Chine ralentit et ressent un certain malaise existentiel. Les observateurs américains estiment que le modèle de développement chinois, d’une remarquable efficacité depuis 30 ans donne désormais des signes d’essoufflement. Robert Zoellick, qui va quitter son poste de président de la Banque mondiale, estime pour sa part que ce modèle est « unsustainable », c.a.d. non durable et que la Chine doit envisager d’adopter un nouveau modèle de croissance plus ouvert et guidé par le marché.

Le « miracle chinois va-t-il tirer à sa fin ? Pour ceux qui ont de la mémoire, tout ceci rappelle singulièrement les caractéristiques du modèle soviétique à bout de souffle des années 80, du temps du président Bréjnev, qui ont abouti à l’implosion de l’URSS dans les années 90. La Chine connaitra-t-elle le même sort ? Cela parait peu probable (à vrai dire, on en disait autant de l’URSS en 1980). Mais le rapprochement est quand même significatif. Ce que préconisent, non sans une certaine dose de naïveté, les Américains est ni plus ni moins une révolution non seulement économique, mais aussi politique et sociale. La Chine y est-elle prête ? Peut-elle s’engager dans cette voie sans s’exposer à l’effondrement du Parti communiste chinois, base inébranlable du régime (avec l’Armée Rouge) ? Il nous manque un nouvel Alain Peyrefitte pour le prédire.

Restent les contradictions inextricables de l’économie mondiale.

Il faut se demander si ce ralentissement constaté plus haut ne reflète pas en partie les contradictions dans lesquelles se débat l’économie mondiale. Qu’on en juge.
Tous les pays au monde, à des titres divers, aspirent désespérément à une reprise forte de la croissance mondiale accompagnée d’une vigoureuse création d’emplois. Fort bien. Mais l’on sait bien aussi que la croissance dépend étroitement d’une énergie disponible à des coûts abordables et en grande quantité. C’est le cas du charbon dont d’immenses gisements se trouvent en Inde, en Chine, aux Etats-Unis aussi. Le hic est que l’exploitation du charbon coûte deux fois plus cher que l’énergie dite conventionnelle, à savoir le pétrole et qu’elle libère aussi d’énormes et intolérables quantités de pollution dans l’atmosphère. On en dirait autant des gisements de pétrole désormais accessibles, soit dans l’océan à des profondeurs inouïes (5 kms et plus), ou de la technique du « fracking » qui rend exploitable les schistes bitumineux (sans parler des sables asphaltiques).

En conséquence, la croissance mondiale ne risque guère désormais d’être étranglée faute d’énergie. Mais le revers de la médaille est que l’exploitation de ces ressources provoque une invraisemblable augmentation de la pollution atmosphérique qui ne peut qu’aggraver considérablement le réchauffement climatique. On en peut désormais mesure l’incidence sur le dérèglement des saisons, sans parler des problèmes d’insalubrité publique provoqués par la pollution, lesquels rendent certaines régions de Chine quasi invivables.

Alors que faire ? Renoncer à la croissance économique pour préserver un environnement salubre ou relancer la croissance au prix de désastres écologiques inévitables ? En fait, il semblerait bien que opinions publiques, et les responsables politiques qui leur ont emboité le pas, ont déjà fait leur choix. Plutôt survivre avec des tornades, et des inondations et la sécheresse que vivre dans un chômage permanent. La contradiction est résolue si bien que l’écologie n’est plus à la mode.

La crise existentielle de l’Europe

Un humoriste américain disait tantôt que l’Europe rassemble des pays qui ne sont plus tout à fait sûrs de vouloir se marier entre eux mais qui décident néanmoins d’ouvrir un compte bancaire commun. Et d’ajouter que la sage Allemagne se désole de voir son amant méditerranéen vider allègrement ledit compte alors que ce dernier déclare hautement être prêt à tous les sacrifices mais à condition que cela ne lui coûte rien. C’est à peine exagéré.

C’est l’occasion, il ne faut pas la rater, de tordre le cou à ce nouveau « buzz word », ce nouveau cliché de la croissance à tout prix qu’il suffit de réclamer pour qu’elle vous tombe dessus comme une manne céleste. Mais de quelle croissance s’agit-il et quel prix faut-il y mettre ?

C’est là que le bât blesse. Car l’Allemagne se déclare prête à porter encore davantage l’énorme poids de l’endettement des pays du Sud (Grèce, Espagne, mais Italie probablement, mais la France aussi, ne l’oublions pas), mais à condition de mettre en place un contrôle rigoureux de la dépense publique dans la zone euro. Sans cela le mécanisme pervers qui a créé l’endettement massif des pays du Sud serait automatiquement relancé. Mais les dits pays endettés se refusent catégoriquement (jusqu’à aujourd’hui tout au moins) à aliéner leur souveraineté budgétaire. Et cela se comprend bien.

Car si, à l’instigation de l’Allemagne, Bruxelles ou tout organisme ad hoc européen, fermaient autoritairement le robinet budgétaire, comment les partis politiques grecs, italiens (ou même français) pourraient-ils revenir paisiblement à leurs chers déficits publics qui alimentent leurs clientèles électorales respectives? C’est à un véritable suicide politique qu’ils sont aimablement conviés. C’est également le sort promis à notre nouveau président de la République fraichement élu. On comprend qu’il renâcle. L’Europe réclamée dans le passé avec tant d’énergie par les socialistes, c’était bien joli tant qu’il s’agissait d’une lointaine vision parée de tous les charmes oniriques aux heureux temps de la prospérité. Mais aujourd’hui, c’est tout autre chose. Il s’agit de compromettre à coup sûr toutes les futures consultations électorales pour cause de rigueur budgétaire. Perspective intolérable. Comment s’en sortir ? Comment retrouver la formule magique du déficit sans pleurs ? La solution est simple pourtant, à portée de la main, concoctée par les cerveaux fertiles de l’entourage présidentiel.

Il s’agit de permettre à la Banque Centrale Européenne, la BCE, de financer généreusement les budgets des pays délinquants par la création monétaire (la fameuse planche à billets), puisqu’ils ne peuvent plus, ou difficilement, se refinancer sur les marchés financiers (sauf à des taux prohibitifs : plus de 7%). Mais ses statuts le lui interdisent formellement. Qu’à cela ne tienne. On va créer un nouvel organisme bancaire européen, un de plus, ou doter le Fond Européen de Stabilisation Financière (FESF) d’un statut bancaire qui lui permettra d’emprunter massivement à la BCE puis de prêter, par le biais des fameux euros bons, aux pays endettés jusqu’au cou. C’est évidemment la fuite en avant dans l’inflation monétaire. La France, et d‘autres encore, y tiennent car c’est une solution de facilité à court terme qui ne coûte rien, politiquement, à court terme. L’Allemagne d’Angela Merkel ne veut pas en entendre parler. Pourquoi ?

A cet égard la presse française, et américaine, font un mauvais procès à la Chancelière allemande. Car elle a d’excellentes raisons de s’opposer fermement à la mise en place de ce mécanisme infernal. Le Allemands n’oublient pas que c’est l’inflation galopante de la République de Weimar qui a amené Hitler aux portes du pouvoir. Mais, en dehors de ces considérations historiques propres à l’Allemagne, il faut bien voir qu’il y a deux sortes de croissance, la fausse et la vraie.

La fausse est celle qui consiste à inonder les marchés de liquidités (par le biais du déficit budgétaire et de l’endettement) et de relancer la croissance par l’inflation. Les prix montent, le public est satisfait, pour un temps. Mais, rongé sournoisement par l’inflation, le niveau de vie ne tarde pas à stagner ou décliner car la production de biens et de services n’augmente pas ou peu. C’est l’illusion monétaire de la croissance, celle que François Hollande veut à toute force mettre en place. Car elle lui permettrait de sortir de l’impasse dans laquelle il est engagé et qu’il n’a rien d’autre à offrir, sauf d’insupportables sacrifices financiers.

Le vraie croissance, la croissance réelle, est celle qui permet d’obtenir une amélioration de la production nationale, le PNB, grâce à de profondes réformes structurelle destinée à rétablir la productivité et la compétitivité. Ce processus vertueux a deux gros défauts aux yeux des pays délinquants : il est lent (plusieurs années) et il est douloureux (comme toute réforme digne de ce nom). Or nos socialistes veulent de l’immédiat et sans douleur : d’où les euro bonds salvateurs. Le conflit avec l’Allemagne est inévitable. Ira-t-on jusqu’à compromettre l’amitié franco-allemande sur l’autel de la vraie/fausse croissance ?

En fait, l’histoire nous apprend que l’inflation exerce immanquablement des effets ravageurs sur la croissance réelle au prix de graves perturbations sociales. Est-cela que le nouveau Président veut offrir aux Français au lendemain de son élection ?

Les coûts macro économiques de l’immigration

Introduction

A côté des coûts budgétaires, que l’on pourrait qualifier de micro économiques, bien caractérisés par des écritures comptables inscrites dans un budget -ce qu’ont fait avec talent les intervenants précédents- on peut identifier des coûts macro économiques, diffus, quasi invisibles car noyés dans la masse, qui se reflètent dans les agrégats macro économiques de la France ou dans la comptabilité nationale. Mais qui existent bien quand même.

Les immigrés constituent désormais un segment important de la population française, soit 12,6 % de la population totale Or, quand une large partie de la population change sous l’effet d’une immigration rapide, intense et prolongée, -c’est le cas de la France-, on peut imaginer aisément que cette nouvelle population d’immigrés, et de leurs descendants, va exercer une influence significative d’une part, sur les divers agrégats macro-économiques : Consommation, Epargne, Investissement, qui constituent le produit national, et d’autre part, sur les grands équilibres économiques qui conditionnent son évolution : endettement, chômage, niveau des salaires, productivité ; sans compter le coût des biens sociaux majeurs que sont la santé, l’éducation et le logement. Lire la suite

Après la perte du triple A de la France

Les Américains ont une expression très plaisante pour désigner aimablement ce genre de situation : « He had it coming » que l’on peut traduire par : « c’est bien fait » ou « il l’a bien cherché ».

En effet, la décision de Standard and Poor’s, lourde de conséquences, sanctionne, qu’on le veuille ou non, -car c’est bien d’une sanction qu’il s’agit- l’échec d’un homme, d’une stratégie, et la ligne de conduite adoptée pour gérer les affaires de l’Etat.

L’échec d’un homme.
Le président de la République est sanctionné pour son inconstance et son imprévisibilité. Il a fait preuve tout au long de son mandat de son incapacité chronique à dégager une vison d’ensemble des problèmes de la France et de sa capacité à mener une politique cohérente de long terme, et cela dans les domaines les plus divers. Bien au contraire, il a trop souvent agi par foucades successives, par coups de tête irraisonnés, parfois même franchement déraisonnables. C’est la décision impromptue d’aller, toutes affaires cessantes, écraser la minuscule Libye, sous le fallacieux prétexte de sauver de vies humaines menacées, en fait, pour redorer pour quelques semaines seulement, son blason auprès d’une opinion publique désabusée. Et que dire de la navrante loi sur le génocide arménien destinée à racoler in extremis les voix de la communauté arménienne, au risque de sacrifier nos intérêts économiques en Turquie. Comme si la France n’avait pas assez d’ennemis…

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Un sommet en trompe-l’oeil de plus ?

Voilà que pour la énième fois depuis 6 mois s’est achevé depuis vendredi soir un-sommet-de-la-dernière-chance-pour-sauver-l’euro », lequel a, décidément, la vie dure.

S’agit-il, une fois de plus, de jeter « de la poudre aux yeux » des marchés et ces derniers vont-ils s’y laisser prendre ? Réponse, sans doute, dans quelques jours, ou après les Fêtes , dans quelques semaines, ou plus tard encore.
Le malheur veut que cet évènement « historique » (le moindre évènement devient historique dans la bouche de nos politiques), à savoir cette pesante réforme institutionnelle, ne règle en rien le problème du moment, celui de la dette de la zone euro, et plus précisément, des échéances toutes proches.

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