Pavane pour cent jeunes sacrifiés

Ils étaient jeunes, ils étaient beaux, ils étaient insouciants, ils étaient cent, garçons et filles, et ils sont morts… C’est le massacre des Saints Innocents, version moderne.
Ce sont des balles de guerre, celles qu’on utilise dans les tranchées ou les déserts en guerre, qui les ont fauchés dans les cafés ou les rues, bien de chez nous, ces balles et ces fusils que l’on peut se procurer pour trois sous, place de Clichy, pas loin d’ici.
Ils sont morts pour une guerre injuste, pas celle de Péguy, celle d’aujourd’hui, celle qui n’a pas de nom, pas de visage, pas de sens. Tuer pour tuer, allez comprendre…
Ce sont les « fous d’Allah, nous dit-on, qui font ça. Oui, des fous tout court, fous de rage, fous de haine, fous du désir de détruire et de tuer. Ils ne savent même pas pourquoi.
Alors pleurer devant les caméras, pardonner sur écran, des fleurs, des bougies, des beaux discours, des hommages comme s’il en pleuvait. Oui certes, mais ce n’est pas comme cela qu’on reconstruit un monde brisé ou qu’on ressuscite des vies fracassées.
Je suis, moi, plein de colère, de fureur et de rage. Car le sang de ces innocents crie vers le ciel.
Et tant pis pour les médias qui dégoulinent de bons sentiments et tant pis pour le discours officiel pétri de bonne conscience.

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