François Hollande devant le gouffre des urnes

Les urnes ont parlé. L’étonnant est que les socialistes s’en étonnent. Ils avaient tout contre eux avec un président autiste, immobiliste, au physique répugnant et à la moralité hautement discutable.
Ce dernier a pu croire que parader devant les écrans en compagnie de 150 Chefs d’Etat venus « au secours de la planète » ou dans ses habits d’Entrepreneur des Pompes funèbres nationales devant 130 cadavres victimes de l’incurie de sa police, avec hommages par ci, drapeaux par là, assaisonnés de discours nobles, dignes et larmoyants, pouvait occulter aux yeux des Français un immense et profond mécontentement devant son échec avéré sur tous les plans.

Résumons-les :
1° un chômage qui ne cesse de s’aggraver car rien n’est fait pour l’endiguer. Il faut rendre aux entreprises la liberté de licencier pour mieux recruter. Tout le monde sait ça. Pour Hollande, il n’en est pas question. Car cela porterait atteinte à son électorat traditionnel. Le chômage, il s’en fout. Ce qui compte, c’est sa réélection (Sarko n’avait pas mieux fait).
2° Des attentats féroces non prévus, non endigués, non empêchés. Or les Français savent bien qu’il y a quelques 3 000 djihadistes amateurs de retour de Syrie qui rôdent impunément dans l’ombre, prêts à frapper encore à la moindre occasion.
3° Une pression migratoire énorme à nos portes peu ou pas contrôlée, porteuse de terrorisme latent et d’islamisation aggravée.
4° Une lutte dérisoire contre Daesh orchestrée bruyamment à grand renfort d’images guerrières avec un porte avion nucléaire embarquant des Rafales rugissants. Cet équipement, conçu pour la Guerre Froide, est totalement grotesque et inopérant contre un ennemi caché dans les plis et replis du désert libyen. Tout le monde sait ça. Mais n’importe. Ce cirque guerrier devait conforter l’image de François Hollande, grand chef de guerre, Chef des Armées.

Le problème ? Cela ne prend pas. Car aussi bêtes qu’ils soient, les Français ne le sont pas à ce point.

En conséquence, normalement, quelles que soient les combines et les magouilles triangulaires, quadrangulaires, octangulaires, combinées par les états majors politiques pour maquiller au mieux le résultat des élections, il est fort probable que le deuxième tour va conforter, et non amoindrir, les résultats du premier.
Alors, que va-t-il faire, en bon socialiste opportuniste ? Rien, en espérant qu’avec le temps, la tempête va retomber et les choses s’arranger d’elles- mêmes. Com d’hab.

***

Ceci étant, le gros problème du socialisme, et de Centristes sarkozistes, est que le Front national ne fait plus peur. Comment invoquer, comme on l’a fait impunément jusqu’à aujourd’hui la « bête immonde » du fascisme devant le ravissant minois de Marion Maréchal Le Pen et même devant le visage franc et avenant de sa tante Marine ? C’est une grossière erreur de casting. Il va falloir trouver autre chose pour faire peur. Mais cela ne va pas être commode. C’est qu’elles sont rusées, les mâtines, et difficiles à « enfumer ». Outre le fait qu’elles s’expriment remarquablement bien en public. Mais où donc ont-elles appris à dire les choses clairement et simplement pour que tout le monde les comprennent ? C’en est presque gênant.
Le fond de l’affaire est que le FN n’étant plus un « épouvantail », beaucoup de Français sont désormais prêts à tenter l’expérience, quitte à s’en repentir plus tard. Mais on verra bien. Et puis qu’est ce qui l’on risque de pire que reprendre les mêmes vieilles équipes socialo-centristes au visage gras et couperosé, aux cheveux grisonnants et aux bedaines avantageuses. C’est ça l’avenir de la France ?
En fait, les Français veulent du changement, du changement, du changement. Et cela, c’est le FN qui l’incarne.

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