des attentats qui vont hanter François Hollande

Yves-Marie Laulan Paris le 24 novembre 2015
Des attentats qui vont hanter François Hollande

On savait que François Hollande était nul en termes de croissance et de lutte contre le chômage. On savait aussi qu’il était le fossoyeur de la société française avec sa loi sur le mariage gay, couplée avec la réduction drastique des allocations familiales pour les familles françaises moyennes, celles qui travaillent et qui paient les impôts, au profit des familles nombreuses immigrées, souvent musulmanes, à la fécondité prolifique.
Mais le dernier clou planté dans son cercueil de président nul seront les attentats qui ont endeuillé Paris pour longtemps. Et ce n’est probablement pas fini. Car jamais deux sans trois, dit le dicton. Tout le monde attend donc le 3° attentat, qui risque d’être encore plus meurtrier. Oui mais quand ?
Sa responsabilité est énorme, colossale, gigantesque. Et voici pourquoi. Il a fait de la France le « ventre mou » de l’Europe. Les terroristes d’hier, et ceux de demain, peuvent s’en donner à cœur joie. Pourquoi se gêner ?
1° En premier lieu, rappelons que la gauche qu’il incarne a toujours été favorable à l’immigration, terreau du terrorisme, mais qui fabrique aussi des électeurs dociles votant traditionnellement pour une gauche porteuse de subventions et d’aides en tous genres. Lui-même, on s’en souviendra, a été élu grâce aux deux millions de voix apportées par les électeurs immigrés et leurs descendants, très majoritairement musulmans. Ce genre de cadeau ne s’oublie pas. Mais ce n’est rien à côté des bourdes en série qu’il a commises au cours de son mandat, lesquelles nous conduisent au bord de l’abîme.
2° En effet, constatons un gigantesque « fiasco » en termes de renseignements et de prévention. Les attentats de Charlie Hebdo en janvier auraient quand même dû mettre les pouvoirs publics en alerte rouge. Mais rien de sérieux n’a été fait. Dès lors, ou ils sont négligents, ou ils sont impuissants. Oh, bien sûr il y a eu quelques piquets de soldats montant une garde dérisoire devant les synagogues et les magasins kacher. Ceci étant, les frontières passoires de l’UE sont restées intouchables et les terroristes libres de se balader sans contrôle aucun, avec armes et bagages, c’est le cas de le dire, de part et d’autre de nos frontières. Ces criminels ont donc été libres de circuler sans entraves sur tous les axes, grands et petits, du territoire national, jusqu’au cœur de Paris, où ils ont pu commodément frapper. On croit rêver. Mais Il ne fallait surtout pas toucher à Schengen., pierre angulaire de l’Europe en construction.
3°Mais il y a plus. Comment ne pas voir que François Hollande a agi comme une sorte de Tartarin de Tarascon national, accumulant les déclarations guerrières et les provocations sans avoir le moindre moyen de tenir ses engagements ? Car enfin.
Etat-il vraiment nécessaire d’aller s’engager seul en Syrie où nul intérêt national fondamental ne nous retient, au risque d’attirer la foudre sur nos têtes ? Et c’est bien ce qui s’est produit. Il a agi comme un enfant au zoo qui va tirer pour s’amuser la moustache d’un tigre sans se préoccuper de savoir si la porte de la cage est bien verrouillée.
En l’occurrence il est à craindre que la motivation de Hollande était bien plus sordide. A l’approche des élections régionales, qui risquaient d’acter l’effondrement de sa cote de popularité dans les sondages en raison de désillusions apportées par une politique économique désastreuse, il s’agissait de se poser en chef de guerre triomphant sur le théâtre des opérations extérieures. Et d’envoyer nos Rafales larguer des bombes sur quelques crottes de chameau éparses dans le désert libyen. Ce qui est aussi efficace que de vouloir attraper des moustiques avec des gants de boxe. Opération aussi grotesque que bouffonne, comme peut en attester n’importe quel expert militaire.
Mais cette « gesticulation » militaire avait surtout pour objet de rassurer le bon peuple et le convaincre que «l’ on faisait quelque chose » . Car elle permettait rapporter de superbes images pour la télé de Rafales rugissants décollant de jour comme de nuit du pont du porte-avion Charles de Gaulle. A nouveau, comment ne pas penser à Tartarin, le célèbre chasseur de casquettes d’Alphonse Daudet, dont la devise était, on s’en souvient, « fen de brut » « faisons du bruit ». Mais le vacarme des réacteurs des Mirages va-t-il couvrir les sanglots de parents des jeunes morts du Bataclan, victimes de l’impéritie d’un président incapable et maladroit ?
4°Ce qui ressort à l’évidence de cet épisode peu glorieux est que nos forces armées, affaiblies par les ponctions et les saignées opérées par les présidents précédents, y compris celles opérées par l’ineffable Nicolas Sarkozy, ne sont plus en état d’intervenir, même modestement à l’extérieur et de défendre efficacement le territoire national contre une poignée de terroristes, une dizaine au plus. Engager des troupes au sol, seul moyen efficace de lutter contre les djihadistes en Syrie ? Il n’en est pas question, faute de moyens.
Et voilà notre cher président embarqué dans une « tournée des popotes » à l’étranger d’un nouveau genre pour quémander humblement l’aide de nos voisins et amis. Lesquels, Etats Unis compris, n’ont guère montré d’enthousiasme jusqu’à présent pour s’enrôler dans une nouvelle croisade contre les féroces infidèles venus du Moyen-Orient. On les comprend un peu. Eux non plus ne veulent pas s’attirer des ennuis avec Daesch, ou EI ou le Califat, quel que soit son nom. Que les Français se débrouillent. Ils n’avaient qu’à rester tranquilles . Qui sème le vent récolte la tempête.
En revanche, et c’est une grande consolation, les déclarations de solidarité n’ont pas manqué. Et des ampoules bleu – blanc -rouge se sont allumées aux quatre coins du monde avec des Marseillaises entonnées à satiété. C’est quand même moins compliqué que d’envoyer de soldats et ça se voit mieux, même de loin, surtout à la télé.
5° La leçon de l’histoire est que tout pouvoir qui n’est pas en mesure d’assurer la sécurité de ses administrés perd toute légitimité politique. Le pouvoir de François Hollande n’est plus légitime. Il ne tient que par la rouille ou la peinture. C’est un gouvernement de faillite. La France est ici victime des institutions de bronze crées par le général de Gaulle pour des hommes politiques de sa stature. Quand le pouvoir est occupé par des médiocres, comme aujourd’hui, ces institutions le conservent en état de coma avancé, ou jouent le rôle d’attèles qui maintiennent en place tant bien que mal le membre mort ou en état de décomposition avancée.
Quand on pense que ce gouvernement conserve à sa tête un Premier ministre, au coup de menton mussolinien, dont la principale préoccupation , à la veille des attentats, était de constituer avec LR, un front républicain contre le Front national de Marine le Pen, l’ennemi commun, porteur des miasmes du fascisme le plus abject. Quelle vision. Quel sens de l’histoire du présent.
Et dire que ce même gouvernement conserve pieusement en son sein comme Garde des Sceaux, Christiane Taubira, « Madame prisons portes ouvertes », laquelle n’a cessé d’affaiblir notre droit pénal pour le soumette à la torture de son libéralisme juridique extravagant, déjanté et pervers. Sa seule présence est une injure à la noblesse de la fonction qu’elle occupe, et à la dignité nationale.
Mais soyons assuré que François, expert dans l’art d’accommoder les restes, songe sans tarder au profit politique qu’il va pouvoir retirer de cette sinistre tragédie nationale. Déjà, sa cote a remonté de quelques points. Alors, les présidentielles, pourquoi pas ? Les Français sont si faciles à berner.

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