Les coûts actualisés de l’immigration

Marine Le Pen aurait, m’a-t-on dit, évoqué récemment le chiffre des coûts de l’immigration. Le colloque de l’Institut de Géopolitique des Populations avait, faut-il le rappeler, estimé ce chiffre à cette époque, à 36 milliards d’euros. Mais avant de l’actualiser, il convient de rappeler les chiffres de l’immigration légale.

1° L’immigration légale, selon Maxime Tandonnet, s’élevait à une moyenne de 209 000 personnes par an entre 2001 et 2004

Le coût de l’immigration et de l’intégration

I Sachant que :

1- le coût annuel de l’immigration et de l’intégration est aujourd’hui d’environ 70 à 80 milliards d’euros (voir en annexe les chiffres du colloque de l’IGP de 2005, repris par diverses sources depuis lors, qui estimait –p.92- le coût minimum à l’époque à 36 milliards),
2- que la population d’origine immigrée atteint environ 7 à 8 millions de personnes,
3- qu’il rentre environ 250 000 immigrés supplémentaires chaque année dans notre pays.

II La question est alors de savoir :

1° Combien coûte l’immigré supplémentaire qui rentre en France
2° Combien coûtent les 250 000 immigrés annuels.

III La réponse à la question ainsi posée est évidement :

– coût annuel de l’immigré supplémentaire : 10 000 euros
– coût annuel de l’immigration supplémentaire à son rythme actuel : 2,5 milliards.

On a supposé ici que le coût marginal était équivalent au coût marginal.

A l’heure où le déficit budgétaire « flirte » avec 90 milliards d’euros et où le gouvernement cherche désespérément à « gratter » ici et là quelques milliards d’euros pour ne pas voir la France perdre son « triple A ») (ce qui provoquerait dans l’instant un gonflement prodigieux du coût de la dette), cette question n’est pas dépourvue d’un certain intérêt.
En fait, tout se passe come si les gouvernements successifs avaient pris le parti de financer le coût d’installation de ces populations en France par l’endettement plutôt que par l’impôt.

Reste à calculer les recettes procurées par les immigrés et leurs descendants en termes de recettes budgétaires et de production de biens et de services qui sont certainement non négligeables, bien que fort délicates à apprécier.

Annexe I

Comment passe-t-on d’un chiffre de 36 milliards calculé en 2005 à un chiffre de 70 à 80 milliards estimé en 2011 ?

Cela peut s’expliquer, sachant que :
a- Nous sommes en 2011, donc 7 ans après le colloque de 2005.
b- Toute valeur qui croît à un taux de 10 % l’an double en 7 ans (cf la table des intérêts composés).
c- Or les coûts calculés ont cru pendant cette période de 7 ans à un taux proche de 10 % l’an sous le triple effet
– de l’inflation, soit 2,0 % l’an en moyenne,
– de l’immigration, soit 250 000 personnes par an, soit environ 3,6 % de la population déjà résidente
– du croît démographique différentiel (165 000 naissances par an) soit environ 2,5% de ce même total, ce qui donne effectivement 5,5+3,6+ 2,0 = 11,1 %.

Ceci en supposant, ce qui est probablement faux, que les coûts et les prestations n’aient pas fortement augmentés pendant cette période.

d) Une autre approche donnerait des résultats similaires :
– l’impact de l’inflation à 2,0 % sur 7 ans, soit 15,0 %, représente 5,4 milliards supplémentaires,
– il en va de même pour le croît démographique différentiel, soit 6,8 milliards de plus,
– auquel il faut ajouter le coût supplémentaire cumulé de l’immigration sur 7 ans (2,5 x 7), soit 17,5 milliards, ce qui donne :
5,4+6,8+17,5 = 29,7 milliards, qu’il faut ajouter aux 36 milliards calculés en 2005, soit 65,7 milliards.
On voit que ce chiffre est proche des 70 milliards retenus plus haut en première approximation.

Annexe II

Ce chiffre, approximatif bien sûr, de10 000 euros par an pour chaque immigré supplémentaire, est- il déraisonnable ?

Il est permis de penser que non si l’on garde présent à l’esprit que ;
– il a été estimé, voici quelques années, que le coût de chaque Corse à la métropole tournait autour de 6000 euros par an (mais le coût de l’immigré supplémentaire est forcément bien plus élevé, sachant que la Corse dispose déjà de tous les équipements nécessaires alors que l’immigré va exiger des investissements supplémentaires forcément coûteux)
– le coût des DTOM à la métropole doit être du même ordre de grandeur (sinon bien supérieur).

Annexe III

Si l’on retient que la dette publique française atteint 1300 milliards d’une part et le chiffre de 70 milliards comme le coût de l’immigration, on pourrait avancer que les coûts de l’immigration sur 10 ans représentent la moitié de l’endettement de la France. Mais il ne s’agit là que d’un ordre de grandeur dans la mesure où l’immigration avant 2005 n’atteignait pas les niveaux d’aujourd’hui.

8 réflexions au sujet de « Les coûts actualisés de l’immigration »

  1. Bonjour Monsieur,
    Je ne vous connaissais pas, mais suite à la lecture de plusieurs mail sur l’immigration où votre nom apparaissait, la curiosité m’a poussé à en savoir un peu plus sur vous.
    Il semble que vous soyez un fran-tireur et ce n’est pas pour me déplaire. Mais permettez-moi d’être interloqué par tous les chiffres que vous avancez alors que la loi interdit, à tord selon moi, toute statistique sur l’origine des habitants de notre beau pays ainsi que sur leur religion, préférence sexuelle, etc….
    Comment faites vous ? ou plus exactement sagit-il de simples extrapolations du même type d’ailleurs de celles que l’on entend dans les associations qui se battent contre le racisme (MRAP, etc…) ?
    Je fais référence en particulier à votre article affirmant que l’immigration coûte 70 milliards à la France.
    En plus dans cette article, vous manipulez ouvertement les chiffres concernant le taux de natalité: en France il est de 1,81%. Je vous laisse la responsabilité du taux de natalité « de souche » comme vous dites qui serait selon vous de 1.6%. Mais sans hésiter, vous le comparez au taux de natalité de la Grande Bretagne comme si, eux, n’avaient pas d’immigration. Ce ne serait pas quelque peu malhonnête ?
    Je pense qu’il faudrait mieux employer vos nombreux diplomes ainsi que votre superbe carte de visite à vous battre pour que l’on autorise en France comme dans d’autres pays, les statistiques sur l’origine des habitants de la France. Cela me semble plus difficile pour ce qui est de la religion ou des préférences sexuelles. Au moins on saurait de quoi on parle.

    Meilleures salutations.

    Guy LAFFAGE

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  3. Bonjour Monsieur LAULAN,

    Les estimations à partir des coûts statistiques paraissent abstraites à un ingénieur gestionnaire d’entreprises comme moi, quant aux journalistes, c’est d’évidence la brasse coulée
    Pourquoi ne pas effectuer un calcul selon les règles de gestion des entreprises

    1- Coûts variables:
    – Montant Allocs diverses aux personnes immigrés françaises ou étrangères
    – Montant Subventions aux assocs immigrationnistes
    – coût des remboursements pour dégradations et vols par assurances x % d’immigrés mis en cause dans les affaires délictuelles

    2- Charges fixes:
    – Coût annuel des charges hospitalières (personnel et amortissement infrastructure) x ( Immigrés/ population totale) avec pondération pour cause de sur représentation des premiers

    – Idem pour Justice, Police et tous services publics

    Merci pour le travail que vous réalisez
    Cordialement votre

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