Inverser les flux migratoires ?

Un homme politique britannique fort connu, Enoch Powell, l’a, en effet, proposé, voici plus de 40 ans, dans un discours prononcé à Birmingham le 20 avril 1968, rendu fameux par la presse d’Outre-Manche, sous le sobriquet du discours « des fleuves de sang ». En réalité, l’orateur, latiniste érudit, faisait ici allusion aux prophéties de la Sybille, tirée de l’Enéïde de Virgile, sur le « Tibre écumant de sang ». Il voulait, par cette expression frappante, qui ne pouvait guère passer inaperçue, attirer l’attention sur les dangers terribles à attendre de l’immigration, de l’époque…Sa carrière politique fut naturellement brisée incontinent. La recherche de la vérité, et le courage, ont toujours un prix à payer en politique.

Il vaut la peine de citer, non pas le discours en entier, mais les trois points qui nous intéressent ici.

a) Nul n’est en mesure d’estimer le nombre de ceux qui, moyennant une aide généreuse, choisiraient soit de retourner dans leur pays d’origine, soit d’aller dans d’autres pays désireux de recevoir la main-d’oeuvre et le savoir-faire qu’ils représentent.

b) Nul ne le sait, car on n’a jamais essayé un tel programme, jusqu’à présent.

c) Si un tel programme était adopté et mis en oeuvre, avec la détermination que justifie la gravité de la situation, les flux sortants qui en résulteraient pourraient sensiblement modifier les perspectives
Mais avant d’évaluer les chances de réussite de « l’aide au retour », car c’est bien de cela qu’il s’agit, voyons comment se présentent à travers l’histoire les allers et retours de communautés immigrées ou déplacées.

I De quoi s’agit-il ?

En fait, on ne connait aucun exemple dans l’histoire d’une communauté immigrée implantée paisiblement dans un pays d’accueil qui soit volontairement rentrée chez elle.
A l’inverse, le passé nous offre, hélas, l’exemple de nombreux déplacements involontaires et massifs de populations, « dans le sang et dans les larmes », comme lors de l’indépendance de l’Inde et de la formation du Pakistan, la naissance d’Israël et la création du problème palestinien, toujours non résolu, 60 ans après, la déportation des Cheyennes et des Séminoles vers l’Oklohoma dans l’Amérique du 19° siècle ou encore des Acadiens , le douloureux Grand Dérangement , au siècle précédent, par les soins des Britanniques. Mais il s’agissait là de déportations massives, sous la contrainte et sans billet de retour
Par contre, on peut citer le retour au pays, plus ou moins réussi d’ailleurs, de populations déplacées par la violence policière ou la force des armes , les 8 à 10 millions personnes déplacées de l’après guerre-, Polonais, Ukrainiens, Tchèques, Allemands aussi ; les Tatars, les Tchéchènes après la mort de Staline ; les libérés du Goulag soviétique ; les échanges de populations au sein de l’ex Yougoslavie ; à Chypre aussi, en Afrique encore de nos jours. Mais, en ce cas, il s’agissait de réparer tant bien que mal les blessures infligées par les séquelles de la guerre, nullement de « réémigration », au sens powellien du terme
Il y a bien le cas du Libéria. Mais là aussi le succès n’était pas au rendez vous. Sous l’impulsion vigoureuse d’une société américaine philanthropique au début du 19°, le Libéria, a été constitué d’une mosaïque de peuplades diverses à partir d’ une poignée d’anciens esclaves, renvoyés bon gré mal gré du sol américain sur une côte inhospitalière africaine. Ce pays a connu une histoire turbulente, sous l’aile protectrice des Etats-Unis, marquée par une série quasi ininterrompue de violences, notamment sous le sous le sinistre Charles Taylor. Ce qui n’en fait guère une référence en matière de retour paisible au pays. De toute façon, la création du Libéria n’a eu qu’une incidence tout à fait mineure sur le volume de la population noire des Etats-Unis, qui s’élevait déjà à 4 millions de personnes au moment de la guerre de Sécession
En fait, l’histoire nous enseigne que les problèmes de populations résultant de migrations massives sont quasiment insolubles. Car comment faire remonter un fleuve vers sa source ? Sauf à accepter une cession pure et simple du territoire occupé plus ou moins paisiblement.
Les Romains avaient tant bien que mal résolus ce problème avec l’implantation des Goths en 447 sur la rive gauche du Rhin, laquelle a d’ailleurs servi de prélude à l’effondrement de l’Empire romain. 5 siècles plus tard, faute de pouvoir les convaincre de retourner aimablement en Scandinavie, Charles le Chauve a fait de même avec les Vikings du Duc Rolf installés en Normandie aux approches de l’an 1000. Ils y ont fait souche pour envahir 60 ans plus tard l’Angleterre de Harald le Saxon pour donner naissance à la dynastie des Plantagenets, lesquels n’ont eu de cesse de rendre la vie impossible tout au long de la guerre de 100 ans.
On le voit. L’immigration est comme un paquet d’oursins que l’on ne sait par quel bout attraper. C’est d‘ailleurs la raison pour laquelle les hommes politiques, avec beaucoup de sagesse, ont tendance à les ignorer sereinement. Alors qu’il s’agit du paramètre essentiel de la survie ou de la mort d’une nation.
Mais revenons- en à l’aide au retour préconisé par Enoch Powell comme la pièce maîtresse de son programme. Est-ce que cela pourrait marcher ? Le hic est que cela a déjà été essayé. Et cela n’a servi à rien.

II L’aide au retour en France

A. On pense ici au 10 000 frs, à l’époque une somme rondelette, de l’aide au retour institué par Lionel Stoleru, au début du mandat de Valéry Giscard d’Estaing. Cela n’a rien donné.
Une nouvelle tentative été prise quelques années après avec Brice Hortefeux. La barre passe à 6 000 euros, ce qui n’était déjà pas si mal. Mais les candidats au retour ainsi payé ne se pressent pas au portillon, 1000 à 2000 à peine. Ce qui fait écrire superbement au journal algérien « La Liberté » : « gardez vos 6 000 euros, M. Hortefeux » sachant bien que les passeurs reçoivent des sommes bien supérieures pour faire venir en France.
Sans se décourager pour autant, imaginons un instant que nous portions la barre encore plus haut, à un niveau himalayen, 100 000 euros par tête , pour quitter paisiblement la France. Dès lors, pour 7 millions d’immigrés et leurs descendants, nous devrions débourser la somme coquette de 700 milliards d’ d’euros, soit un plus du tiers d’un PNB de 1 900 milliards ou deux fois le budget de l’Etat. Cela donne un peu à réfléchir.
D’autant que l‘on peut tenir pour assuré qu’une fois le magot touché, les petits malins, en gros bataillons, s’efforceraient par cric ou par croc de revenir en France,
On voit bien que l’aide au retour n’ est qu’une utopie ou mieux, de la poudre aux yeux que les gouvernements jettent négligemment à la face de l’opinion publique pour se donner bonne conscience et faire croire qu’il est possible de régler ce problème impossible avec une poignée de dollars (ou d’euros).

B. Mais, sans se décourager, essayons d’imaginer des circonstances extrêmes dans lesquelles des communautés immigrées accepteraient volontiers de quitter la France.
Imaginons, par exemple, qu’à la suite d’un cataclysme épouvantable la France soit ruinée
Si bien que le niveau de vie des Français, soit 40 000 dollars par tête s’effondrerait dans l’instant, pour reculer au niveau de celui du Mali 2 000 dollars ou du Congo, 4000, 20 fois moins. Mais, même dans cette situation extrême, il est permis de penser que la majorité des populations immigrées préfèreraient quand même rester sur place, ne serait-ce que pour s’épargner le coût du retour, sans aide cette fois, sachant qu’elles ne trouveraient guère mieux ailleurs

Il ressort de tout ceci que le retour au pays des immigrés installés chez nous ne serait possible que par la contrainte. Ce qui est naturellement inconcevable. Sans compter que beaucoup n’ont pas, ou plus de « chez eux », car nés sur notre sol ou bénéficiant de la nationalité française. Dont acte.
En fait, l’objectif à atteindre n’est nullement de renvoyer chez eux 7 à 8 millions de personnes en Turquie, en Afrique noire, au Maghreb ou ailleurs, mais simplement de ramener les flux migratoires à un niveau acceptable qui permette la survie démographique de notre pays pour le restant de ce siècle. Comment réduire ce torrent furieux à un mince filet d’eau ? Car ramener les flux migratoires annuels, aujourd’hui 250 000 environ avec l’immigration clandestine, à 50 000 personnes , serait déjà un beau succès. Il faudrait pour cela réduire l’immigration légale annuelle de 150 000 personnes et, de surcroît, viser à une immigration clandestine zéro. On en est loin.
Il faut donc saisir le problème à sa source, aux frontières ou même avant le passage de la frontière. Car tout immigré, clandestin ou non, qui franchit nos frontières, légalement ou non, a 99 % chances sur cent de rester en France. Autant le savoir.

III Réduire les flux migratoires à niveau raisonnable

Un préalable à cela est de récuser certaines dispositions paralysantes des traités européens , et notamment celles concernant l’espace de Schengen, et écarter les diktats du Conseil Constitutionnel par un référendum ou en réunissant le Congrès. Ce sont autant de toiles d’araignée où toute proposition radicale, et donc efficace, s’englue irrémédiablement.

A. L’immigration légale

Prenons les chiffres de 2009, soit 225 440 titres de séjour délivrés sur les bases suivantes :
– 47 000 demandes d’asile (dont environ 10 000 agrées, le solde s’évanouissant instantanément dans la nature)
– immigration professionnelle : 31 500 personnes
– immigration familiale : 81 100 personnes
– étudiants : 65 840 personnes
Total : 225 440 personnes, chiffre auquel il faut ajouter 30 000 à 50 000 immigrants illégaux. On notera simplement qu’à Mayotte, 25 % des enfants scolarisés ont au moins un des parents nés à l’étranger hors Union européenne.
Il faut aborder ici le problème catégorie par catégorie et adopter des dispositions appropriées au cas par cas afin d’atteindre l’objectif d’une immigration comprise dans une fourchette allant de 10 000 à 50 000 personnes par an. Pour faire simple, il serait souhaitable de fixer un « plafond » ou un « quota » d’environ 10 000 personnes autorisées à immigrer en France pour chacune des quatre principales catégories dénombrées ci-dessus, à savoir droit d’asile, regroupement familial, étudiants et immigration professionnelle.
A cette fin, les dispositions suivantes, à condition d’être appliquées avec détermination, devrait permettre d’y parvenir.

Les principes

-Refuser absolument l’immigration non qualifiée porteuse de droits sociaux et de problèmes inextricables (regroupement familial et droit d’asile essentiellement). -Accepter sous conditions strictes une certaine immigration qualifiée.
-Exiger de l’INSEE (ou mieux, d’une nouvelle institution à créer), des données claires, précises et immédiates.
-Revoir le droit du sol, le jus solis, et réserver la nationalité de droit aux seuls enfants nés de parents français. Renforcer davantage les critères exigés pour la naturalisation, notamment par mariage (grave problème des « mariages blancs de complaisance).

Les mesures (voir le détail en annexe I)

B. L’immigration illégale.

Rappelons que cette immigration atteint un niveau considérable, bien qu’impossible à déterminer avec précision. Il est cependant estimé qu’elle se situerait dans une fourchette comprise entre 350 000 et 750 000 personnes, soit une estimation moyenne de 550 000 personnes. Sur cette base, on est en droit de considérer qu’il rentre, bon an mal an, environ 30 000 à 50 000 immigrés clandestins sur le territoire français.
Les mesures préconisées aux frontières ne peuvent évidemment être mises en œuvre pour lutter contre l’immigration illégale puisque, par définition, ces immigrés s’efforcent de se soustraire à tout contrôle légal. C’est donc sur le territoire national qu’il faudra agir.
Ici, la seule solution, outre les fameuses reconduites à la frontière, est d’amener les immigrés clandestins à rentrer volontairement chez eux par un certain nombre dispositions contraignantes comme le proposent certains groupes de pression opposés à l’immigration aux Etats-Unis, lesquels connaissent exactement les mêmes problèmes que la France.
Ces propositions sont l’obligation pour tout employeur de vérifier, sous sa responsabilité, le statut légal de ses employés ; l’impossibilité d’ouvrir un compte bancaire ou de disposer d’un document légal quelconque, carte de crédit ou permis de conduire ; la suppression de toute aide de l’Etat ,même pour des raisons médicales ; la saisine de tout avoir possédé par un immigrant illégal reconduit à la frontière ; mesures dûment complétées par des contrôles d’identité fréquents ;l’impossibilité de scolariser les enfants nés de parents non régularisés ; la révocation de l’acquisition automatique de la nationalité pour les enfants des migrants illégaux nés sur le sol américain, les immigrés en situation illégale sachant pertinemment que le mariage ou la naissance d’enfants rend pratiquement impossible leur reconduite à la frontière.
A cet égard, on notera que dans l’Etat de Alabama, à la suite d’une récente décision judiciaire, la police procède désormais à des contrôles d’identité à tout instant sur la voie publique, ce qui a provoqué instantanément une fuite éperdue des immigrés clandestins vers les Etats voisins, plus conciliants.
Bien sûr, de telles mesures évoquent de bien fâcheux souvenirs. Si bien que, comme indiqué plus haut, la meilleure façon de s’y prendre, si l’on veut vraiment le faire, est d’ empêcher les candidats à l’immigration de pénétrer sur le territoire national pour s’y installer.

*****

Tout cela est bel et bon, à condition d’être mis en œuvre par un gouvernement énergique. Au surplus, il faut que l‘opinion publique ne soit pas en désaccord avec cette politique, laquelle doit nécessairement s’inscrire dans un cadre légal scrupuleux. Il faudrait donc au préalable que la volonté nationale se soit clairement exprimée sur ce sujet au moyen d’un référendum, comme cela a été le cas pour la Corse.
Or, pour l’heure présente, la volonté politique fait clairement défaut, quelles que soient les rodomontades du ministère de l’Intérieur en matière de reconduites à la frontière. En fait, depuis 5 ans, sinon davantage, le gouvernent a bel et bien fait l’impasse sur l’immigration. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, comme le montrent aussi un certain nombre de signes non équivoques :
– le refus de publier des statistiques ethniques, toujours évoquées, jamais produites
– le fait que les équipes immigrationnistes de l’INSEE et de l’INED, mises en place par les socialistes, ont été pieusement reconduites
– le gouvernement se vante de reconduire 15 00 à 20 000 clandestins par an , au moment même où il introduit dans le périmètre juridique français, avec la départementalisation de Mayotte, 200 000 personnes en majorité musulmanes et dont beaucoup de ménages polygames. Ce qui équivaut à une immigration de 200 000 personnes, en bloc (mais cela fait sans doute une poignée de voix supplémentaires pour les prochaines élections présidentielles).
– cerise sur le gâteau, ce même gouvernement va en Libye faire sauter un des derniers verrous à l’immigration africaine.
Il en ressort que nos gouvernements n’ont jamais traité l’immigration comme une priorité nationale mais comme une simple donnée d’une politique électoraliste destinée à apaiser les sursauts, vite éteints, de l’opinion publique. En fait, les équipes au pouvoir se soucient fort peu du sort de la France, et des Français, menacés de s’acheminer en cette fin de siècle, au mieux, vers le sort de Cuba, au pire, celui du Kosovo ou du Liban. Il y a chez elles une sorte de volonté suicidaire, qui se retrouve malheureusement chez beaucoup de nos compatriotes, lesquels s’imaginent naïvement qu’il suffit de fermer les yeux et que tous les problèmes vont s’arranger d’eux-mêmes.

Comme sur le Titanic, où l’on dansait avant le choc contre l’iceberg.

Annexe

Mesures proposées pour ramener l’immigration légale dans une fourchette allant de 10 000 à 50 000 personnes (délivrance de titres de séjour)

Prenons les chiffres de 2009, soit 225 440 titres de séjour délivrés sur les bases suivantes :
– 47 000 demandes d’asile (dont environ 10 000 agrées, le solde s’évanouissant instantanément dans la nature)
– immigration professionnelle : 31 500 personnes
– immigration familiale : 81 100 personnes

Total : 225 440 personnes, chiffre auquel il faut ajouter 30 000 à 50 000 immigrants illégaux. On notera simplement qu’à Mayotte, 25 % des enfants scolarisés ont au moins un des parents nés à l’étranger hors Union européenne.

Il faut aborder ici le problème catégorie par catégorie et adopter des dispositions appropriées au cas par cas afin d’atteindre un objectif inférieur à 50 000 personnes par an.
Pour faire simple, il serait souhaitable de fixer un « plafond » ou un « quota » d’environ 10 000 personnes autorisées à immigrer en France pour chacune des quatre principales catégories dénombrées ci-dessus, à savoir droit d’asile, regroupement familial, étudiants et immigration professionnelle.
A cette fin, les dispositions suivantes, à condition d’être appliquées avec détermination, devraient permettre d’y parvenir.

I Les principes

– Refuser absolument l’immigration non qualifiée porteuse de droits sociaux et de problèmes inextricables (regroupement familial et droit d’asile essentiellement).
– Accepter, sous conditions strictes, une certaine immigration qualifiée ( soit quelques dizaines ou centaines de cas par an tout au plus).
– Exiger de l’INSEE (ou mieux, d’une nouvelle institution à créer), des données claires, objectives et immédiates.
– Revoir le droit du sol, le jus solis, et réserver la nationalité de droit aux seuls enfants nés de parents français. Renforcer davantage les critères exigés pour la naturalisation, notamment par mariage (grave problème des « mariages blancs de complaisance »).

II Les mesures

A. Regroupement nuptial et familial

C’est, de loin, la mesure prioritaire : il est proposé de suspendre ce droit pour 5 ans. Cette disposition s’appuierait sur un motif humanitaire bien réel, le fait que, devant les carences de l’éducation nationale et la pénurie de logements sociaux, le gouvernement doit se donner du temps pour mieux accueillir les nouveaux arrivants, sous peine de les marginaliser et de les condamner à la précarité.
Reste le cas des bi-nationaux, soit autour de 50 000 personnes qui, s’agissant de mariage arrangés, vont chercher époux ou épouse « au bled ». Dans de telles situations, le regroupement familial devra prendre place dans le pays d’origine et non en France.
Pour les autres cas (mariage entre Français de nationalités), soit environ 30 000 cas, le mariage, pour être reconnu en France, devra être assorti de conditions suffisamment rigoureuses (durée de vie en commun, ressources du nouveau ménage, connaissance de la langue française et niveau des études) pour dissuader les candidats de trouver dans le sacrement du mariage un moyen commode de tourner les lois sur l’immigration,

B. Demandes d’asile

La quasi-totalité de ces demandes sont injustifiées (surtout après l’épanouissement du « printemps arabe » et la restauration de la démocratie en Afrique) et servent seulement de prétexte à l’entrée sur le territoire français. Il faut donc que les demandeurs ne puissent pas franchir la frontière (car après, c’est bien trop tard). Les demandes d’asile doivent donc :
a) être traitées dans un délai très court, par exemple une semaine, et selon des critères très stricts, définis à l’avance par l’autorité administrative
b) – être examinées sur place, c’est à dire à l’étranger (dans les consulats)
– ou dans des espaces spécialement aménagés aux frontières mêmes, les demandeurs non acceptés étant instantanément rapatriés à leur point de départ. Cela coûtera infiniment moins cher que les interminables procédures actuelles

C. Etudiants étrangers

Dans l’état actuel des choses, les étudiants étrangers considèrent que la possibilité de poursuivre des études en France constitue ipso facto un droit à l’immigration et à leur l’installation sur le territoire par le mariage ou un contrat de travail alors qu’il ne s’agit que d’une forme de l’aide au développement du Tiers monde. Or les étudiants formés en France doivent impérativement retourner chez eux pour contribuer au développement de leur pays d’origine.

Deux cas de figure se présentent ici :

1° l’acceptation de tout étudiant étranger au stade de son inscription à l’université est subordonnée
a) –à une épreuve de sélection destinée à prouver une maîtrise suffisante dans la matière choisie (niveau Master1)
b) –le paiement de frais d’inscription suffisamment élevés pour défrayer l’ Etat français du coût des études
c) la signature d’un contrat impératif de retour dans son pays d’origine dès la fin de ses études, étant précisé que la durée de son cursus doit être impérativement respectée ( afin d’éviter les « perpétuels » étudiants qui font une licence en 10 ans et un doctorat en 20 ans) sous peine de résiliation du contrat et d’obligation de départ. Le respect des dispositions du contrat, en cours ou à son expiration, sera soumis à un contrôle administratif et judiciaire
d) Il est précisé que l’étudiant ainsi accepté sera dans l’impossibilité d’obtenir une carte de résident, ou un permis de travail ou ni de se marier en cours d’études (afin d’obtenir la nationalité française).

2° Autre possibilité: Les universités se délocalisent et forment désormais les étudiants étrangers…à l’étranger. Ils ne pénètrent pas sur le territoire national où ils ont trop tendance à s’incruster. Les universités se filialisent et envoient sur place à l’étranger leurs professeurs français ( détachés ou mis en disponibilité).

D. Mesures annexes essentielles

a) Prise en compte des enfants mineurs dans les statistiques qui, du fait de cette omission, sont grossièrement sous estimées ( au moins à hauteur de 10 à 20 %. Or, dix ans plus tard, un enfant est devenu un homme.
b) Enlever à l’INSEE la responsabilité de publier les statistiques relatives à l’immigration. Ce travail sera confié à une nouvelle institution à créer sur des bases entièrement renouvelées, tant au plan des méthodes que les hommes.
c) Multiplier les contrôles d’identité dans les lieux publics ( la rue, les gares, le métro etc.) A l’heure actuelle, les clandestins déambulent sur le territoire en toute impunité.
d) Suppression de toute prestation, quelle qu’en soit la nature, pour les « sans papiers », notamment l’aide médicale gratuite. Celle-ci profite essentiellement aux clandestins (800 millions d’euros par an environ). Elle sera remplacée par des « tickets de santé » individualisés qui permettront d’identifier et de dénombrer les bénéficiaires (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui où l’anonymat est de règle). Les enfants des « sans papiers » ne seront pas pris en charge par le système scolaire ordinaire mais bénéficieront d’une formation spécifique dans des établissements spécialisés (dans l’attente d’un rapatriement éventuel).
e) Affecter les clandestins internés à des tâches d’intérêt général dans l’attente d’une reconduite à la frontière rapide.
f) Les « sans papiers » doivent être expulsés sans délais par voie administrative (et non judiciaire). Ceux qui auront détruits leurs documents (procédé désormais classique) seront dotés d’autorité à bref délai d’une identité administrative provisoire, en accord avec un ou plusieurs pays d’accueil avec lesquels des accords ont été conclus (elles sont fournies aujourd’hui jusqu’à 3 ans de retard ).

3 réflexions au sujet de « Inverser les flux migratoires ? »

  1. Je ne vous connaissais pas et je vous découvre: que du bonheur, de la joie et de la bonne humeur… je ne suis pas déçue !
    Vous écrivez ce que j’ai déjà écrit en 2008 !
    Au plaisir de vous lire, de vous entendre et de vous rencontrer.
    Bien sincèrement
    Muriel.
    P.S: pour coordonnées directes, merci de m’adresser un courriel.

  2. Si l’on pouvait déjà se débarrasser de Mayotte, départementalisée sans l’avis du peuple français, un grand pas serait fait!

    Ce serait tout bénef puisque Mayotte est inscrite par l’ONU dans la liste des pays qui doivent obtenir leur indépendance!

  3. Merci pour votre article.
    Il faut aussi mettre en place toute une politique de différentiation entre le statut des étrangers et des français. Je pense à des impôts plus élevés pour les étrangers, à des prélèvement sociaux plus élevés, à des peines pour délinquances plus élevés, à l’impossibilité de transmettre son patrimoine à ses enfants…
    Au lieu d’une politique d’aide à l’immigration, il faut mettre en place une politique de dissuasion financière. Un clandestin doit alourdir la charge des prélèvements sociaux des étrangers d’autant. La régularisation du flux migratoire sera géré ipso-facto par les étrangers eux-même entre eux. Au lieu de faire venir en France leur famille, ils les en dissuaderont, parce que cela représentera un cout pour eux directement.
    Cela peut paraitre injuste à des âmes socialisantes, mais ce n’est que justice du fait du coût de l’immigration.
    L’objectif est de rendre non-rentable de venir en France ou de se marier avec un étranger.

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